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Engagement sérieux pour lutter contre la faim dans la Corne de l'Afrique
En jaune, les sept pays
qui forment la Corne de
l'Afrique A une réunion consultative de trois jours à Nairobi (Kenya) du 2 au 4 juillet, 180 participants de la région -- hauts responsables gouvernementaux et représentants des organismes d'aide internationaux, des organisations des Nations Unies et des ONG -- ont lancé une initiative visant à atteindre la sécurité alimentaire à long terme dans les sept pays de la Corne de l'Afrique: Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie et Soudan. Ces pays, qui comptent parmi les nations ayant les taux d'insécurité alimentaire les plus élevés au monde, sont souvent menacés par la famine. La réunion a servi de suivi à l'initiative de l'Equipe spéciale sur la stratégie à long terme pour la Corne de l'Afrique, lancée en avril 2000 par le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. L'Equipe, composée de 10 organismes des Nations Unies et présidée par le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a présenté son rapport et sa stratégie en octobre 2000. La réunion de Nairobi a permis aux pays touchés de formuler leurs observations sur la stratégie, de convenir des modalités de mise en uvre et de garantir l'engagement des gouvernements, des donateurs, des organismes des Nations Unies, des organisations de recherche et des ONG afin de faire avancer l'initiative de sécurité alimentaire. "Tout le monde est très enthousiaste", fait remarquer Michael Wales, coordonnateur de la FAO pour le suivi de l'équipe spéciale. "Mais la chose la plus frappante a été le degré d'engagement des gouvernements. Ils en ont assez de solliciter des secours alimentaires d'urgence. Leur but est de mener des actions à long terme de réduction de la faim". Des équipes nationales pour
lutter contre la faim "Mais c'est une situation où tout le monde est gagnant, aussi bien les pays bénéficiaires que les donateurs, affirme M. Wales. Les pays réduisent leur dépendance à l'égard de l'aide alimentaire d'urgence et les donateurs peuvent allouer leurs fonds à des projets de développement plus durables". Un agriculteur laboure son champ
en Ethiopie, un des pays ayant mis en place une
équipe nationale de lutte contre
l'insécurité alimentaire - Les participants se sont déclarés d'accord sur le fait que la paix, la stabilité macro-économique et les stratégies raisonnées de réduction de la pauvreté sont cruciales dans le combat visant à atteindre un niveau d'alimentation suffisant pour la population de la région. La première mesure a consisté à examiner ces questions. "La réunion a fourni une rare occasion aux différents groupes de se concerter, explique M. Wales. Les pays qui étaient récemment en guerre se sont assis côte à côte, les ONG et les gouvernements de même, et la réunion s'est déroulée dans un climat amical et constructif". Les représentants des gouvernements ont décidé de constituer un Comité directeur sur la sécurité alimentaire comprenant des hauts fonctionnaires de chaque pays, où échanger des idées et aborder les problèmes de sécurité alimentaire transfrontières. "Il était intéressant de voir les pays prendre eux-mêmes l'initiative de former le comité directeur, ajoute M. Wales. Le sens d'appropriation et de responsabilité est en train de passer de l'ONU aux gouvernements de la région". Ce comité se réunira à Nairobi mi-octobre pour statuer sur les mécanismes détaillés de mise en uvre de l'initiative. Lors de la réunion, il a été convenu que le comité directeur devrait rendre compte des progrès concrets de l'initiative au Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après, qui se tiendra au siège de la FAO à Rome en novembre. 19 juillet 2001
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