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Une Alerte spéciale fait le bilan des dégâts causés à l'agriculture par l'ouragan Mitch
La FAO a publié une Alerte spéciale concernant les quatre pays d'Amérique centrale dévastés par l'ouragan Mitch, à savoir le Honduras, le Nicaragua, le Guatemala et El Salvador. Les plus durement touchés - le Honduras et le Nicaragua - comptent parmi les pays les plus pauvres de l'Amérique latine. Les bonnes récoltes de la première campagne dans la région cette année avaient fait espérer en une reprise de la production, après la mauvaise récolte de l'an dernier due à El Niño, précise l'Alerte. Mais aujourd'hui, ces espoirs se sont évanouis quand les champs portant des cultures vivrières, cultivés pour la plupart par de petits exploitants, ont été ravagés dans chacun de ces pays. Les plantations de bananes, de café et de sucre, qui sont des sources essentielles de devises, ont été dévastées dans plusieurs pays. Au Honduras, toutes les zones grosses productrices de café ont été touchées; en particulier, les réserves et les entrepôts des grands exportateurs ont été inondés. Les premières estimations font état de 650 000 sacs perdus, soit plus de 20 pour cent de la production de café prévue pour cette année. Les semis des céréales de la campagne principale de cette année - y compris environ 80 pour cent de la production annuelle de maïs - étaient en cours lorsque l'ouragan a frappé. Des pertes importantes ont été signalées, mais il est impossible pour le moment de chiffrer les dégâts avec précision. La récolte de haricots, autre aliment de base de la population, a été gravement touchée, comme l'ont été les cultures de banane et de palmier à huile ainsi que les agrumes et d'autres cultures fruitières. Au Nicaragua, le tiers environ des six millions d'habitants du pays aurait été directement affecté par l'ouragan Mitch. Le rapport précise que selon les premières indications, 30 pour cent de la récolte de café a été perdue. Quant aux cultures vivrières, les pertes subies ont mis fin à tout espoir de reprise après les mauvais résultats de l'an dernier imputables à la sécheresse. Le maïs de la deuxième campagne - qui représente 15 à 20 pour cent de la production annuelle - avait été semé au moment où l'ouragan a frappé. Les haricots et le sorgho déjà en terre - deux aliments de base importants - représentaient environ 50 et 80 pour cent respectivement de la production annuelle totale. Toutes ces cultures ont beaucoup souffert de l'ouragan. Le Guatemala et El Salvador ont été moins gravement touchés, bien qu'il y ait eu de lourdes pertes en vies humaines, au niveau de l'infrastructure et dans l'agriculture. Au Guatemala, les premières estimations officielles confirment l'étendue des dommages aux plantations de café, de tabac et de bananes, selon l'Alerte. Environ 15 pour cent de la récolte de café auraient été perdus. La récolte de maïs de la première campagne (qui est très importante) et les semis de la deuxième campagne étaient en cours lorsque l'ouragan a frappé et ont été sérieusement affectées par les inondations. En El Salvador, la récolte des cultures de la première campagne était bien avancée à l'arrivée du fléau et les semis de certaines cultures de la deuxième campagne avaient commencé. L'Alerte spéciale précise que d'après les premières estimations, les pertes de récolte de maïs pourraient atteindre 80 pour cent dans les zones touchées. Les pertes sont également considérables, mais pas encore chiffrées, pour les haricots, le sorgho, le café et la canne à sucre. Voir l'Alerte spéciale 11 novembre 1998
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