Journée mondiale de l'eau: appel de la FAO pour l'irrigation en faveur des petits exploitants


Myanmar: ouvrier arrosant de jeunes pousses dans une pépinière
FAO/19782/G. Bizzarri

Tunisie: épuration des eaux usées
FAO/13998/J. Isaac
Brésil: irrigation par siphon
FAO/15149/A. Conti


Selon les estimations de la FAO, l'agriculture irriguée fournit aujourd'hui 40 pour cent de la production alimentaire mondiale et devra assurer environ 60 pour cent des vivres nécessaires pour nourrir les quelque 8 milliards d'habitants que comptera la planète en 2025.

D'après un rapport publié par la FAO à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, célébrée le 22 mars, "l'amélioration des disponibilités alimentaires due à l'irrigation devrait venir essentiellement de changements apportés à un secteur encore dominé par les petits producteurs... les petits périmètres irrigués sont - et continueront d'être - indispensables à la sécurité alimentaire mondiale."

Le rapport "Atténuation de la pauvreté et agriculture irriguée" est publié par le Programme international pour la technologie et la recherche en matière d'irrigation et de drainage (IPTRID), qui est géré par la Division de la mise en valeur des terres et des eaux de la FAO. (cliquer ici pour télécharger la version pdf du rapport en anglais).

Le message lancé est le suivant: les technologies d'irrigation produites localement à faible coût - comme les pompes, les systèmes de tuyaux et de goutte-à-goutte - présentent deux grands avantages pour les ruraux pauvres et le monde en général: ils aident les agriculteurs à produire davantage de cultures vivrières ("more crop per drop") et sont générateurs d'emplois et de revenus. Au Bangladesh, par exemple, l'irrigation par eau souterraine a accru d'environ 250 pour cent les emplois agricoles depuis 1985.

La FAO a souligné que les technologies d'irrigation offertes aux petits exploitants doivent avoir un faible coût, être faciles à assimiler et être accessibles aussi bien aux hommes qu'aux femmes. En Gambie, en Tanzanie et au Kenya, le droit des femmes de détenir des terres irriguées et de contrôler la distribution des produits a amélioré considérablement la nutrition des familles et les revenus des ménages dirigés par une femme.


Burkina Faso: irrigation d'un champ de haricots
FAO/12709/J. Van Acker
Philippines: agriculteur utilisant un instrument de nivellement pour distribuer l'eau dans les champs
FAO/18227/J. Villamora
Tanzanie: désherbage dans un canal d'irrigation
FAO/17685/A. Conti


22 mars 1999

 

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