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Persistance de graves
pénuries alimentaires en Afrique
subsaharienne
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"Il faut une aide alimentaire continue dans tous les pays d'Afrique de l'Est et de la région des Grands Lacs, ainsi qu'en Angola, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone", affirme le rapport. Au total, 16 pays d'Afrique subsaharienne sont confrontés à des situations d'urgence alimentaire exceptionnelles (cliquer sur le graphique pour la liste des pays).
Sécheresse, pluies torrentielles et troubles intérieurs
Dans tout le continent, les catastrophes naturelles et les conflits intérieurs sont les principales causes de pénuries alimentaires.
Au Kenya, la grave sécheresse de l'an dernier a sérieusement compromis la sécurité alimentaire de près de 4,4 millions d'habitants et s'est traduite par une opération de secours massifs. En dépit d'une certaine amélioration, la situation des approvisionnements alimentaires demeure précaire.
Dans certaines parties du Malawi, du Mozambique, de la Zambie et du Zimbabwe, de graves inondations ont bouleversé la vie d'environ 960 000 personnes, en causant des dégâts aux infrastructures et aux logements et entraínant des pertes de récolte.
En Erythrée, plus de 1,8 million de personnes - près de la moitié de la population totale - ont été déplacées par la guerre avec l'Ethiopie ou touchées par la sécheresse. "Les perspectives de la campagne agricole de 2001, qui démarrera au cours des prochaines semaines, sont sombres, car les agriculteurs n'ont pas encore fait retour dans leurs champs et de vastes superficies sont encore inaccessibles à cause des mines antipersonnel", déclare le rapport. En Ethiopie, en dépit de l'accroissement des disponibilités alimentaires générales, 6,5 millions de personnes touchées par des sécheresses successives et les combats avec l'Erythrée dépendent de l'aide alimentaire.
Dans la région des Grands Lacs, la situation des disponibilités alimentaires reste précaire. Le rapport qualifie les perspectives alimentaires dans la République démocratique du Congo de "sombres" et l'aide alimentaire demeure nécessaire. Le pays a 2 millions de personnes déplacées et 333 000 réfugiés, pour la plupart d'Angola. Le nombre de réfugiés continue à augmenter devant la recrudescence des combats dans les deux pays, avec de graves conséquences nutritionnelles et sanitaires. Une attaque de mosaïque du manioc a fortement réduit la récolte de manioc, en particulier dans la zone orientale de la République démocratique du Congo. Ceci a aggravé davantage les problèmes de disponibilités alimentaires. Selon le rapport, une aide alimentaire est également nécessaire dans le reste de la région des Grands Lacs, notamment au Burundi et au Rwanda.
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Service des opérations spéciales de secours Appels de la FAO pour une aide d'urgence
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Le rapport prévoit une forte baisse de la production céréalière pour 2001 en Afrique australe, essentiellement due à la période de sécheresse prolongée qui a sévi à la moitié de la campagne, suivie de fortes pluies qui ont endommagé les cultures vivrières de la plupart des pays. Les prévisions de mars de la FAO pour la récolte de maïs, qui assure 75 pour cent de la production de céréales de toute l'Afrique australe, indiquent un recul de 27 pour cent par rapport à l'an dernier.
Au Sahel, la baisse des récoltes a aggravé la situation alimentaire, notamment au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. Les distributions de nourriture aux populations touchées sont en cours et les gouvernements ont sollicité une assistance aux donateurs. En dépit d'une légère amélioration de la production vivrière, le Libéria et la Sierra Leone restent fortement tributaires de l'aide alimentaire internationale. La Guinée est victime d'attaques de rebelles dans les zones de frontière, qui entravent la production agricole et ont forcé les habitants à quitter leurs logements.
Par contre, les récoltes de la campagne principale et de la campagne secondaire en Somalie ont été satisfaisantes. "En conséquence, le nombre de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire a diminué, passant de 750 000 en 2000 à 500 000 cette année," déclare le rapport. Toutefois, les récentes enquêtes nutritionnelles indiquent la persistance de taux élevés de malnutrition dans le pays, traduisant la lente reprise des ménages après une succession de sécheresses et les effets à long terme d'années d'insécurité.
Le rapport prévoit que les besoins d'importations céréalières totales d'Afrique subsaharienne demeureront élevés en 2001, traduisant principalement les effets de la sécheresse qui ont frappé l'Afrique de l'Est l'an dernier, des récoltes réduites dans certaines parties du Sahel et un fort recul escompté de la production en Afrique australe.
9 avril 2001
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