Ressources en terres

Gestion durable des terres

La GDT peut être définie comme ‘l’utilisation des ressources en terres, notamment des sols, de l’eau, des animaux et des plantes pour produire des biens et satisfaire les besoins humains sans cesse croissant, tout en préservant leur potentiel de production à long terme et leurs fonctions dans l’environnement’. (Sommet de la planète terre des NU, 1992).

Click onTerrAfrica (2005) a ultérieurement défini la gestion durable des terres comme ‘l’adoption de systèmes d’utilisation des terres qui, à travers des pratiques de gestion appropriées, permettent à ses utilisateurs de maximiser les avantages procurés par les terres, tout en préservant ou en renforçant leurs fonctions de soutien écologique’.

La gestion durable des terres (GDT) est cruciale pour minimiser la dégradation des terres, réhabiliter les zones dégradées et assurer une utilisation optimale des ressources en terres pour les générations actuelles et futures.

La GDT est basée sur quatre principes généraux:

  • partir des besoins des utilisateurs des terres et adopter une approche participative;
  • intégrer l’utilisation des ressources naturelles aux niveaux des écosystèmes et des systèmes d’exploitation;
  • promouvoir un engagement multi niveaux et multi acteurs;
  • cibler les politiques et le soutien institutionnel et élaborer des mécanismes d’incitation pour l’adoption de la GDT et la génération de revenus au niveau local.

 

Les applications de la GDT impliquent une collaboration et des partenariats à tous niveaux – utilisateurs des  terres, experts techniques et décideurs politiques –  pour s’assurer que les causes de la dégradation et les mesures correctives sont correctement identifiées et que les politiques et les réglementations facilitent l’adoption des mesures de gestion les plus appropriées.

La GDT est considérée comme un impératif pour le développement durable et  joue un rôle clé pour  harmoniser les objectifs encore historiquement conflictuels entre la production et l’environnement. En conséquence, un des principaux aspects de la GDT vise à l’intégration de l’agriculture et de l’environnement à travers des objectifs doubles : i) maintenir la productivité à long terme des fonctions de l’écosystème (terres, eau, biodiversité) et ii) augmenter la productivité (qualité, quantité et diversité) des biens et services, s’agissant particulièrement d’une production alimentaire sûre et saine.

Pour opérationnaliser la combinaison durable de ces objectifs doubles de la GDT, il est essentiel d’identifier les moteurs et les causes de la dégradation des terres et de prendre en compte les questions liées aux risques actuels et émergents.

La GDT englobe toutes les autres approches établies, comme la protection du sol et des eaux, la gestion des ressources naturelles, la gestion intégrée de l’écosystème. Elle suppose  aussi une approche holistique pour parvenir à des écosystèmes productifs et sains, en intégrant les besoins et les valeurs sociaux, économiques, physiques et biologiques.

Elle contribue au développement rural et durable et implique une grande attention au niveau des programmes nationaux, sous nationaux et communautaires et aux investissements correspondants.

Il est donc essentiel de comprendre:

  • les caractéristiques des ressources naturelles des écosystèmes individuels et leurs processus (climat, sols, eau, plantes, animaux);
  • les caractéristiques socioéconomiques et culturelles de ceux qui vivent et/ou dépendent des ressources des écosystèmes individuels (population, composition des ménages, croyances culturelles, stratégies de moyens d’existence, revenus, niveaux d’éducation etc.);
  • les fonctions et services environnementaux apportés par des écosystèmes sains (protection des bassins versants, maintien de la fertilité des sols, fixation du carbone, amélioration des micro climats, préservation de la biodiversité, etc.) ; et
  • les innombrables contraintes et opportunités liés à l’utilisation des ressources naturelles d’un écosystème pour répondre aux besoins économiques et au bien-être de la population (pour l’alimentation, l’eau, l’énergie, les abris

La GDT reconnaît que la population (les ressources humaines) et les ressources naturelles dont elle dépend directement ou indirectement, sont inextricablement liées. Plutôt que de traiter séparément chacun des éléments de l’écosystème, il est préférable de les traiter ensemble, afin d’obtenir des bénéfices écologiques et socioéconomiques multiples.

Renforcement des capacités

La FAO soutient ses Etats membres s’agissant des nombreuses technologies et approches complémentaires de la GDT, à travers la formation, l’information, la communication, les outils et équipements, le renforcement institutionnel, les réformes politiques et la programmation nationale.

La FAO a introduit une série de programmes et d’approches relatives à la GDT et a encouragé leur utilisation; il s’agit notamment des écoles d’agriculture de terrain, de l’agriculture de conservation, de la gestion des bassins versants, des systèmes de cultures pour une gestion intégrée des terres et des eaux, d’ un meilleur aménagement des terres, de la gestion des terroirs et de la planification locale des terres, de la gestion intégrée des plantes et des ravageurs (IPPM) et de la gestion durable des forêts.

La FAO exécute également un certain nombre de projets, financés par le FEM, pour affronter les questions liées à la dégradation des terres transfrontières, et notamment : la gestion intégrée des zones d’altitude du Fouta Djalon, (exécuté par le Département des forêts de la FAO), les projets GIAHS (Systèmes importants du patrimoine agricole mondial) tous exécutés par la Division des terres et des eaux ; le programme transfrontière de gestion des écosystèmes agricoles du bassin versant de la Kagera ; et l’utilisation des écoles d’agriculture de terrain pour surmonter la dégradation des terres dans les zones agropastorales du Kenya oriental.

Sites et outils clés de la FAO