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Le Directeur général de la FAO au Swaziland en pleine crise alimentaire
Aide d'urgence aux agriculteurs de ce pays d’Afrique australe
8 septembre 2008, Mbabane, Swaziland/Rome – La FAO va aider les agriculteurs démunis du Swaziland à acheter des semences en vue de la prochaine campagne de semis, a annoncé aujourd'hui M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.

M. Diouf s’adressait aux journalistes durant une visite à un projet agricole dans une école de Boyane, près de la capitale Mbabane. Il a déclaré que la FAO s'apprêtait à livrer une aide d’urgence aux agriculteurs dans le cadre de son Initiative contre la flambée des prix alimentaires.

Les prix d’aliments comme le riz et la farine de maïs, sans compter le carburant et d’autres biens de première nécessité, ont tellement augmenté ces derniers mois que de nombreux fermiers swazi ne peuvent plus acheter les semences et autres intrants dont ils ont besoin. Ils risquent ainsi de se retrouver sans récolte, sans nourriture et sans revenus.

A compter du 29 septembre 2008, la FAO mettra en place des foires aux intrants où les agriculteurs pourront choisir les semences et les autres intrants proposés par les producteurs locaux.

Au lieu de recevoir des quantités de semences déjà emballées, les agriculteurs pourront utiliser des bons qui leur permettront de choisir les variétés qu'ils préfèrent. Dans le même temps, cela permettra aux producteurs de rencontrer de nouveaux clients.

Collaboration

Le Swaziland fait partie de la liste croissante de pays ciblés dans le cadre d’un effort coordonné par les Nations Unies visant à contrer les effets de la flambée prolongée des prix alimentaires.

“Nous amplifions l’élan d’un pays à l’autre”, a souligné M. Diouf. “La collaboration est indispensable pour produire davantage de nourriture là où le besoin s’en fait le plus sentir, afin de maîtriser les effets de l’envolée des prix sur les consommateurs pauvres”, a-t-il ajouté.

Les bons de semences ont servi à plusieurs autres reprises pour accroître la production vivrière au Swaziland, tout particulièrement au lendemain de pertes étendues de récoltes pour cause de sécheresse durant la campagne 2006-2007.

L’intervention a été financée par le Département d’aide humanitaire de la Communauté européenne (ECHO) et le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF).

Investir davantage

Mais les secours d’urgence face à la flambée des prix ne sont qu’un volet de la réponse, a fait remarquer M. Diouf. Il a réitéré son appel pour accroître les investissements dans l’agriculture ainsi que les programmes visant à affronter les problèmes ayant contribué à aggraver l’insécurité alimentaire dans la région.

Les difficultés liées au climat et la diffusion du VIH/Sida comptent parmi les principaux enjeux de sécurité alimentaire au Swaziland.

A Boyane, les orphelins du Sida et d’autres écoliers vulnérables ont montré à M. Diouf certaines pratiques agricoles durables, des objets d’artisanat et d’autres compétences acquises dans le cadre de l’initiative des Écoles pratiques d’agriculture et d’apprentissage à la vie pour les jeunes.

Les Écoles pratiques d’agriculture pour jeunes sont gérées par le Programme d’urgence et de réhabilitation de la FAO au Swaziland (ECRU), en collaboration avec d’autres organismes des Nations Unies.

L’initiative donne aux enfants vulnérables l’occasion d’améliorer leur régime alimentaire grâce à ce qu'ils cultivent, tout en renforçant leurs connaissances en matière d’agriculture.

Ce programme, financé essentiellement par le gouvernement australien, enseigne aussi aux étudiants d’autres compétences techniques et sociales qui leur seront utiles pour mener une vie plus saine et plus prospère.

“Nous devons réduire la vulnérabilité générale des ménages, en leur donnant les moyens de maintenir la sécurité alimentaire même en cas de situations d’urgence comme la flambée des prix ou la sécheresse”, a fait observer M. Diouf.

L’Initiative contre la flambée des prix

L’Initiative de la FAO contre la flambée des prix alimentaires comprend des projets d’urgence en cours ou programmés dans au moins 78 pays dans le monde.

Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 52 pour cent entre 2007 et 2008, entraînant de graves répercussions économiques, sociales et politiques dans les pays pauvres.

Les prix élevés des intrants agricoles représentent désormais un obstacle de taille aux efforts des pays en développement visant à accroître la production agricole.

Pour la période allant de janvier 2007 à avril 2008, les prix des engrais en particulier ont grimpé beaucoup plus vite que les prix alimentaires.

Anticipant les effets à grande échelle et la gravité de la hausse des prix, la FAO a lancé dès décembre 2007 son Initiative contre la flambée des prix alimentaires pour aider les pays vulnérables à mettre en place des mesures urgentes afin d’accroître les disponibilités vivrières et soutenir les politiques propres à améliorer l’accès à la nourriture.

Selon la FAO, les pays les plus touchés, dont la plupart sont situés sur le continent africain, auront besoin d’au moins 30 milliards de dollars par an pour garantir leur sécurité alimentaire et relancer les systèmes agricoles qui ont été négligés pendant des décennies.

Contacts:

Charmaine Wilkerson
Relations presse, FAO
charmaine.wilkerson@fao.org
(+39) 06 570 56302
(+39) 348 870 4598

Bureau de presse FAO
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Photo: ©FAO/G. Napolitano

Au Swaziland, M. Diouf visite un projet FAO dédié aux écoliers

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