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Autres conclusions du SOFIA
Transformation du paysage de l'emploi dans les pêches

Le nombre de personnes gagnant leur vie grâce à un emploi direct dans les pêches et l'aquaculture est en augmentation (environ 38 millions en 2002), indique le SOFIA. Mais en englobant l'activité économique indirecte de la production halieutique, les estimations de la FAO font état d'environ 200 millions de personnes dans le monde.

Même si les rangs des pêcheurs et des aquaculteurs ont grossi de 2,6 pour cent/an ces dernières années, l'emploi dans les pêches de capture stagne dans les principales nations de pêche et les offres d'emplois viennent pour la plupart du secteur de l'aquaculture.

Dans les 15 pays d'origine de l'Union européenne (EU-15), le nombre de pêcheurs a diminué récemment de 2 pour cent/an. En Norvège, il a chuté de 5 pour cent entre 2001 et 2002 et de 20 pour cent entre 1997 et 2002.

Nouveaux enjeux d'aménagement

Les nouvelles pratiques de pêche posent de nouveaux problèmes d'aménagement. Citons notamment l'aquaculture fondée sur les captures, une méthode de capture des juvéniles à l'état sauvage que l'on transfère dans des enclos pour les engraisser à l'aide de techniques aquicoles.

Ces dernières années, la part de l'aquaculture fondée sur les captures dans la production aquacole totale était d'environ 20 pour cent du total du secteur en poids. Ceci est imputable en grande partie à l'ostréiculture et à la mytiliculture, mais l'exploitation d'espèces piscicoles comme le thon rouge est de plus en plus diffuse.

Ce qui est particulièrement inquiétant, selon la FAO, ce sont les impacts sur les stocks sauvages de poisson immature utilisés comme "semences" dans les opérations d'aquaculture de ce type. D'où la nécessité d'abandonner le poisson cru pour l'alimentation des poissons au profit d'aliments manufacturés.

Pour la pêche en eaux profondes, un nouveau secteur désormais accessible grâce aux récents progrès technologiques, le SOFIA met en garde sur nos connaissances insuffisantes en matière de biologie des populations des stocks d'eau profonde et les impacts de la pêche sur les habitats benthiques, ce qui ne facilite pas un aménagement responsable.

Stabilisation de la taille de la flotte de pêche mondiale

La capacité mondiale de pêche - mesurée en nombre de navires, taille et capacité de captures - a commencé à se stabiliser, bien qu'il existe encore une surcapacité dans un grand nombre de pêcheries, phénomène ayant des répercussions négatives sur l'abondance de certains stocks ichtyques commerciaux.

Toutefois, la taille des flottes de certaines grandes nations de pêche diminue. L'effet a été le plus marqué dans les 15 pays de l'UE dont la flotte de pêche totale a reculé, passant de 96 000 navires en 2000 à 88 701 en 2003.

En 2003, la Fédération de Russie avait la plus grande capacité de flotte en tonnes brutes (24 pour cent du tonnage total de la flotte mondiale de pêche), suivie du Japon et des Etats-Unis (7 % chacun), de l'Espagne (6 %), de la Norvège (3,5 %) et de l'Ukraine (3 %). Deux pays aux pavillons de complaisance - Panama et Belize - représentaient 6 pour cent, tandis que les navires battant un pavillon inconnu constituaient 4,4 pour cent du total.

Le poisson, importante denrée d'échange

En 2002, la valeur d'exportation du commerce international en poisson et produits de la pêche s'est élevé à 58,2 milliards de dollars, soit une progression de 5 pour cent par rapport à 2000 et de 45 pour cent par rapport à 1992.

Dans l'ensemble, environ 38 pour cent de tout le poisson produit en 2002 a fait l'objet d'échanges internationaux, la part des pays en développement dans les exportations halieutiques contribuant pour 55 pour cent (en quantité).

Pour de nombreux pays, et en particulier pour les nations en développement, le commerce du poisson représente une source primordiale de recettes en devises, outre le rôle prépondérant du secteur à la création de revenus, à l'emploi et à la sécurité alimentaire.

Dans certains cas, les exportations halieutiques sont cruciales pour l'économie. Par exemple, en 2002 elles ont représenté plus de la moitié de la valeur totale des exportations pour le Groenland, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Maldives, les îles Féroe, l'Islande et les États fédérés de Micronésie.

Les recettes nettes de devises étrangères des pays en développement grâce au commerce du poisson sont passées de 1992 à 2002, de 12 à 17 milliards de dollars - soit plus que l'ensemble de leurs exportations de thé, de riz et de café.

Le commerce du poisson est en grande partie guidé par la demande dans les pays industrialisés. Celle-ci a représenté environ 82 pour cent de la valeur totale des importations de produits de la pêche en 2002.

Suite du dossier…

L'appauvrissement des stocks de poisson requiert de sérieux efforts

Autres conclusions du SOFIA

Crédit: U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration

Banc de maquereaux. La production halieutique mondiale a atteint un nouveau record de 133 millions de tonnes en 2002

FAO/20326/J. Spaull

Pour de nombreux pays, et en particulier pour les nations en développement, le commerce de poisson représente une source considérable de recettes en devises, outre le rôle prépondérant du secteur à la création de revenus, à l'emploi et à la sécurité alimentaire

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