Pays et RégionsPrésentationUne information, quantitative et qualitative, sur l'eau douce, sa disponibilité et son utilisation est indispensable pour un développement durable. D'autre part, la plus grande partie des ressources en eau du monde est utilisée pour la production agricole. De plus, l'aménagement des ressources en eau joue un rôle essentiel dans l'augmentation de la production alimentaire et la réalisation de l'objectif de sécurité alimentaire. L'information sur l'utilisation de l'eau dans le secteur agricole est donc de plus en plus importante. Des données pertinentes sont également nécessaires pour la gestion des ressources en eau internationales partagées. La "soif" d'information sur l'eau en zone rurale s'accroît régulièrement et la demande, notamment de la part des gouvernements et des agences de développement, est considérable. En 1993, la FAO a lancé le programme AQUASTAT pour répondre à cette demande en mettant en particulier l'accent sur l'irrigation. L'objectif d'AQUASTAT est de rassembler, de manière systématique par pays et par unités sous-nationales, l'information concernant l'utilisation de l'eau en milieu rural. La priorité a été donnée aux pays du continent africain, étant donné les besoins d'information relative à la promotion de l'agriculture irriguée pour atteindre la sécurité alimentaire dans un grand nombre de pays du continent. Les 53 pays du continent Africain ont été enquêtés en 1994-1995. Les résultats sont présentés dans le rapport bilingue de la FAO "L'irrigation en Afrique en chiffres". En 1995-1996, c'est la région du Proche-Moyen Orient qui a été étudiée, une région où se concentre la plupart des complexités d'allocations d'eau du monde. Cela a conduit au rapport 9 "L'irrigation au Proche et Moyen Orient en chiffres" (en anglais). En 1997, ce fut le tour des 15 pays de l'ex-Union Soviétique, qui sont présentés dans le rapport 15 "L'irrigation dans les pays de l'ex-Union Soviétique en chiffres" (en anglais). En 1998-99, un quatrième groupe de pays de la région Asie, non couverts par les rapports précédents sur le Proche-Moyen Orient (Rapport sur l'eau 9) et sur l'ex-URSS (Rapport sur l'eau 15), a été étudié, ce qui a conduit au rapport 18. Le rapport 20 de la série des rapports sur l'eau est le plus récent et a été publié en 2000. Il couvre les pays de l'Amérique Latine et des Caraïbes. Enfin, en 2005, dix ans après la première enquête, le continent africain a été mis à jour, ce qui a abouti au rapport sur l'eau 29 "L'irrigation en Afrique en chiffres: Enquête AQUASTAT - 2005". Objectifs et approcheL'objectif du programme d'enquête par pays est triple:
Afin d'obtenir l'information la plus fiable possible, l'enquête a été organisée comme suit:
Un schéma de la méthodologie est donné ici. AQUASTAT a tiré parti, dans toute la mesure possible, des capacités et compétences nationales. Lors de la collecte des informations par pays, la préférence a, en effet, été donnée aux consultants nationaux qui ont une meilleure connaissance de leur propre pays et certainement plus facilement accès aux documents nationaux. Collecte des données, traitement et fiabilitéLes principales sources d’information sont:
De plus, certaines données sont systématiquement fournies par les sources suivantes:
Au total, plus d’une cinquantaine de variables ont été sélectionnées et sont présentées dans les tableaux nationaux joints aux monographies par pays. Elles sont regroupées en catégories correspondant aux différentes sections des monographies: caractéristiques du pays et de la population; eau: ressources et prélèvements; et irrigation et drainage. Une description détaillée de chaque variable est donnée dans la base de données en ligne. Des tableaux additionnels ont été ajoutés aux monographies lorsque l’information disponible le permettait, notamment pour préciser des données régionales ou par bassin hydrographique. Dans la plupart des cas, une analyse critique de l’information est requise pour assurer la cohérence générale des informations recueillies pour un pays donné. Lorsque plusieurs sources fournissent des informations divergentes ou contradictoires, la préférence est systématiquement donnée aux informations collectées au niveau du pays ou de la province plutôt qu’au niveau régional ou mondial et, sauf dans le cas d’erreurs évidentes, les sources officielles sont privilégiées. En ce qui concerne les ressources en eau partagées, la comparaison des informations entre les pays permet de vérifier et de compléter celles concernant les débits des fleuves transfrontières et d’assurer la cohérence au niveau des bassins. Malgré ces précautions, il reste que la précision, la fiabilité et la fréquence avec lesquelles l’information est recueillie varient considérablement en fonction de la région, du pays et de la catégorie d’information. Ces considérations sont discutées systématiquement dans les monographies par pays.
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