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Sécurité alimentaire et commerce aux Caraïbes
Un projet FAO/Italie aide la CARICOM à tirer profit de la libéralisation
26 octobre 2007, Rome - Un projet novateur de la FAO financé par le gouvernement italien offre une aide spéciale aux pays des Caraïbes afin de promouvoir la sécurité alimentaire et tirer parti de la libéralisation des échanges et de nouveaux débouchés.

La libéralisation des échanges peut porter préjudice aux petites économies vulnérables comme le groupe de 15 pays membres de la communauté CARICOM/CARIFORUM qui, avec une population de 23 millions d’habitants, risquent de perdre leurs marchés protégés traditionnels et sont généralement mal équipés pour rivaliser sur le marché mondial.

Le projet, “Promouvoir la sécurité alimentaire de la CARICOM/CARIFORUM", censé durer quatre ans au départ, vient d’être reconduit pour trois autres années jusqu’en 2010. L’Italie, qui l’a financé à hauteur de 5 millions de dollars environ, a accepté d’ajouter 3,3 millions pour la deuxième phase.

Accords et négociations commerciales

De nombreux ateliers, séminaires et essais de terrain sur des domaines comme les systèmes d’irrigation, la lutte contre les ravageurs, la gestion après récolte, les politiques commerciales et les normes alimentaires ont été organisés dans le cadre du projet.

L'objectif est d’aider les agriculteurs, les techniciens locaux et les opérateurs à améliorer et accroître la production et la commercialisation des produits agricoles.

Un aspect innovant du projet a consisté à aborder la question de l’amélioration de la sécurité alimentaire non seulement sous l’angle de la production, mais aussi sous la perspective cruciale des politiques et stratégies commerciales.

En conséquence, les parties prenantes locales au niveau institutionnel ont également reçu une formation pour participer aux négociations commerciales bilatérales et multilatérales, avec un accent particulier sur l’accès aux marchés et la compétitivité.

Des conseils spécifiques ont été dispensés sur les politiques commerciales de l'Organisation mondiale du commerce et sur les effets probables de la libéralisation dans le cadre du cycle de Doha.

Une étude approfondie tirée du projet, “Politique commerciale agricole et sécurité alimentaire dans les Caraïbes”, s’est concentrée sur les problèmes spécifiques relatifs aux politiques commerciales des économies étroites de la CARICOM, qui dépendent surtout de trois principales denrées de base: le sucre, la banane et le riz.

L’étude énonce des stratégies pour l'élaboration de politiques permettant la diversification. A cet égard, des Mécanismes de produits spéciaux et de sauvegardes spéciales devront être négociés dans le cadre de l’OMC.

L'étude porte également sur la question de l’amélioration des normes de sécurité sanitaire et de qualité des aliments pour garantir une plus grande pénétration des marchés des pays développés et autres pays en développement.

L’étude a été menée dans le cadre d’un partenariat entre la FAO et l’INEA (Institut national italien d’économie agraire).

Particulièrement vulnérables

Les économies des pays des Caraïbes sont particulièrement vulnérables du fait de leur isolement géographique, de leurs terres agricoles limitées et des aléas naturels tels que les ouragans, autant de facteurs ayant des répercussions négatives sur la sécurité alimentaire.

Ces problèmes sont exacerbés par la taille limitée du marché intérieur pour soutenir la gamme de produits offerts par les agriculteurs locaux. Les exportations et le tourisme représentent la principale source de revenus et d’emplois dans le groupe CARICOM/CARIFORUM et sont donc vitaux pour l'économie.

La libéralisation du commerce ne se traduira par un accroissement du développement rural et de la sécurité alimentaire que si on aide les producteurs et les négociants locaux à tirer parti des nouveaux débouchés offerts, indique le rapport.

Les pays participants au projet sont les pays membres de la CARICOM (Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Suriname, Trinité-et-Tobago) et la République dominicaine.

Contact:
Luisa Guarneri
Relations médias, FAO
luisa.guarneri@fao.org
(+39) 06 570 56350

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(+39) 348 870 5979

FAO/Giuseppe Bizzarri

Un vulgarisateur offrant son savoir-faire en République dominicaine

FAO/Jeanette van Acker

Bananes destinées au marché en Haïti. Les pays des Caraïbes dépendent d'un nombre très restreint de produits

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26 octobre 2007 - Un projet FAO financé par l'Italie offre aux pays des Caraïbes la possibilité de promouvoir la sécurité alimentaire tout en tirant parti de la libéralisation des échanges.
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