|
Aliments vendus sur la voie publique dans le monde entier
En Amérique latine et aux Caraïbes, l'achat de ces aliments représente 20 à 30 pour cent des dépenses des ménages urbains et assure une part importante des emplois. Durant une épidémie de choléra en 1991, les autorités du Pérou et de la Bolivie ont découvert le virus dans certains aliments vendus dans la rue, comme le ceviche, un plat de poisson cru. La FAO a offert son assistance technique à plusieurs projets dans toute la région. De 1991 à 1994, ces projets ont aidé à former plus de 600 inspecteurs alimentaires et près de 50 000 marchands, du Mexique à l'Amérique centrale et à l'Amérique du Sud. Malheureusement, une fois l'alarme du choléra passée, l'élan initial a commencé à décroître. Une nouvelle campagne a éduqué les consommateurs pour qu'ils exigent des aliments de meilleure qualité. Des campagnes ont été lancées dans les médias en Bolivie et en Colombie, dont les ONG locales et les associations alimentaires s'efforcent de maintenir l'élan. A Bangkok (Thaïlande), 20 000 vendeurs de rue offrent aux habitants 40 pour cent de leurs apports énergétiques totaux. Malheureusement, les études ont systématiquement constaté des taux inacceptables de bactéries et d'autres toxines. Pour combattre ce problème, le Département thaïlandais de la santé a institué un Code de conduite pour les aliments vendus sur la voie publique qui comprend 10 mesures de renforcement de la sécurité sanitaire. Avec le soutien de la FAO, les autorités locales ont tenu des réunions d'une demi-journée à l'intention des inspecteurs. Elles ont également mis au point une campagne de sensibilisation du public pour enseigner aux consommateurs l'importance de l'hygiène. Un an après l'introduction du Code de conduite, les marchands d'une zone ont annoncé une augmentation des ventes allant jusqu'à 20 pour cent. Non seulement les aliments vendus dans la rue sont économiques et commodes, mais ils peuvent aussi être nutritifs. Une étude réalisée à Calcutta a montré qu'un repas d'environ 1 000 calories contenait quelque 30 grammes de protéines, 15 grammes de lipides et 180 grammes de glucides. Et à un coût moyen d'environ cinq roupies indiennes, les aliments vendus sur la voie publique sont probablement la façon la plus économique de se procurer un repas équilibré hors du foyer. 21 août 2001
Pour plus ample information
Suggestions?: Webmaster@fao.org |