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Deux nouveaux pesticides à insérer sur la liste de veille
Il s’agit de l’endosulfan et des composés du tributylétain
27 mars 2007, Rome – Un comité d’experts mondiaux préconise l’insertion de deux autres pesticides – l’endosulfan et les composés du tributylétain– sur la liste de veille de la Procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC) de la Convention de Rotterdam, un traité international visant à garantir que les produits chimiques dangereux ne constituent pas une menace pour la santé humaine et l’environnement.

Les experts ont recommandé l’insertion de l’endosulfan, pesticide largement employé dans le monde, en particulier dans la culture du coton, en faisant valoir qu’il constitue un risque inacceptable pour la santé des travailleurs et pour l’environnement.

Les composés du tributylétain (TBE), utilisés dans les peintures anti-fouling pour les coques de navires, sont un problème car ils pénètrent dans l’environnement marin, en particulier dans les ports fermés, où ils sont toxiques pour les poissons, mollusques et autres organismes.

Des dizaines de milliers de pesticides

Lors de la session biannuelle de la Conférence des Parties de la Convention de Rotterdam sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC), les gouvernements doivent délibérer sur les amendements proposés cette semaine à la liste de veille par le Comité d’étude des produits chimiques de la Convention.

Quelque 70 000 produits chimiques sont disponibles sur le marché à l’heure actuelle, et environ 1 500 nouveaux produits sont mis en vente chaque année. Cela risque de constituer un grave problème pour les organismes de réglementation chargés d'assurer le suivi et la gestion de ces substances potentiellement dangereuses.

De nombreux pesticides, qui ont été mis au ban ou strictement réglementés dans les pays industrialisés, sont encore commercialisés et utilisés dans les pays en développement.

Trop souvent, ils sont vendus aux agriculteurs qui ne disposent ni du matériel, ni des connaissances nécessaires pour les appliquer en toute sécurité, entraînant des maladies en grands nombres, voire des décès.

Dans d’autres cas, les stocks de produits chimiques et pesticides obsolètes ou indésirables s’accumulent et coûtent très cher à éliminer.

Tirer des leçons

Soutenue à la fois par la FAO et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), la Convention de Rotterdam permet à ses Etats membres de tirer parti des expériences et des erreurs commises en encourageant la transparence et le partage d’informations sur les risques potentiels pour la santé et l’environnement.

Tout commerce concernant un pesticide ou produit chimique industriel figurant sur la liste de la Procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC) doit au préalable recevoir l’aval du pays importateur (voir la liste des 39 substances ci-dessous).

Cela donne, en particulier aux pays en développement, la possibilité de décider quels sont les produits chimiques ou pesticides potentiellement dangereux qu'ils veulent bien recevoir, et de refuser ceux qu’ils ne sont pas en mesure de gérer en toute sécurité.

Il incombe aux pays exportateurs de garantir qu’aucune exportation ne quitte leur territoire si le pays importateur a pris la décision de refuser le produit chimique ou pesticide en question.

Ainsi, la Convention aide les gouvernements à améliorer leurs capacités nationales de gestion des produits chimiques, conjurer des catastrophes écologiques et sanitaires et réduire les coûts d’élimination. Elle encourage également l’industrie des pesticides à identifier et à promouvoir d’autres solutions présentant moins de danger.

Contacts:

Michael Williams, PNUE
+41-22-917-8242/8196/8244,
+41-79-409-1528 (portable)
michael.williams@unep.ch,
ou Nick Nuttall, Porte-parole PNUE, à: +254-2-62-3084,
+254-733-632755 (portable);
nick.nuttall@unep.org

Erwin Northoff, Relations médias, FAO
(+39 06) 5705 3105; erwin.northoff@fao.org


Note: La liste de la Convention comprend les pesticides dangereux suivants: 2,4,5-T, aldrine, binapacryl, captafol, chlordane, chlordiméform, chlorobenzilate, DDT, DNOC et ses sels, dichlorure d'éthylène, oxyde d'éthylène, 1,2-dibromoéthane (EDB), dieldrine, dinoseb, fluoroacétamide, HCH, heptachlore, hexachlorobenzène, lindane, composés du mercure, monocrotophos, parathion, pentachlorophénol et toxaphène, plus certaines préparations de méthamidophos, méthyl-parathion et phosphamidon, ainsi que des formulations pesticides de poudre pulvérisable contenant un mélange de bénomyle à une concentration supérieure ou égale à 7 pour cent, de carbofuran à une concentration supérieure ou égale à 10 pour cent et de thiram à une concentration supérieure ou égale à 15 pour cent.

Elle couvre également onze produits chimiques industriels: cinq formes d’amiante (actinolite, anthophyllite, amosite, crocidolite et trémolite), biphényles polybromés (PBB), biphényls polychlorés (PCB), terphényls polychlorés (PCT), plomb tétraéthyle, plomb tétraméthyle et tris (2,3 dibromopropyl) phosphate.

Contact:

Michael Williams
Chargé d'information, PNUE
michael.williams@unep.ch
(+41) 22 917 8242/8196/8244
(+41) 79 409 1528

Nick Nuttall
Porte-parole PNUE
nick.nuttall@unep.org
(+254) 2 62 3084
(+254) 733 632755

Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 5705 3105
(+39) 348 2523616

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27 mars 2007 – Un comité d’experts mondiaux préconise l’insertion de deux autres pesticides – l’endosulfan et les composés du tributylétain – sur la liste de veille de la Procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC).
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