![]() |
Un laboratoire de poche pour déceler la grippe aviaire
Rapidité des tests pour contrer plus efficacement la maladie
19 mars 2007, Rome/Vienne - Petite révolution dans la lutte contre la grippe aviaire: un appareil portable, que l'on pourrait décrire comme un laboratoire de poche, permettra d'écourter les délais de détection du virus de cette maladie ou d'autres maladies animales.
Des experts de 15 pays sont actuellement réunis à Vienne pour passer en revue les caractéristiques techniques de cet appareil qui, apprend-on, permettra à quiconque d'effectuer des tests susceptibles de révéler la cause du décès des oiseaux ou des volailles. L'appareil pourrait être adapté de manière à reconnaître les différentes souches de grippe aviaire, notamment H5N1 qui a fauché des millions de volatiles et provoqué la mort de dizaines de personnes. Les résultats des tests effectués grâce à cet appareil seraient envoyés à des centres de contrôle, ce qui permettrait une riposte plus rapide aux foyers de maladie. Partenariat FAO/AIEA La réunion de Vienne, qui se prolongera durant cinq jours, s’insère dans le cadre d’un projet de recherche de 500 000 dollars mis en oeuvre par le Programme FAO/AIEA, un partenariat entre la FAO et l’Agence internationale de l’énergie atomique. Celle-ci, comme on le sait, est basée à Vienne. On imagine sans mal les avantages d’une détection rapide du virus de la grippe aviaire ou d’autres maladies animales, notamment la fièvre aphteuse ou la fièvre de la vallée du Rift. L’appareil en question a la taille d’un petit téléviseur et son coût se situe aux alentours de 1 000 dollars. La recherche se poursuit pour le réduire encore davantage de manière à le transformer vraiment en un laboratoire de poche. Dix milliards de dollars La dernière flambée de grippe aviaire – apparue en Asie vers la fin de 2003 et qui s’est propagée en Europe et en Afrique – a provoqué au sein de la filière avicole asiatique des pertes estimées au bas mot à 10 milliards de dollars (depuis novembre 2003). Au cours des trente dernières années, les tests de laboratoire s’appuyaient notamment sur la technique ELISA (contraction anglaise d’Enzyme Linked Immunosorbent Assay). Des technologies plus modernes recourent au procédé PCR (contraction de l’anglais Polymerase Chain Reaction), une technique capable de lire un petit morceau d’ADN. C’est cette méthode qui sera utilisée en ce qui concerne le laboratoire de poche. “Avec un peu d’entraînement, n'importe qui pourra utiliser cet appareil portable”, selon John Crowther qui travaille au Service production et santé animales du Programme FAO/AIEA. Toujours selon M. Crowther, les paysans aussi pourront réaliser les tests et envoyer les résultats à un centre de coordination, de la même manière que pour les SMS des téléphones portables. “Dans deux ans, ces tests révolutionneront les diagnostics de laboratoire.” Technologies nucléaires Le Programme FAO/AIEA explore le potentiel des technologies nucléaires pour stimuler la production agricole. A cet effet, il poursuit la recherche, prodigue conseils et formation et encourage les gouvernements à soutenir ce projet financièrement. M. Crowther ajoute en substance qu'en définitive les tests pourront être effectués localement par les autochtones, rendant ainsi les projets plus efficaces et moins coûteux. A la réunion de Vienne participent des représentants de la Chine, du Nigéria, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, de la Suède, des Pays-bas, de l’Autriche, du Ghana, du Burkina Faso, de l’Afrique du Sud, du Viet Nam, des Philippines et de l’Australie, ainsi que des représentants d’organismes internationaux et du secteur commercial d’Europe et des Etats-Unis. Contacts: John Riddle Relations médias, FAO john.riddle@fao.org (+39) 06 570 53259 Katherine Long Chargée d'information, AIEA k.long@iaea.org (+43)1 260 021 616 |
L'expérimentation de l'appareil portable
envoyer cette page
|
||||||||||||