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Le Protocole de Kyoto, indispensable pour le développement durable
Encourager les projets respectueux du climat
16 février 2005, Rome - L'entrée en vigueur aujourd'hui du Protocole de Kyoto n'obligera pas seulement les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais aussi favorisera le développement durable dans les pays en voie de développement (PED), selon la FAO.

"Le protocole de Kyoto fournit les mécanismes qui encourageront les investissements dans des projets respectueux du climat, ce qui contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre et, dans le même temps, promouvra le développement durable dans les PED", a déclaré M. Wulf Killmann, président du groupe de travail sur les changements climatiques à la FAO.

Adaptation aux changements climatiques

Selon une étude réalisée par la FAO et l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués, les PED devraient connaître, entre 1995 et 2080, une baisse de 11 pour cent des terres agricoles sous culture pluviale à cause du changement climatique.

L'étude prévoit que 65 PED pourraient perdre, du fait du changement climatique, jusqu'à 280 millions de tonnes en production de céréales, pour une valeur estimée à 56 milliards de dollars.

Un dispositif du Protocole de Kyoto, qui prévoit que les pays développés devront payer des compensations pour leurs émissions de carbone, aidera à financer le processus d'adaptation visant à aider les PED les plus vulnérables à relever les défis du changement climatique.

La FAO soutiendra les pays vulnérables en identifiant et en formulant des projets qui leur permettront de recevoir de tels investissements.

Les mesures incluent l'utilisation de la bioénergie, la reforestation et l'adoption de bonnes pratiques agricoles visant à la réduction des émissions provenant de l'agriculture tout en stimulant la production.

La bioénergie comme alternative

La bioénergie ou énergie issue de la biomasse comprend le bois de chauffe, le charbon de bois, les déchets agricoles, l'énergie tirée des plantes, le fumier de bétail, le biogaz, le bio-hydrogène et le bio-alcool. C'est une des alternatives les plus importantes aux combustibles fossiles aussi bien dans les PED que dans les pays développés.

Avec plus d'investissements pour augmenter la production et utiliser la bioénergie, les émissions de carbone pourraient être réduites de 5 à 25 pour cent par rapport aux émissions de combustibles fossiles prévues pour l'année 2050, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Les forêts, capteurs de gaz carbonique

Sous le protocole de Kyoto, les forêts jouent un rôle unique de capteur de carbone, car elles peuvent recapturer et stoker le dioxyde de carbone relâché dans l'atmosphère. Chaque fois qu'une forêt pousse de deux mètres cube, elle capture environ une tonne de carbone dans l'air. D'autre part, un quart des émissions de gaz à effet de serre, soit 6 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, est relâché annuellement quand les forêts sont détruites.

Avec les mécanismes flexibles du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés peuvent compenser leurs émissions de carbone. Pour un montant de carbone séquestré, les pays qui capturent le carbone reçoivent un certificat de réduction d'émissions, qui peut être commercialisé.

Ces certificats devenant des marchandises, ce carbone a une valeur comprise entre 15 et 25 dollars sur le marché et fournit aux populations rurales la possibilité d'obtenir des revenus grâce à des projets de plantation d'arbres.

Pratiques respectueuses du climat

Historiquement, la conversion des forêts en terres agricoles a été une importante source de production de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

"L'intensification de l'agriculture permet de réduire un tel phénomène et, par voie de conséquence, la déforestation", a souligné M. Killmann.

Les bonnes pratiques agricoles permettent de réduire les émissions de carbone issues de l'agriculture et stocker du carbone dans la biomasse tout en stimulant la production.

Par exemple, il convient d'utiliser davantage des machines-outils fonctionnant au carburant bio. Il convient également d'utiliser plus rationnellement les fertilisants chimiques, les herbicides et les pesticides, ne pas pratiquer de labour, couvrir les sols avec des matériaux végétaux, effectuer la rotation de cultures diversifiées, et produire du riz en produisant moins de méthane.

Dans le cadre du Protocole de Kyoto, la FAO s'emploie à identifier et promouvoir ces pratiques qui permettront aux pays en développement de gagner des revenus additionnels en vendant leurs crédits de carbone tout en améliorant les moyens d'existence des paysans grâce à une amélioration de la fertilité des sols et une production accrue.

Contact:
Maria Kruse
Relations médias, FAO
maria.kruse@fao.org
(+39) 06 570 56524


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Maria Kruse
Relations médias, FAO
maria.kruse@fao.org
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FAO/T. Hofer

La FAO encourage les bonnes pratiques agricoles qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre et stockent le carbone dans la biomasse tout en stimulant la production

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16 février 2005 - L'entrée en vigueur aujourd'hui du Protocole de Kyoto n'obligera pas seulement les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais aussi favorisera le développement durable dans les pays en voie de développement.
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