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Cartographie des mangroves pour la 2ème édition de l’Atlas mondial
Une première tentative systématique de cartographie des écosystèmes mondiaux de mangrove a été réalisée par l’ISME (Société internationale pour les écosystèmes de la mangrove), en collaboration avec l’OIBT (Organisation internationale des bois tropicaux) et le WCMC (Centre de surveillance de la conservation de la nature) et publiée en 1997. L’Atlas mondial de la mangrove contient des informations sur la répartition de la mangrove au niveau mondial et régional, des descriptions des espèces d’arbres, des cartes et des études de cas. Les auteurs ont exploité une grande diversité de sources et en ont tiré la meilleure information possible. Cet atlas, qui a une valeur importante, est considéré comme un point de référence pour les dirigeants, les experts en conservation et les scientifiques. Il a permis de prendre des décisions informées pour l’élaboration de plans de conservation, de protection, de développement ainsi qu’en matière de développement durable, non seulement pour la planification locale, mais aussi au niveau national et international. Il comprend 25 cartes régionales qui constituent une première synthèse cartographique de la répartition mondiale de la mangrove.
La deuxième édition de l’Atlas, dix ans après, arrive au moment où il devient important d’améliorer les cartes numériques pour disposer d’une base de données plus fiable et plus complète. Elle a été réalisée en collaboration avec la FAO, l’ISME, l’OIBT, l’UNEP-WCMC, l’UNESCO MAB et l’UNU-INWEH. Les rédacteurs en sont Mark Spalding, Françoise Blasco et Colin Field.
La FAO-NRCE contribue à la révision cartographique de ces anciens dossiers numériques. Avec sa longue expérience d’utilisation des technologies de télédétection et de SIG (Africover, GLCN etc.), la NRCE est bien placée pour mener cette tâche. L’OIBT, principal donateur, a demandé que cette révision soit effectuée pour 28 pays (Bahamas, Bangladesh, Brésil, Colombie, Chine, Cuba, Equateur, Guyane française, Guam, Guadeloupe, Inde, Madagascar, Malaisie+Singapour, Martinique, Mauritanie, Mayotte, Myanmar, Micronésie, Palau, Pakistan, Pérou, Philippines, Iles Salomon, Vanuatu, Venezuela, UEA+ Qatar et USA), dans lesquels les données de base sont peu fiables, défectueuses ou totalement absentes. Pour cet exercice de cartographie, plus de 400 images satellite EMT+ datant de 2000-2003 ont été traitées, géo référenciées et interprétées et ont permis de produire, pour chaque pays, une nouvelle base de données actualisée pour chaque pays.
La procédure habituelle pour extraire des informations sur le couvert végétal à partir de produits de télédétection, comme les images par satellites, implique les étapes suivantes:
- interprétation préliminaire
- validation de terrain
- cartographie finale.
L’étape de validation de terrain est essentielle, car elle permet de minimiser les erreurs d’interprétation. Dans un projet aussi vaste, un programme de travail de terrain complet aurait été extrêmement coûteux, largement supérieur aux ressources allouées, mais le non respect de cette phase aurait conduit à un résultat moins fiable. La FAO, grâce à ses capacités relationnelles internationales a pu associer des chercheurs, des experts nationaux et des experts internationaux à ce processus de validation. Un réseau de relations a ainsi été créé et de nombreuses personnes ont contribué, à partir de leurs propres connaissances, à l’affinement de la première interprétation. Ce processus, qui a apporté de bons résultats, a constitué une valeur ajoutée à la finalisation des cartes numériques.
Cette base de données actualisée sur les écosystèmes de la mangrove est un point de départ intéressant pour les futures initiatives relatives à des questions essentielles, comme le changement climatique, l’environnement côtier, l’hydrosphère ou à l’utilisation et l’exploitation de la mangrove par l’homme. Elle est également très utile pour soutenir des initiatives internationales en cours dans le domaine du changement environnemental mondial, comme la mesure des progrès réalisés vers l’objectif Biodiversité 2010 de la Convention sur la diversité biologique.
Les écosystèmes de la mangrove sont uniques, marginaux et hautement productifs. Ces trois éléments sont essentiels, en termes sociaux, économiques et biologiques, et très intéressantes pour la communauté scientifique. A cet égard, il est important d’engager un véritable effort multidisciplinaire pour réaliser une analyse de ces écosystèmes de haut niveau et complète.
Les futures évolutions dans ce domaine pourront être prises en charge par NRCE, mais elles pourront également s’appuyer sur un réseau d’initiatives et d’analyses multisectorielles. Plus spécifiquement, elles pourraient s’inscrire dans la mise en oeuvre du protocole de coopération entre la Convention de Ramsar, le Système mondial d’observation de la terre (SMOT) , ainsi que dans un partenariat de type II sur l’inventaire et la cartographie des zones humides en soutien aux conventions de RAMSAR, établi entre la FAO (à travers le Groupe côtier du SMOT), l’Institut international de gestion des ressources en eau (IWMI) et d’autres conventions relatives à la biodiversité (comme la convention sur la diversité biologique, la convention sur les espèces migratrices, la convention sur le patrimoine mondial) .
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