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Stimuler la croissance économique en investissant dans l'agriculture
La Plateforme mondiale des donateurs oeuvre à conforter le rôle clé de l'agriculture dans la lutte contre la faim
20 septembre 2005, Rome -- Michael Wales, Conseiller principal du Centre d'investissement de la FAO, explique pourquoi les investissements dans les zones rurales sont la clé de la lutte contre la pauvreté et parle d'une initiative qui vise à mettre l'agriculture aux avant-postes de la lutte contre la pauvreté.

La FAO continue à marteler le message qu'il faut canaliser plus de fonds vers l'agriculture et le développement rural pour atteindre le premier Objectif du Millénaire pour le développement: réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de la population qui vit dans l'extrême pauvreté et souffre de la faim. Pourquoi la focalisation sur les zones rurales est-elle tellement importante?

A l'échelon mondial, environ 75 pour cent des pauvres vivent dans les zones rurales. S'attaquer à la pauvreté signifie donc s'attaquer aux problèmes auxquels se heurtent les populations rurales pauvres. L'ironie du sort veut que la majorité des personnes touchées sont des exploitants agricoles ou des gens qui tirent leurs revenus d'activités agricoles et qui ne produisent ou ne gagnent pas assez pour satisfaire leurs besoins fondamentaux.

La croissance est cruciale pour réduire la pauvreté et la croissance demande des investissements, notamment dans l'agriculture.

Quelles sont, le cas échéant, les mesures concrètes prises par la communauté internationale dans ce domaine?

La Plateforme mondiale des donateurs pour le développement rural est une initiative qui traite de cette question. Créée il y a quelque trois ans, elle rassemble des organisations donatrices, et notamment les services des organisations donatrices qui s'occupent de l'agriculture et du développement rural, pour lancer des activités qui sensibilisent la communauté du développement au rôle crucial joué par l'agriculture dans l'élimination de la pauvreté.

La plupart des principales institutions financières internationales et des agences de développement bilatérales en sont membres.

Quels sont les objectifs de la Plateforme?

Son principal objectif est de réduire la pauvreté et de promouvoir la croissance économique dans les zones rurales des pays en développement en améliorant la coordination entre les bailleurs de fonds et en harmonisant leurs approches et leurs procédures.

Il s'inscrit donc dans la ligne de la tendance à l'harmonisation des procédures des bailleurs de fonds qui s'est manifestée en mars dans la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide: à cette occasion, plus d'une centaine de pays donateurs et en développement se sont mis d'accord sur 50 engagements destinés à améliorer l'impact de l'aide sur la réduction de la pauvreté et de l'inégalité.

La Plateforme considère que son rôle est d'identifier de quelle manière cela se rapporte spécifiquement au secteur agricole, en quoi est-il différent et distinct des autres et comment traduire les principes d'harmonisation et d'alignement des donateurs en actions concrètes au niveau des pays.

Qu'a-t-il été fait jusqu'à présent?

Quatre pays pilotes (Burkina Faso, Cambodge, Nicaragua et Tanzanie) ont été choisis aux fins d'évaluer ce qui marche et ne marche pas, les circonstances qui encouragent ou entravent la coordination de donateurs dans la pratique, et comment la coordination au niveau mondial peut le mieux venir en aide aux pays, au niveau national. Il s'agit de promouvoir un programme et un cadre communs de soutien au niveau des pays pour éviter les doubles emplois et, au contraire, lancer des actions complémentaires entre les donateurs.

Les évaluations sont terminées et des propositions détaillées de soutien du processus d'harmonisation sont prêtes. A terme, la Plateforme espère que des procédures communes et des cadres convenus pourront être élaborés au niveau des pays pour les activités des bailleurs de fonds.

La Plateforme a également un rôle de porte parole. Par exemple, à la suite du récent Sommet des Nations Unies, ses 24 membres* ont publié une courte brochure soulignant l'importance cruciale de l'agriculture et du développement rural dans la réalisation du premier Objectif du Millénaire pour le développement.

Quel est le rôle de la FAO?

Dans la mesure où les donateurs et les institutions de financement privilégient le soutien budgétaire direct et se détournent des projets ou secteurs spécifiques, les ministères de l'agriculture doivent recevoir une aide pour élaborer des programmes et plaider la cause de l'ordre du jour de leur pays dans la lutte contre la pauvreté.

L'agriculture semble est le secteur le plus faible dans ce domaine et nous allons donc nous impliquer dans la formation et le renforcement des capacités pour qu'ils puissent préparer des plans d'investissement viables compatibles avec les objectifs de réduction de la pauvreté et les cadres de dépense à moyen terme.

La FAO co-préside la Plateforme mondiale des donateurs avec le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Dans le cadre d'un programme triennal pour la sécurité alimentaire financé par la Commission européenne à hauteur de 15 millions d'euros, un montant de 1,4 million d'euros a été affecté au Centre d'investissement de la FAO pour travailler avec la Plateforme. Nous jouons donc un grand rôle.

Les plaques tectoniques de l'aide au développement sont en mouvement et la Plateforme, sur la crête de la vague, essaie de déterminer ce que cela va vouloir dire pour l'agriculture.

La lutte contre la pauvreté n'est pas seulement une question de santé et d'éducation; il faut mettre l'accent sur la croissance, la création de richesse et les revenus. Il est possible de bâtir des écoles et des dispensaires mais sans croissance économique, il n'est pas possible d'acheter les médicaments ou de payer les enseignants. L'agriculture doit être au cœur de l'agenda en tant que moteur de la croissance dans la plupart des pays en développement.

*Membres de la Plateforme mondiale des donateurs pour le développement rural:
Agence allemande de coopération technique Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), Agence autrichienne de développement (ADA), Agence canadienne de développement international (ACDI), Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), Agence française de développement (AFD), Agence suédoise de coopération internationale au développement (Asdi), Banque allemande de développement KfW Entwicklungsbank (KfW), Banque asiatique de développement (BAsD), Banque interaméricaine de développement (BID), Banque mondiale (BIRD), Département du développement international du Royaume-Uni (DFID), Direction générale du développement de l'Union européenne (UE), Direction suisse du développement et de la coopération (DDC), Fonds international de développement agricole (FIDA), Ministère autrichien des affaires étrangères (MFA), Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), Ministère finlandais des affaires étrangères (MFAF), Ministère français des affaires étrangères (MAE), Ministère italien des finances et de l'économie (MFE), Ministère luxembourgeois des affaires étrangères (MAE LU), Ministère néerlandais des affaires étrangères (NMFA), Ministère norvégien des affaires étrangères, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).


Contact:

Teresa Buerkle
Relations médias, FAO
teresamarie.buerkle@fao.org
(+39) 06 570 56146
(+39) 348 14 16 671

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FAO/G. Diana

Michael Wales

FAO/16971/G. Bizzarri

En zone rurale, l'agriculture est la principale source d'emplois et de revenus

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