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Les cas récents de "vache folle" sont des incidents isolés
Trois cas décelés au Canada et un aux Etats-Unis
7 février 2005, Rome - Les rares cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou "maladie de la vache folle" récemment décelés au Canada et aux Etats-Unis ne devraient pas créer de panique chez les consommateurs et les producteurs, indique la FAO dans une déclaration aujourd'hui. Ni même le cas unique d'ESB décelé plus récemment chez une chèvre en France.

"Les trois cas au Canada et le seul cas aux Etats-Unis relatif à un animal importé sont des incidents isolés", a déclaré Andrew Speedy, expert de la FAO en production animale.

Ces cas ont été détectés grâce aux tests actuellement en vigueur. En 2004, plus de 176 000 tests sur un total de près de 95 millions de têtes de bétail ont été effectués aux Etats-Unis et plus de 21 000 au Canada sur un total de 14,5 millions. Dans ces deux pays, il est interdit, depuis 1997, de nourrir les ruminants avec des aliments à base de protéine animale.

De nombreux foyers d'ESB avaient éclaté en 2001 et 2002 dans les pays d'Europe de l'Ouest, mais la maladie est en baisse dans cette région. Quelques cas s'étaient également produits en Europe de l'Est, en Israël et au Japon.

Selon la FAO, une approche méthodique et scientifique permettrait de mettre à l'abri de l'ESB les pays qui n'ont pas été touchés par la maladie. L'identification des animaux à l'aide d'étiquettes ou d'appareils électroniques, les registres nationaux et de mouvements du bétail, les tests obligatoires d'animaux suspectés d'avoir contracté la maladie, la prise de conscience générale notamment parmi les producteurs et les vétérinaires, font partie des mesures de contrôle essentielles. En outre, des incitations sont parfois les bienvenues pour déceler à temps des cas suspects.

"Des malentendus subsistent à propos de l'ESB et de la façon de la détecter et de la contrôler", a affirmé M. Speedy. L'ESB ne peut être identifiée que chez l'animal adulte et il convient d'effectuer des tests sur les vaches mortes ou le bétail abattu.

"Il est inutile d'effectuer des tests sur tous les animaux dans les abattoirs, car la quasi totalité sont trop jeunes pour permettre de déceler la maladie. Il faut rappeler la diversité des symptômes et le fait que le bétail atteint ne montre pas toujours des signes apparents d'agitation."

La FAO, en collaboration avec des experts suisses, forme du personnel et des vétérinaires de divers pays en Asie, Europe de l'Est, Amérique latine et Moyen-Orient en matière de diagnostic, surveillance et prevention.

"La Suisse a connu le premier cas d'ESB en 1990 et on y dénombra 68 cas en 1995", a indiqué M. Speedy. "Il y a eu seulement 3 cas en 2004, ce qui démontre l'efficacité du système mis en place dans ce pays."

La Suisse a mis en place un système bien rodé d'identification et d'enregistrement du bétail, un programme d'analyses scientifique et des mesures préventives et d'appui tout au long de la chaîne alimentaire.

L'ESB est une maladie mortelle qui frappe le bétail adulte, caractérisée par la dégénérescence du système nerveux central. L'agent qui la provoque serait une forme anormale d'une protéine appelée "prion".

L'ESB a été diagnostiquée pour la première fois chez le bétail au Royaume-Uni en 1986. Sa transmission s'effectuerait par ingestion orale de fourrage contenant de la viande ou de la farine de viande infectée.

La chèvre atteinte d'ESB en France était le premier animal destiné à la production alimentaire autre que les bovins ayant contracté la maladie de manière naturelle. Auparavant, on pensait que les chèvres et les moutons ne contractaient que la "tremblante" qu'il faut distinguer de l'ESB et qui est considérée intransmissible aux humains.

Toutefois, la FAO souligne qu'il s'agit là d'un exemple sur des millions et que la chèvre était née avant que l'Europe n'impose, en janvier 2001, l'interdiction absolue de nourrir le bétail avec de la farine de viande.

Les scientifiques pensent que l'ESB provoque chez les humains une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob du fait de la consommation de produits bovins contaminés. La variante particulière de cette maladie a provoqué 148 décès au cours des dix dernières années, la quasi totalité au Royaume-Uni. Le récent cas au Japon est une personne qui avait visité le Royaume-Uni.

Les mesures de contrôle essentielles incluent d'une part, l'exclusion de la chaîne alimentaire de tout matériel susceptible d'être une source d'infection (materiel de risque spécifique) et, d'autre part, des pratiques améliorées dans les industries du fourrage et de l'alimentation. "Il ne suffit pas d'interdire la viande et la farine de viande dans l'alimentation des ruminants", selon M. Speedy.

"La contamination peut se produire dans les meuneries de fourrage ainsi que durant le transport ou bien dans les granges. En Suisse, une interdiction totale des farines de viande fut nécessaire pour empêcher la transmission de matériel infectieux."

Alternativement, les chaînes pour l'alimentation des cochons et des volailles devraient être hermétiquement séparées de celles des bovines et ce, par mesure de précaution.

La recherche se poursuit pour mieux cerner l'ESB et son épidémiologie, mais la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob demeure rare chez les humains tandis que l'ESB est en diminution au sein de la population animale.

Contact:
Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 570 53105

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FAO/L. Watson

La maladie de la vache folle est en régression en Europe de l'Ouest

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