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Stimuler la croissance grâce à l’investissement agricole
Un enjeu pour les pays en début de transition
4 mai 2006, Rome/Berlin – La croissance économique des pays d’Europe centrale et orientale et de l’Asie centrale nécessitera des investissements accrus dans l’agriculture, du fait que nombre de ces économies s’appuient essentiellement sur le secteur primaire, selon la FAO qui participe actuellement à la conférence de Berlin dont l’objectif est de garantir que les investissements agricoles procurent des résultats optimaux pour ces pays.

Cette réunion de deux jours - à l’initiative de la FAO, de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), de la Banque mondiale et de l’agence de coopération allemande (GTZ) qui en est l’hôte - explorera, entre autres, les approches prometteuses de la finance rurale pour ce qu’on appelle les pays en début de transition (PDT) – l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Georgie, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, la République Moldave et le Tadjikistan.

Ces sept pays, où plus de 50 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, sont au centre d’une initiative de la BERD dont l’objectif est de stimuler l’activité de marché en utilisant une approche rationalisée pour financer plus de petits projets, mobilisant davantage d’investissements et encourageant les réformes économiques en cours.

« Les bailleurs de fonds ont clairement montré leur intérêt pour les pays en début de transition et comprennent le besoin de mettre l’accent sur l’agriculture, étant donné l’importance de ce secteur pour l’économie de ces pays », a souligné M. Charles Riemenschneider, Directeur du centre d’investissement de la FAO.

M. Riemenschneider a cité le Fonds PDT de la BERD, qui réunit un ensemble de bailleurs de fonds afin de faciliter l’adéquation entre le financement et les projets, aidant un grand nombre à se qualifier pour les prêts de la BERD ou aux fonds d’investissement. Avec un soutien financier du Fonds PDT, la FAO travaille avec le groupe de la BERD pour les petites et moyennes entreprises (PME) dans deux pays en début de transition – le Kirghizstan et le Tadjikistan- pour examiner l’état de financement des PME agricoles.

La FAO évalue la demande de crédit dans les zones rurales et peut ainsi faire des recommandations pratiques à la BERD sur la manière d’atteindre les clients ruraux à travers des banques partenaires existantes », a précisé Mme Sabina Dziurman de la BERD. « Pour faire cela, nous voulons aussi que la FAO s’appuie aussi bien sur les succès passés que sur les échecs de la communauté des bailleurs de fonds. »

La Banque mondiale, par exemple, a un portefeuille d’interventions de financements ruraux dans chaque PDT, à l’exception du Tadjikistan. A Berlin, elle présente deux de ses projets en Moldavie et au Kirghizstan qui ont été des modèles de réussite pour le renforcement des services financiers dans les économies pauvres à prédominance agricole.

Le réseau EastAgri

EastAgri est un réseau d’institutions de financement dont des banques privées qui souhaitent, à travers le partage de l’information, améliorer leurs portefeuilles d’investissements dans l’agriculture et l’agro-industrie en Europe centrale et orientale. Le réseau a étendu sa zone d’intervention pour inclure les pays en début de transition, où il espère diffuser les leçons apprises en matière de crédit rural, d’agriculture et d’investissements dans l’agro-industrie.

Le réseau, initialement lancé par la BERD et la FAO, souligne le besoin d’une approche guidée par la demande, où les investissements vont vers des projets commercialement viables. Selon M. Sam Fankhauser, Directeur des études politiques et du secteur stratégique au Bureau des économistes de la BERD, « souvent les pays en transition n’ont pas les moyens de fournir une large protection au secteur agricole. Investir dans des projets économiquement viables et relatifs à la chaîne alimentaire est un moyen de procurer un revenu aux populations rurales ».

La conférence de Berlin est organisée par EastAgri, lequel est sponsorisé par la FAO, la BERD, la Banque mondiale et l’Initiative centrale européenne (ICE) qui est un forum pour la coopération politique, économique et culturelle réunissant 17 pays de l’Europe centrale et orientale.

Les représentants des institutions financières internationales, des agences de développement, des gouvernements donateurs et du secteur privé, mais aussi des représentants des ministères de l’Agriculture de nombreux pays concernés, sont réunis à Berlin.

Une meilleure coordination

D’autres sujets de discussions seront abordés, notamment l’examen des partenariats public-privé qui ont remporté des succès dans la finance rurale et le développement agricole dans cette région mais aussi les ajustements que doivent faire les pays des Balkans occidentaux pour intégrer leurs marchés agricoles dans l’Union européenne.

Pour la région occidentale des Balkans, la discussion se focalisera sur le type de soutien que les bailleurs de fonds et les institutions financières peuvent fournir aux pays en pré-accession afin de faciliter ce processus, comme par exemple, un fonds multi-bailleurs pour ces pays proposé par la BERD, et similaire à son Fonds PDT.

Selon M. Kaj Mortensen, qui est à la tête du programme de l’Union européenne pour préparer le secteur agricole et les zones rurales des pays candidats à l’Union européenne, la collaboration avec des partenaires comme la Banque mondiale et la BERD est un avantage.

« Le projet de la Banque mondiale en Croatie aide le secteur agricole du pays à se préparer à relever les défis et à cueillir les bénéfices de l’accession », souligne M. Mortensen. « Non seulement cela renforcera la capacité de la Croatie pour absorber l’aide financière de l’Union européenne et facilitera la mise en place de la politique commune agricole et de développement rural de l’Union européenne, mais cela contribuera aussi à renforcer les institutions gouvernementales dans ce domaine, ce qui est primordial pour améliorer l’accès aux marchés européens des produits alimentaires croates. »

Les participants à la conférence de Berlin passeront aussi en revue les problèmes limitant le développement du secteur agricole de l’Ukraine, ainsi que les interventions actuelles ou planifiées par les bailleurs de fonds et les institutions financières internationales avec pour objectif de parvenir à une meilleure coordination de l’aide.

« Il y a beaucoup d’intérêt de la part des bailleurs de fonds pour le secteur agricole ukrainien », a ajouté M. Julian Lampietti, économiste à la Banque mondiale. « La Banque veut être sûre que ses nouveaux projets bénéficient du soutien de l’Union européenne et des autres bailleurs de fonds afin de maximiser l’impact global de toutes les activités des bailleurs de fonds en Ukraine. »

Contact :
Teresa Buerkle
Relations médias, FAO
teresamarie.buerkle@fao.org
(+39) 06 570 56146
(+39) 348 141 6671

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