L'interdiction en Europe du bétail traité aux hormones est rejetée par l'OMC
Un rapport provisoire d'un panel de l'Organisation mondiale du commerce a rejeté l'interdiction imposée depuis neuf ans par l'Union européenne sur les importations de bétail bovin traité aux hormones de croissance, jugeant que cette interdiction ne s'appuie pas sur des preuves scientifiques. Les Etats-Unis ont demandé que l'interdiction européenne soit soumise à un examen de l'OMC dans le cadre de l'Accord du Cycle d'Uruguay sur les mesures sanitaires et phytosanitaires, qui stipule que les règles en matière d'innocuité des aliments doivent s'appuyer sur des preuves scientifiques solides.
En 1987, un Comité d'experts FAO/OMS avait comparé la quantité d'estradiol-17 ingérée en consommant de la viande au niveau d'hormones produit par le corps humain. Ce Comité avait constaté que les niveaux produits quotidiennement par le consommateur normal étaient de plusieurs millions de fois supérieurs à la quantité contenue dans un morceau de 500 grammes de viande provenant d'un animal traité avec cette hormone. L'utilisation des hormones améliore l'indice de conversion du fourrage en viande de bonne qualité chez les bovins. L'utilisation améliorée et sans danger des aliments pour les humains et de l'alimentation pour les animaux à tous les niveaux est nécessaire si la communauté mondiale veut atteindre les objectifs de sécurité alimentaire envisagés par le Sommet mondial de l'alimentation énoncés dans la Déclaration de Rome. 6 juin 1997
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