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Vendre des produits forestiers pour améliorer ses moyens d'existence
Des villageois gambiens apprennent à améliorer production et commercialisation
7 septembre 2005, Rome - Les communautés pauvres de Gambie ont désormais des revenus réguliers grâce à la vente de produits forestiers et à un programme de la FAO qui les aide à créer des débouchés pour les produits locaux.

Dans une zone pilote de 26 villages extrêmement pauvres, les habitants ont pris conscience de la valeur potentielle des produits forestiers et de la façon d'en tirer des avantages commerciaux.

Les villageois intéressés à la commercialisation des produits forestiers ont monté leur propre affaire et se sont organisés en associations de producteurs pour vendre du miel, des grumes, du bois de feu, de l'acajou, de l'artisanat et de l'huile de palme sur les marchés voisins. Les pépinières et l'écotourisme leur fournissent aussi des recettes supplémentaires.

"Avant le démarrage du projet, les villageois ne connaissaient pas les débouchés commerciaux des produits d'artisanat faits à partir de feuilles de palmier de Rhun. Maintenant, ils vendent des chaises, des tables, des abat-jour, des paniers et des lits faits avec ces feuilles", explique Sophie Grouwels, expert en foresterie communautaire de la FAO.

La FAO et la foresterie communautaire

En Gambie, les forêts se détérioraient à un rythme alarmant, en partie à cause de la gestion contrôlée par l'État qui ignorait la population locale. Aussi, dans les années 90, le gouvernement gambien a-t-il introduit la foresterie communautaire, transférant la propriété des forêts aux collectivités afin d'en améliorer la gestion.

Mais cette initiative n'a pas fourni aux communautés suffisamment d'incitations pour conserver les forêts, du moins jusqu'à l'institution du programme de la FAO.

"Auparavant, quand les gens du village voyaient des feux de brousse, ils ne protégeaient que leur village mais ne se préoccupaient pas de la forêt qui brûlait. Nous pensions que cela n'avait pas d'importance car, quoi qu'il arrive, le gouvernement se saisirait de tout ce qu'il pourrait y trouver. Maintenant, nous voyons les choses différemment. Si nous apercevons un incendie à cinq kilomètres, nous nous rendons immédiatement sur place pour voir ce qui se passe; nous ne laissons pas nos forêts disparaître", déclare Modu Jarju, un habitant d'un de ces villages.

"Les gens qui se désintéressaient de la gestion des forêts ou qui les exploitaient veulent désormais en gérer davantage pour pouvoir gagner plus d'argent", souligne Mme Grouwels.

Les communautés qui vendaient un camion plein de bois de feu pour quelque 50 dollars avant de participer au projet de la FAO se sont organisées en fédération de producteurs et vendent désormais la même quantité à environ 700 dollars.

"Vu le succès de ce projet, la FAO espère que sa méthodologie sera appliquée à d'autres zones de la Gambie et étendue à d'autres pays", ajoute Mme Grouwels.

Le projet est financé par le Gouvernement norvégien.

Contact:
Maria Kruse
Relations médias, FAO
maria.kruse@fao.org
(+39) 06 570 56524
(+39) 34 814 16590

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Photo FAO

Les villageois gambiens ont pris conscience de la valeur des produits forestiers

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