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La FAO a intensifié la campagne antiacridienne en Afrique de l'Ouest
Augmentation de l'aide internationale mais il faudrait plus de pesticides et d'aéronefs
1er octobre 2004, Rome- Les opérations de lutte contre le criquet pèlerin se sont intensifiées en Afrique de l'Ouest, mais les pays affectés continuent de pâtir d'un manque de pesticides et d'aéronefs, indique aujourd'hui la FAO.

Les contributions des bailleurs de fonds ont augmenté de manière significative depuis que le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a invité ces derniers, il y a deux semaines, à répondre urgemment à l'appel de la FAO.

L'Organisation dispose à présent de 14,7 millions de dollars en liquide, auxquels il faut ajouter des engagements s'élevant à 40 millions de dollars. En outre, on attend confirmation pour environ 12 millions de dollars promis par les bailleurs de fonds. La FAO a fourni environ 6 millions de dollars sur ses propres ressources.

"Ces fonds, parallèlement aux efforts déployés par les pays affectés, permettront de renforcer la lutte antiacridienne, mais une aide supplémentaire est requise d'urgence pour protéger les récoltes et les pâturages et étendre les activités de lutte, notamment des avions pour le transport des pesticides et les traitements aériens ainsi que des hélicoptères", souligne Clive Elliott, Responsable du groupe acridien de la FAO.

Infestations

Selon les estimations, trois à quatre millions d'hectares sont actuellement infestés par le criquet pèlerin en Afrique de l'Ouest. Jusqu'à présent, près de 500 000 hectares ont été traités cet été dans la région.

Outre la Mauritanie (environ 1,6 millions d'hectares infestés), le Mali, le Niger et le Sénégal sont, à l'heure actuelle, les pays les plus touchés par la recrudescence acridienne.

Au cours de la semaine dernière, plusieurs essaims se sont déplacés vers le Nord-Ouest de la Mauritanie. Un des essaims mesurait 70 kilomètres de long! Les criquets pèlerins se sont également déplacés vers la pointe Sud de l'Ouest du Sahara.

Environ dix essaims ont atteint cinq des îles du Cap Vert. Cela indique que les essaims commencent à sortir des zones du Sahel où la végétation est en cours de desséchement pour se diriger vers le Nord-Ouest de l'Afrique.

Bandes larvaires et essaims continuent de se développer et de se former dans le Sud de la Mauritanie, le Nord du Sénégal, le Mali et le Niger. Des infestations moins importantes de bandes larvaires sont présentes dans le Nord du Burkina Faso ainsi que dans le centre et l'Est du Tchad.

De nouveaux essaims devraient se former dans ces pays au cours des prochains jours. Des dégâts localisés très importants aux récoltes ont été signalés dans les pays affectés.

Opérations de lutte

La FAO fournit son assistance à l'Algérie, au Burkina Faso, au Cap Vert, à l'Erythrée, à la Gambie, au Mali, à la Mauritanie, au Maroc, au Niger, au Sénégal, au Soudan au Tchad et au Yémen. Chacun des pays affectés a largement contribué à la campagne antiacridienne.

Deux avions ont été loués pour les traitements aériens en Mauritanie et deux autres au Mali. Des aéronefs supplémentaires (avions et hélicoptères pour la prospection et les traitements)seront bientôt fournis à la Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Tchad.

Des fonds ont été également fournis aux pays concernés pour l'achat d'équipements de communication, de systèmes de positionnement (GPS), de vêtements de protection et de véhicules.

Les équipes nationales de lutte antiacridienne et de protection des plantes suivent de près les opérations de lutte tout en évaluant l'impact de la campagne sur les populations et sur l'environnement.

La FAO a dépêché des experts internationaux au Tchad, au Mali, en Mauritanie, au Maroc, au Niger et au Sénégal pour épauler les équipes nationales.

Grâce à deux avions de transport français, un avion prêté par le Programme alimentaire mondial (PAM) - opération financée par l'Italie - et un troisième avion de ligne commercial, la FAO a réussi à transporter, en trois jours, quelque 119 000 litres de pesticides de l'Algérie et du Maroc vers la Mauritanie et le Sénégal.

En ce qui concerne les pesticides, la FAO achète des produits qui sont homologués dans les pays concernés. Pour éviter l'accumulation de stocks de pesticides périmés, les achats s'effectuent en quantités limitées et ce, en fonction des besoins. Les fûts de pesticides sont détruits à l'aide de broyeurs fournis aux pays concernés.

Des essais sur deux biopesticides seront menés à grande échelle en ce mois d'octobre en Mauritanie. Si les résultats s'avèrent probants et confirment l'efficacité que ces mêmes produits ont démontrée lors de tests à petite échelle, ils seront utilisés dans les prochaines campagnes de lutte antiacridienne.

Les bailleurs de fonds ayant déjà remis des contributions à la FAO sont: le Canada, les Etats-Unis, le Royaume Uni, les Pays-Bas, la Norvège, la France, l'Italie et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Contact:
Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 570 53105

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FAO/G. Diana

Un essaim de criquets pèlerins.

FAO/G. Diana

Un agriculteur contemple les dégâts occasionnés par les acridiens.

FAO/G. Diana

Un criquet pèlerin adulte ne pèse pas lourd, mais il mange son poids tous les jours...

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1er octobre 2004 - Les opérations de lutte contre le criquet pèlerin se sont intensifiées en Afrique de l'Ouest, mais les pays affectés continuent de pâtir d'un manque de pesticides et d'aéronefs.
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