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Grippe aviaire: des actions décisives sont nécessaires
Coût élevé de la campagne de lutte
7 novembre 2005, Genève/Rome – Alors que le monde prend des mesures de prudence en prévision d’une éventuelle pandémie d’influenza humaine, “des actions plus énergiques doivent être prises à la fois par les pays affectés, la société civile, le secteur privé et la communauté internationale pour stopper la grippe aviaire chez les animaux”, a souligné, aujourd’hui, M. Samuel Jutzi, Directeur de la Division production et santé animales de la FAO, à l’ouverture de la conférence internationale sur la grippe aviaire, à Genève.

“Pour arrêter la progression de cette maladie dangereuse et dévastatrice, il faut un engagement politique extraordinaire, des investissements substantiels, une coopération internationale concertée et des actions énergiques au niveau des pays”, a ajouté M. Jutzi.

“Nous disposons encore d’une chance pour stopper la maladie chez les animaux. Le virus n’a pas encore varié ou muté. Aussi convient-il d’agir immédiatement. Il n’y a pas de temps à perdre!”

La circulation du virus H5N1 au sein des populations de volailles domestiques est au cœur du problème. “Le contrôle du virus chez les animaux est le seul moyen d’influer sur une possible transformation qui entraînerait la transmission de la maladie d’homme à homme”, a encore dit l’expert de la FAO.

Plus de 300 personnes – experts en santé animale et humaine, décideurs politiques, économistes, représentants de l’industrie pharmaceutique – participent à la conférence de Genève pour convenir d’une stratégie susceptible d’éliminer le virus chez les animaux et se préparer à contrer une éventuelle pandémie d’influenza humaine.

Les pertes au plan économique

Depuis 1996, la propagation de la grippe aviaire a été dévastatrice pour beaucoup de pays asiatiques où plus de 150 millions de poulets et canards ont été emportés par la maladie ou abattus. L’impact économique est estimé à plus de 10 milliards de dollars dans les pays affectés.

En Asie du Sud-Est, selon les estimations de 2004, l’impact d’une seule flambée d’envergure se serait traduit par des pertes ayant atteint jusqu’à 1,5 pour cent du PIB, a indiqué M.  Jutzi. L’épizootie a mis à rude épreuve les moyens d’existence de quelque 200 millions de paysans pauvres.

Toujours à propos de l’Asie, il convient de noter que la concentration de plus d’un milliard de canards et d’oies – la plupart élevés à l’air libre – a laissé le champ libre à une myriade de virus de l’influenza aviaire présents dans les marécages.

Investissements

Un programme d’investissements mondial est nécessaire pour contrer ou stopper la circulation du virus chez les animaux et réduire ainsi les possibilités de son éventuelle transmission à l’homme, a fait observer M. Jutzi. “On a trop mis l’accent sur l’approvisionnement en antiviraux alors que la vraie bataille – la lutte contre la grippe aviaire chez les animaux – manque de financements appropriés. Cela est inacceptable."

Pour combattre la grippe aviaire, les pays devraient renforcer leurs services vétérinaires et améliorer les capacités locales au niveau des fermes et des marchés. Des pratiques, comme le confinement des volailles, les mesures d’hygiène, la vaccination, la surveillance rapprochée et l’abattage rapide, ont prouvé leur efficacité lors des campagnes de lutte, a indiqué l’expert en santé animale.

Au cours de la conférence de Genève, la FAO a souligné l’importance de la diffusion, en temps opportun, de rapports sur les foyers de la maladie et l’échange des informations épidémiologiques et des échantillons du virus.

“Cela est crucial pour analyser les caractéristiques du virus en vue de le contrer et d’empêcher sa transmission à l’homme. La FAO et l’Organisation mondiale pour la santé animale (OIE) ont, à maintes reprises, exhorté les gouvernements à améliorer l’échange des différentes souches du virus entre les communautés scientifiques vétérinaires et de santé humaine”, a noté M. Jutzi.

Contact:
Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 570 53105
(+39) 348 25 23 616

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FAO/H.D. Nam

Pour combattre la grippe aviaire, les pays devraient renforcer leurs services vétérinaires

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Coût élevé de la campagne de lutte
7 novembre 2005 - Des actions plus énergiques doivent être prises à la fois par les pays affectés, la société civile, le secteur privé et la communauté internationale pour stopper la grippe aviaire chez les animaux.
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