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Maximiser les investissements dans l'agriculture des pays d'Europe centrale et orientale
Exploration des moyens d'assurer une approche intégrée du développement agricole
28 février 2005, Rome - Une approche intégrée de l'investissement agricole s'appuyant sur un partenariat public-privé plus étroit est la clé du développement agricole dans les pays d'Europe centrale et orientale et de la Communauté des Etats indépendants, selon la FAO.

Les participants à un forum de deux jours, qui s'ouvre aujourd'hui, à Rome - à l'initiative de la FAO, de la Banque européenne de reconstruction et de développement, de la Banque mondiale et de l'Initiative pour l'Europe centrale - discuteront des moyens de renforcer la synergie entre les différents projets d'investissement des institutions publiques et privées travaillant dans la région.

Les représentants d'institutions financières internationales, d'agences de développement, de bailleurs de fonds et du secteur privé, de même que les ministres de l'agriculture de plusieurs pays concernés, prendront part au Forum.

Travailler ensemble

«Une gamme d'institutions apportent leur soutien au secteur agricole de la région, de l'aide de base aux paysans au financement de petites et moyennes entreprises dans les zones rurales en passant par des conseils aux gouvernements en matière de politiques agricoles», a indiqué M. Emmanuel Hidier, économiste à la FAO.

Comment maximiser la collaboration du secteur public et privé pour que les investissements dans l'agriculture des différentes institutions financières se complètent les uns les autres et améliorent la performance de la chaîne agro-alimentaire sera un des points cruciaux de l'ordre du jour de cette réunion.

Des liens étroits

Un des principaux sujets de discussion, objet aussi d'un séminaire de la Banque mondiale, sera l'intégration verticale de la chaîne alimentaire, ou comment les différents liens dans la chaîne, du producteur agricole au consommateur, contribuent à assurer que les produits agricoles correspondent bien à la demande et trouvent des marchés appropriés.

«De nombreux paysans et des petites et moyennes entreprises en Europe centrale et orientale rencontrent des problèmes pour vendre leurs produits sur les marchés internationaux et pour accéder aux intrants, aux financements et à la technologie», a affirmé Mme Laura Tuck, directrice du Département environnement et développement social durable pour l'Europe et la région Asie centrale à la Banque mondiale.

«La hausse de la qualité des produits et les demandes de sécurité par les pays importateurs et les grandes sociétés de distribution compliquent davantage l'accès au marché.»

Elle souligne aussi que, dans le même temps, les investissements réalisés par les grands distributeurs et les sociétés agro-alimentaires ont eu des effets positifs majeurs sur les exploitations agricoles et les entreprises alimentaires locales de la région.

M. Hans Christian Jacobsen, directeur agro-industrie à la BERD, approuve : «La BERD est le plus important investisseur dans le secteur privé de l'agro-industrie en Europe centrale et de l'Est, avec 220 projets d'une valeur totale de 3,5 milliards d'euros. Bien que nos investissements aient été orientés principalement vers la transformation et la distribution de l'agro-alimentaire, il existe des liens étroits avec le paysan dans son champ.»

«Par exemple, a-t-il ajouté, certains projets de brasseries, dans lesquels nous avons été impliqués, ont considérablement dynamisé la demande locale de production d'orge. Notre rôle est de marier le potentiel de l'agro-industrie locale avec les investissements - étrangers ou domestiques - ce qui ajoutera de la valeur aux produits agricoles et aidera à construire les économies rurales et nationales.»

«Un aspect très important de ces investissements accrus est la croissance de la coordination verticale et des accords passés au sein de la chaîne alimentaire», a fait observer Mme Tuck. «Ces implications sont importantes mais souvent mal comprises.»

Pour combler ce manque, la Banque mondiale a passé en revue les dernières tendances et les implications de ces investissements accrus dans la coordination verticale de la chaîne alimentaire de la région. Les résultats de cette étude seront présentés et discutés au cours du séminaire qu'elle organise parallèlement à la réunion.

Serbie : une gamme d'interventions

Une table ronde sera consacrée au cas de la Serbie où le secteur agricole représente plus de 20 pour cent du produit intérieur brut. Le gouvernement serbe a montré son engagement pour le développement de l'agriculture en triplant le budget de ce secteur en 2004.

«En Serbie, nous pouvons réellement voir les interactions complexes des interventions d'un certain nombre d'acteurs aidant à renforcer l'intégration verticale dans le secteur sucrier», a souligné M. Vlaho Kojakovic, analyste financier à la FAO. «Notre agence donne des conseils en matière de politique aux gouvernements et fournit, avec la Banque mondiale, une assistance de base aux paysans. La BERD investit dans les entreprises d'agro-industrie et apporte des financements à travers la Banque Procrédit qui prête, à son tour, aux petites et moyennes entreprises dans les zones rurales.»

Au cours d'une table ronde, Mme Ivana Dulic-Markovic, ministre serbe de l'agriculture, de la forêt et de la gestion de l'eau, donnera un aperçu général de la nouvelle stratégie du gouvernement pour le secteur agricole et du soutien des institutions internationales et des bailleurs de fonds.

«Une attention spéciale devrait être portée au développement intégré de base, de même qu'à l'assistance en matière de politique et au renforcement des compétences aux niveaux local et national», a-t-elle déclaré. «L'objectif à long terme de la Serbie est d'intégrer l'Union européenne. Cela requiert davantage d'aide dans le domaine des conseils et de l'harmonisation des politiques et nous demandons à la FAO et à ses partenaires de soutenir, d'une manière concertée, nos efforts en direction de cet objectif.»

La conférence a été organisée par EastAgri, un réseau d'institutions de financement incluant des banques privées qui cherchent à améliorer la qualité de leur portefeuille d'investissements dans l'agriculture et l'agro-industrie grâce au partage de l'information. EastAgri est sponsorisé par la FAO, la BERD, la Banque mondiale et l'Initiative pour l'Europe centrale, un forum de coopération politique, économique et culturelle comprenant 17 pays de l'Europe centrale et orientale.

«EastAgri représente un cadre unique et neutre dans lequel les diverses institutions peuvent oeuvrer ensemble pour un dialogue constructif et pour partager les leçons apprises et dessiner les actions futures», a déclaré M. Tesfai Tecle, directeur du Centre d'investissement de la FAO. «En favorisant le renforcement du partenariat et une meilleure collaboration à tous les niveaux, des réunions comme celle-ci permettent d'aller plus loin dans l'amélioration de l'investissement agricole dans la région.»

Contacts:
Teresa Buerkle
Relations médias, FAO
teresa.buerkle@fao.org
(+39) 06 570 56146

Kate Dunn
Départment de la communication, BERD
(+44) 7802 510 664

Benoit Blarel
Directeur
Politiques & Finances, ECSSD
Région Europe et Asie centrale
Banque mondiale
bblarel@worldbank.org
(+202) 473-4427

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FAO/17899/C. Grace

Les agriculteurs: premier maillon de la chaîne alimentaire

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