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Des villes plus vertes
Municipalités et citadins unis pour le développement de la foresterie urbaine
22 juin 2006, Rome – Les zones urbaines, qui abritent plus de la moitié des pauvres de la planète, devraient représenter la quasi-totalité de la croissance démographique au cours des 25 prochaines années, 9 naissances sur 10 survenant dans les villes. Selon la FAO, les initiatives de foresterie urbaine peuvent aider à neutraliser les risques environnementaux, économiques et sanitaires liés à l’urbanisation galopante et à la pauvreté.

Les citadins sont de plus en plus conscients de l’importance des arbres et de la végétation, au-delà de leur contribution visuelle au paysage urbain. Dans de nombreuses villes dont les rues principales sont bordées d’arbres et de fleurs, la revitalisation des espaces verts peut être attribuée aux efforts communs de la FAO, des municipalités et des communautés locales visant à faire ressortir les multiples avantages liés aux bonnes pratiques de foresterie urbaine.

Une contribution indispensable

“Outre à la valeur esthétique de la foresterie urbaine, les arbres et autres espaces verts peuvent apporter une contribution significative à la sécurité alimentaire, au bien-être, à la santé et améliorer en outre la qualité de la vie en diversifiant les revenus des ménages”, fait remarquer l’experte en foresterie de la FAO Michelle Gauthier.

Les avantages économiques sont légion, selon elle. Le couvert végétal abaisse la température de l’atmosphère, d’où des économies d’énergie pour les citadins, et les arbres peuvent accroître la valeur de l’immobilier et protéger les rues et les édifices des glissements de terrain, des inondations et de l’ensablement.

Les potagers accroissent et garantissent la disponibilité de nourriture pour les ménages; le bois de feu des forêts locales aide à réduire leurs dépenses énergétiques et le bois d’œuvre peut servir à fabriquer du mobilier.

L’irrigation des forêts urbaines avec des eaux usées traitées correctement peut aider les villes confrontées au problème de l’élimination des eaux usées. L’élimination par l’utilisation sert à préserver l’eau urbaine. Le recyclage et la conservation des disponibilités déjà faibles d’eau se sont avérés particulièrement utiles dans les zones arides et semi-arides.

Pour beaucoup, la foresterie urbaine revêt une importance cruciale. Selon M. Kamel Mahadin, Professeur de paysagisme à l’Université de Jordanie d’Amman, il ne devrait y avoir qu’une seule règle de base pour la foresterie urbaine: “Plantez autant d’arbres que possible”.

Urbanisation et foresterie urbaine

L’exode de masse des habitants des campagnes vers les zones urbaines et péri-urbaines est une tendance mondiale, et la pauvreté dans et aux alentours des villes est devenue source de grandes préoccupations.

La détérioration continue des conditions de vie des citadins pauvres pose de graves risques sanitaires, et alimente des conditions défavorables pour les investissements économiques tout en procurant de vastes dégâts à l’environnement.

La FAO estime que les initiatives de foresterie urbaine peuvent aider à atténuer certains des effets négatifs de l’urbanisation rapide et de la pauvreté et souligne que ces initiatives ne doivent pas être compliquées, même si le cadre urbain est complexe et si les questions de foresterie n’ont jamais été prévues dans les plans d’aménagement.

Dans les zones densément peuplées, les arbres doivent affronter des enjeux énormes: leur croissance et leur survie sont menacées par l’espace réduit, la qualité médiocre du sol, le manque d’eau et la carence en nutriments, pour n’en citer que quelques-uns.

Dans de nombreuses initiatives de verdissement urbain en cours, les forestiers professionnels et les spécialistes d’aménagement de l’espace ont encore un rôle mineur.

“Les experts de foresterie locaux jouent un rôle unique pour déterminer quel arbre survivrait dans quelles conditions, en tenant compte de l’environnement restrictif offert par les zones urbaines embouteillées et polluées”, explique Michelle Gauthier de la FAO.

“Ils peuvent fournir des solutions techniques aux problèmes concernant la vitalité des arbres dans les zones urbaines, mais ils doivent aussi être formés à la planification et à la plantation des arbres en milieu urbain ”.

Sont également nécessaires la participation et la gestion avisée des communautés locales, des autorités municipales, du public et des investisseurs privés.

Le professeur Thomas B. Randrup du Centre danois pour les forêts, le paysage et l’aménagement travaille depuis plusieurs années avec la FAO sur les questions de foresterie urbaine. “Il ne suffit pas de planter l’arbre, il faut aussi s’assurer que l’arbre survivra et que la population est consciente de ses exigences de survie”.

Il souligne, en outre, la nécessité de mettre en place des réseaux efficaces entre chercheurs et praticiens pour bénéficier de l’expertise commune.

“Cela permettrait d’enrichir le dialogue avec les gouvernements, les municipalités, les institutions de recherche, les ONG et le secteur privé à la recherche de solutions viables pour atténuer la pauvreté et améliorer les moyens d’existence”, selon Mme Gauthier.
Contact:
Liliane Kambirigi
Relations médias, FAO
liliane.kambirigi@fao.org
(+39) 06 570 53223

Contact:

Liliane Kambirigi
Relations médias, FAO
liliane.kambirigi@fao.org
(+39) 06 570 53223

Département des forêts, FAO

Règle de base de la foresterie urbaine: planter autant d'arbres que possible

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22 juin 2006 – Les zones urbaines devraient représenter la quasi-totalité de la croissance démographique au cours des 25 prochaines années. Les initiatives de foresterie urbaine peuvent aider à neutraliser les risques environnementaux, économiques et sanitaires liés à l’urbanisation galopante et à la pauvreté.
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