GEF Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
 

Questions fréquemment posées

  1. Quelle est la signification du sigle SIPAM?
  2. Quand le concept de SIPAM a-t-il été formulé?
  3. Quels sont les objectifs des SIPAM?
  4. Quelles sont les stratégies d’intervention des SIPAM?
  5. En quoi consiste l’approche de la conservation dynamique?
  6. De quelle façon l’initiative SIPAM réussira-t-elle à atteindre ses objectifs de développement durable malgré la globalisation, le changement du climat et l’augmentation de sa variabilité?
  7. Quels sont les cinq atouts des systèmes agraires? Que faut-il entendre par capital naturel, capital humain, capital social, capital physique, capital financier?
  8. Quels sont les critères pour évaluer une gestion adaptative et des processus dynamiques?
  9. Au niveau d’une communauté rurale, quels facteurs sont généralement à la base d’une gestion durable des terres et des ressources naturelles?
  10. Pour quelles raisons faut-il intervenir là où les populations locales utilisent déjà des techniques de gestion des terres et des ressources naturelles ingénieuses et durables?
  11. Avec quels genres de partenaires locaux le projet SIPAM va-t-il collaborer?
  12. Quels genre de politique est favorable à la conservation dynamique d’un SIPAM et au développement agricole et rural durable?
  13. Quels sont les avantages de l’utilisation des systèmes de savoirs agricoles traditionnels?
  14. Comment les sites des SIPAM seront-ils choisis ainsi que ceux des systèmes candidats?
  15. Le programme SIPAM sera-t-il mis en œuvre dans des pays industrialisés?


1.Quelle est la signification du sigle SIPAM?

SIPAM signifie « Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondial ».

Les SIPAM sont définis comme des « Systèmes remarquables en matière d’utilisation de terres et de paysages qui sont riches d’une biodiversité globalement importante et qui résultent de la coadaptation entre une communauté, avec ses besoins et ses aspirations à un développement durable, et son environnement ».

Ceci constitue la définition habituelle, mais elle peut bien sûr être révisée afin de mieux traduire la nature dynamique du SIPAM.

Les types de SIPAM sont illustrés par les exemples suivants :

Des systèmes remarquables basés sur le riz. Ce type comprend les systèmes de terrasses rizicoles remarquables, où la riziculture est associée à l’agroforesterie grâce à une utilisation intégrée de peuplements forestiers, ensuite les diverses associations riz-poissons, avec un grand nombre de variétés et de génotypes de riz et de poissons et, enfin, un grand nombre de systèmes caractérisés par une utilisation intégrée de forêts, de terres et de l’eau, comme les terrasses rizicoles de l’Asie du Sud-est et de l’Himalaya.

Les agro-écosystèmes à base de maïs et de tubercules développés par les Aztèques (Chinampas au Mexique) et par les Incas dans les Andes (Waru-Waru sur le pourtour du las Titicaca au Pérou et en Bolivie) sont caractérisés par une gestion ingénieuse du microclimat et de l’eau, une utilisation adaptative de nombreuses variétés d’espèces cultivées, ceci afin de prendre en compte la variabilité climatique, une agroforesterie intégrée et des ressources importantes en termes de savoirs locaux et du patrimoine culturel qui leur est associé.

Les systèmes à base de Taro de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et d’autres pays en développement insulaires du Pacifique disposent pour ces cultures de ressources endémiques uniques.

Des systèmes pastoraux remarquables, dans des environnements rudes et en déséquilibre, sont basés sur une utilisation adaptative des parcours, de l’eau, du sel et de ressources forestières grâce à la mobilité et à la composition des troupeaux. Ils sont caractérisés par une biodiversité animale importante et par des paysages culturels remarquables. Ces systèmes incluent des zones de montagne, des terres sèches tropicales et subtropicales et des systèmes arctiques tels ceux basés sur la gestion pastorale des Yaks au Ladakh, sur les hauts plateaux Tibétains, en Inde et dans certaines régions de la Mongolie ; les systèmes pastoraux à base de troupeaux et les systèmes mixtes basés sur l’animal, comme ceux des Masaï en Afrique de l'Est, ou des systèmes utilisant des rennes comme base de gestion de la toundra et de secteurs tempérés de la forêt en Sibérie, comme ceux développés par les Saami et les Nenets.

Les systèmes ingénieux de gestion de l'irrigation, du sol et de l'eau dans les terres sèches sont caractérisés par une diversité élevée d'espèces (cultures et élevage) adaptées à de tels environnements : systèmes souterrains antiques de distribution de l'eau (Qanât) permettant le fonctionnement de divers systèmes de culture spécialisés en Iran, en Afghanistan et dans d'autres pays d'Asie Centrale, avec des jardins familiaux associés et des espèces endémiques de poissons aveugles vivant dans les voies d'eau souterraines ; oasis intégrées des déserts de l'Afrique du Nord et du Sahara ; systèmes traditionnels de gestion de fonds de vallée et de zones humides, par exemple autour du lac Tchad et dans le bassin et le delta intérieur du fleuve Niger (système de riz flottant) et autres systèmes ingénieux en pays Bamiléké (Cameroun), Dogon (Mali) et Diola (Sénégal).

Le système complexe de jardins familiaux à strates multiples comporte des arbres sauvages et cultivés, des arbustes et des plantes à usages multiples : alimentaire, médicinal, ornemental. Ces systèmes peuvent être associés à de l'agroforesterie, à des cultures itinérantes, à de la chasse-cueillette ou à de l’élevage. Ce système de jardins familiaux est répandu en Chine, en Inde, aux Caraïbes, en Amazonie (kyapò) et en Indonésie (par exemple à l'Est de Kalimantan et à Butitingui).

Système de chasse-cueillette, comme ceux basés sur la récolte du riz sauvage au Tchad et la récolte du miel par les populations forestières en Afrique de l'Est et Centrale.

Sur la base de cette classification du patrimoine agricole, la gestion de plusieurs systèmes permet une conservation dynamique. Il s’agit des systèmes suivants :

  • L’agriculture des Andes (Pérou) ;
  • L’agriculture de Chiloé (Chili) ;
  • Les terrasses rizicoles d’Ifuago (Philippines) ;
  • Les oasis du Maghreb (Algérie, Tunisie) ;
  • Le système riz-poisson (Chine) ;
  • Le système pastoral Masaï (Kenya, Tanzanie).

Systèmes Pilotes

Systèmes Candidat

Autres Systèmes