Veille mondiale FAO

 

Les disponibilités alimentaires s'améliorent peu à peu dans la plupart des Etats de l'ex-URSS, selon un rapport de la FAO


Après avoir atteint le fond, les disponibilités alimentaires s'améliorent dans la plus grande partie de la Communauté des Etats indépendants (CEI), selon le rapport d'une mission publié par le Système mondial d'information et d'alerte rapide sur l'alimentation et l'agriculture (SMIAR). La CEI est constituée principalement de pays qui faisaient autrefois partie de l'ex-Union des républiques socialistes soviétiques.

D'après le rapport, de nombreux pays voient maintenant leur PIB augmenter, quoiqu'à partir de niveaux inférieurs à la moitié de ceux enregistrés avant la transition vers l'économie de marché. Les besoins d'aide alimentaire et le nombre de personnes vulnérables nécessitant une aide alimentaire ciblée ont fortement diminué. Toutefois, la situation reste précaire au Tadjikistan, les besoins d'aide humanitaire et de reconstruction dans le nord du Caucase sont préoccupants et une petite aide humanitaire est encore nécessaire dans tous les pays. Plus de 16 pour cent de la population du Tadjikistan a besoin de secours d'urgence pour survivre.

L'amélioration de la situation alimentaire cache le problème fondamental des taux de chômage et de sous-emploi qui demeurent élevés, de sorte qu'un grand nombre de personnes ont du mal à joindre les deux bouts.

Sept pays de la CEI, comptant au total 53 millions d'habitants, sont maintenant classés comme pays à faible revenu et à déficit vivrier, avec un PNB par habitant et par an inférieur à 1 465 dollars E.-U. Cela fait juste 28 dollars par semaine et indique un revenu disponible encore plus bas.

Dans toute la CEI, selon le rapport, le principal problème réside non pas dans la disponibilité matérielle des aliments, mais dans le fait qu'ils sont inabordables. Les prix des denrées alimentaires sur les marchés sont très élevés par rapport aux salaires, ce qui reflète des déficiences structurelles dans la production, la transformation, la commercialisation, le transport et les systèmes bancaire et juridique, déficiences qu'il faudra des années pour éliminer. A l'intérieur des pays, les réformes du marché et la croissance du secteur privé ont fortement accentué les écarts de revenu. De plus en plus nombreux sont ceux qui ont accès à un régime alimentaire très varié, mais la majorité, dans les villes comme dans les campagnes, doivent encore consacrer une grande partie de leur revenu à l'achat d'aliments de base.

19 décembre 1997

Autres liens:


 FAO Home page  

 Cherchez 

Suggestions?: Webmaster@fao.org

©FAO,1997