FAO :: Salle de presse :: Dernières nouvelles :: 2005 :: Rumeurs infondées s…
Rumeurs infondées sur le poisson rendu impropre à la consommation par le tsunami
Pas de risque accru de maladies liées aux produits de la mer
14 janvier 2005, Rome - Rien ne prouve que les maladies liées à la consommation des produits de la mer ont augmenté dans les pays d'Asie ravagés par le tsunami, selon une évaluation de la FAO.

Des rumeurs circulent en Asie du Sud-Est selon lesquelles il serait périlleux de consommer du poisson qui aurait été pêché à proximité des lieux sinistrés ou qui se serait nourri de cadavres des victimes du raz de marée, rumeurs que semblent conforter certains rapports faisant état d'une baisse de la consommation de poisson.

Selon la FAO, ces rumeurs sont infondées. "A la lumière des informations disponibles, aucune preuve, au plan épidémiologique ou autre, n'indique un risque accru de contracter des maladies liées à la consommation de poissons ou d'autres produits de la mer dans les régions sinistrées."

Cette évaluation se fonde sur des informations recueillies sur place par des experts de la FAO et de l'OMS.

Poisson et nutrition

Le poisson remplit un rôle nutritionnel important dans tous les pays touchés par le tsunami: la consommation annuelle moyenne de poisson par habitant y est parmi les plus élevées du monde.

Selon la FAO, éliminer le poisson du régime alimentaire aurait des effets négatifs tant sur les niveaux nutritionnels que sur la santé, notamment celle des survivants du tsunami déjà affaiblis par leurs blessures.

"Le meilleur conseil est d'éviter de consommer du poisson ou d'autres produits de la mer présentant des signes visibles de détérioration. Il convient surtout de bien nettoyer et cuire le poisson avant de le consommer", précise la FAO.

En Indonésie et au Sri Lanka, la consommation de poisson moyenne par habitant se situe autour de 21 kg/an, le poisson fournissant respectivement 58 pour cent et 52,3 pour cent de l'apport en protéines animales. Aux Maldives, la consommation est de 191,4 kg/an par habitant et l'apport en protéines animales atteint 81,4 pour cent.

Dans les zones côtières, la consommation de poisson est habituellement plus importante, probablement le double par rapport à la normale. Même en Inde, sur le littoral du Tamil Nadu, le poisson fournit entre 50 et 60 pour cent de l'apport total en protéines animales.

Les eaux usées

La FAO met toutefois en garde contre le risque croissant d'infection des lieux de pêche et des étangs piscicoles par les eaux usées, ce qui entraînerait des infections intestinales d'origine virale, bactérienne ou parasitaire.

En pareil cas, les personnes qui consommeraient du poisson cru ou peu cuit seraient particulièrement vulnérables. Mieux vaut consommer uniquement du poisson ne présentant aucun signe d'altération, le nettoyer méticuleusement et le soumettre à une bonne cuisson.

Les algues toxiques

Autre préoccupation sur laquelle s'est également penchée la FAO: une éventuelle augmentation des concentrations de biotoxines chez les poissons du fait du tsunami.

"Des événements de l'ampleur du tsunami peuvent entraîner une accélération de la multiplication des algues et, de ce fait, une accumulation de ciguatoxine chez certaines espèces de poissons à nageoires et une forte concentration de biotoxines chez les crustacés et mollusques bivalves", selon la FAO.

"Dans les cas extrêmes, des marées rouges ou des morts de poisson en masse signalent le danger et il convient alors de fermer les zones de pêche où des hécatombes de poissons se sont produites."

Toutefois, les conditions écologiques actuelles dans les régions affectées par le tsunami - saison pluvieuse humide et fraîche - ne sont pas susceptibles de favoriser une recrudescence des biotoxines.

Toujours selon la FAO est également improbable le risque de contamination du poisson par des métaux lourds ou d'autres matières portées par le tremblement de terre.

Contact:
George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168

Contact:

George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168

FAO/17273/K. Vijaykumar

Eliminer le poisson du régime alimentaire serait une erreur dans les pays ravagés par le tsunami

Documents

La contribution du poisson à la nutrition dans la zone tsunami (pdf/ disponible en anglais)

envoyer cette page
Rumeurs infondées sur le poisson rendu impropre à la consommation par le tsunami
Pas de risque accru de maladies liées aux produits de la mer
14 janvier 2005 - Rien ne prouve que les maladies liées à la consommation des produits de la mer ont augmenté dans les pays d'Asie ravagés par le tsunami.
Veuillez insérer une adresse email
Veuillez insérer une adresse email valide
RSS