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Afrique du Sud: la formation agricole au service du développement
Améliorer les compétences pour rentabiliser l’assistance technique
16 avril 2007, Rome - La gestion et la transmission de l’assistance technique aux petits paysans figurent parmi les principales clauses d’un accord de coopération qui vient d’être passé entre la FAO et l’Afrique du Sud.

Aux termes de cet accord, le gouvernement d’Afrique du Sud doit financer un projet de 10 millions de dollars étalé sur cinq ans visant, d’une part, à mieux gérer le programme de coopération pour le développement qui est en pleine expansion et, d’autre part, à élaborer et à mettre à exécution un programme de formation qui profitera, en dernier recours, aux petits paysans: augmentation des revenus, meilleures productivité et compétitivité.

Coopération régionale

Au cours des dernières années, le gouvernement sud-africain a financé des activités de secours d’urgence et de réhabilitation de la FAO en Afrique australe, notamment en matière de maladies animales transfrontières et de rétablissement des moyens de subsistance.

L’agriculture, qui est à la fois le principal secteur économique et le moteur de la croissance en Afrique australe, devrait, selon les analystes, continuer à être privilégiée par le gouvernement sud-africain, car au-delà des réponses immédiates aux situations d’urgence, elle permet de jeter les bases du développement à long terme.

Pour en revenir à l’accord FAO-Afrique du Sud, ce pays pourra mettre à profit les possibilités offertes par le programme d’assistance technique de la FAO qu’il soutient dans la région en dépêchant ses nationaux au-delà de ses frontières afin qu’ils prêtent leur concours aux projets de développement agricole en cours.

Ainsi, les experts agronomes sud-africains, qu’ils soient seniors, juniors ou de niveau intermédiaire, pourront acquérir une expérience de terrain et formeront un cadre de professionnels ayant les compétences nécessaires pour contribuer au développement de l’Afrique.

“Ce projet est une percée. Il illustre, en effet, une nouvelle mentalité, une nouvelle façon de penser pour un gouvernement africain”, selon George K. Mburathi, Représentant de la FAO en Afrique du Sud. “Offrir de l’aide nécessite de la part du pays donateur non seulement la capacité de planifier et de cibler l’assistance, mais aussi d’être armé de connaissances suffisantes sur la mise en application de l’aide afin d’être à même de la gérer correctement, qu’elle soit exécutée directement ou par le truchement des Nations Unies ou d’autres agents”.

La FAO jouera un rôle de mentor pour les experts sud-africains et fera en sorte qu’ils puissent se familiariser aux fonctions techniques et managériales susceptibles d’assurer leur développement professionnel.

Aider les petits paysans chez eux

L’Afrique du Sud est, par ailleurs, confrontée, à l’intérieur de ses frontières, à des défis majeurs.

“Dans le passé, l’agriculture en Afrique du Sud était dominée par les grandes exploitations commerciales”, explique M. Mburathi. “Aussi, nombreux sont les petits paysans qui viennent de démarrer sans un savoir-faire suffisant. Ils sont donc désavantagés face à la concurrence des exploitations plus grandes capables de déverser des volumes plus importants de produits sur les mêmes marchés. Ces petits paysans ont besoin d’être soutenus”.

Les petits producteurs sont également confrontés à des problèmes de productivité et de qualité, notamment pour ce qui est des normes de biosécurité qui peuvent limiter leur accès aux marchés internes ou externes.

Pour permettre aux petites exploitations de coexister avec l’agro-industrie, les experts sud-africains devront développer de nouvelles approches qui n’avaient pas cours à l’époque où l’agriculture était dominée par les grandes exploitations, indique M. Mburathi.

Le nouveau projet ciblera les personnels du ministère de l’agriculture et des administrations agricoles provinciales, ainsi qu’une sélection d’organisations paysannes.

“La FAO jouit d’une longue expérience en matière de développement, d’organisation et de soutien aux petites exploitations agricoles à travers le monde”, précise M. Mburathi. “Faire bénéficier les experts agronomes sud-africains de cette expérience leur permettra de déterminer quelles pratiques agricoles sont le mieux adaptées aux besoins de leur propre pays”.

Contact:
Bureau des relations avec les médias, FAO
FAO-Newsroom@fao.org
(+39) 06 570 53625

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FAO-Newsroom@fao.org
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FAO/21644/J. Spaull

Le projet FAO devrait soulager les petits paysans qui souffrent de la concurrence des grandes exploitations

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16 avril 2007 - La gestion et la transmission de l’assistance technique aux petits paysans figurent parmi les principales clauses d’un accord de coopération qui vient d’être passé entre la FAO et l’Afrique du Sud.
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