Maroc
Source: FAO Déni di responsabilité Cliquez ici pour une carte plus détaillée. Version 2005 Géographie, climat et populationLe Maroc, situé à l’extrême nord-ouest du continent africain, a une superficie totale de 446 550 km2 (selon la pratique adoptée par les Nations Unies, ce chiffre ne comprend pas la superficie du Sahara occidental qui est de 266 000 km2 environ; cela n’implique aucune prise de position de la part de la FAO quant au statut légal, juridique ou constitutionnel du Sahara occidental). Les milieux physiques sont très diversifiés sur le plan topographique et sur le plan climatique en raison de l’effet conjugué des influences méditerranéenne, atlantique et saharienne sur le relief, ainsi que de la nature des sols et de leur utilisation. La superficie cultivée (cultures annuelles et permanentes) est évaluée à 9.3 millions d’hectares (tableau 1). Le pays peut être divisé en quatre unités physiographiques:
Bien que doté d’une situation géographique favorable, le Maroc est un pays à climat essentiellement semi-aride à aride dans la majeure partie de son territoire. De caractère méditerranéen, à la fois tempéré et chaud, ce climat se caractérise par deux principales saisons: un été chaud et sec, un hiver froid et humide. La pluviométrie moyenne, de 346 mm/an, varie de plus de 750 mm à l’extrême nord-ouest, où une agriculture pluviale est encore possible, à moins de 150 mm/an vers le sud-est, où l’irrigation est une nécessité absolue pour l’agriculture. La population du pays s’élevait en 2004 à un peu plus de 31 millions d’habitants. La population est rurale à 42 pour cent contre 70 pour cent dans les années 1960. Le taux d’accroissement annuel de la population recule, passant de 2.8 pour cent dans les années 1960 à 1.7 pour cent actuellement. La desserte en eau potable est estimée à 80 pour cent de la population totale (99 pour cent en milieu urbain, 56 pour cent en milieu rural) (tableau 1). Économie, agriculture et sécurité alimentaireLe PIB agricole a subi, au fil des ans, des fluctuations importantes dues aux aléas climatiques. Bien que le PIB global ait constamment augmenté, sa progression a été nettement influencée par les oscillations du PIB agricole, les deux variables étant fortement corrélées. Les aléas climatiques ont donc une influence sensible sur l’économie marocaine, et l’on constate une diminution de la part du PIB agricole dans le PIB national, part qui est passée de 28 pour cent dans les années 1960 à 14 pour cent pour la période 1996-2000. En 2003, la part du PIB agricole était de 18 pour cent. L’analyse à long terme des productions agricoles laisse apparaître une augmentation soutenue des cultures industrielles, maraîchères et fruitières et de la production laitière due notamment à l’extension des périmètres irrigués et à l’accroissement des rendements dans ces périmètres (tableau 2). Par ailleurs, la balance commerciale du pays accuse un déficit chronique qui s’explique par le déficit structurel de la balance agricole (tableau 3). En effet, d’une part les importations agricoles sont essentiellement constituées de produits de base, dont la demande interne reste nettement supérieure aux possibilités de production, comme les céréales, le sucre, les huiles végétales et dans une moindre mesure les produits laitiers et, d’autre part, les exportations agricoles, qui présentent un potentiel considérable de développement, ont une croissance pratiquement nulle à cause du protectionnisme des partenaires commerciaux. Ressources en eau et utilisation de l’eauRessources en eau Les ressources en eau renouvelables sont évaluées à 29 km3/an, dont 22 km3/an d’eaux de surface et 10 km3/an d’eaux souterraines, tandis que la partie commune entre eaux de surface et eaux souterraines est évaluée à 3 km3/an (tableau 4 et tableau 5). Les ressources superficielles sont très inégalement réparties: les bassins du Loukkos, du Sebou et de l’Oum Rbiâa réunissent 71.5 pour cent des ressources nationales. En revanche, les ressources souterraines sont relativement mieux distribuées sur le territoire. Les valeurs moyennes des écoulements de surface masquent d’importantes irrégularités temporelles. En effet, les écoulements de fréquence décennale sur l’ensemble du pays ne représentent que 32 pour cent de la normale. Sur l’ensemble des ressources en eau renouvelables, les ressources potentielles mobilisables dans les conditions techniques et économiques actuelles sont estimées à 20.7 km3/an dont près de 3 km3 en eaux souterraines. En matière de ressources en eau non conventionnelles, le potentiel des eaux usées était évalué à près de 500 millions de m3 en 2000 et devrait atteindre 1 500 millions de m3 en 2020. La réutilisation des eaux usées au Maroc, notamment pour l’irrigation des terres agricoles et surtout des espaces verts, est au stade expérimental. Actuellement, le recours au dessalement de l’eau de mer et à la déminéralisation des eaux souterraines saumâtres pour l’approvisionnement en eau potable des villes et des centres déficitaires est limité aux zones sahariennes du sud du Maroc. Il était d’environ 7 millions de m3 en 2000, avec une prévision de 51.4 millions de m3 en 2020. La mobilisation des ressources en eau s’effectue grâce à un important patrimoine hydraulique:
L’exploitation des nappes souterraines, actuellement identifiées et évaluées, permet de mobiliser 3 166 millions de m3 par an, dont 82.6 pour cent à partir de nappes phréatiques et 17.4 pour cent à partir des nappes profondes. Bien qu’il y ait une surexploitation globale des eaux souterraines renouvelables, le niveau d’exploitation diffère largement entre types de nappes et entre bassins versants. En moyenne, le taux d’exploitation des nappes phréatiques est de 114.1 pour cent et il varie de 75.4 pour cent dans le bassin de Bouregreg à 179.6 pour cent dans le bassin du Souss. Le taux d’exploitation des nappes profondes est de 80.4 pour cent et il va de 48.2 pour cent dans le bassin du Loukkos à 130.1 pour cent dans le bassin du Tensift. Par bassin le taux d’exploitation des nappes est compris entre 63.7 pour cent dans le bassin du Sebou et 179.6 pour cent dans le Souss Massa (tableau 6). Cette tendance à la surexploitation des nappes ne fera que s’aggraver et il est estimé qu’à l’horizon 2020 le taux d’exploitation projeté des nappes phréatiques atteindra 120.1 pour cent et celui des nappes profondes 89.5 pour cent. Utilisation de l’eau Les demandes en eau pour l’année 2000 s’élevaient à 12 607 millions de m3, dont 11 010 millions de m3 pour l’irrigation soit plus de 87 pour cent de la demande totale, 1 237 millions de m3 pour les collectivités et 360 millions de m3 pour l’industrie (tableau 5, tableau 7 et figure 1). Sur ce total de 12 607 millions de m³, 7 millions étaient de l’eau dessalée, 3 166 millions de l’eau souterraine et 9 434 millions de l’eau de surface. À l’horizon 2020 ces demandes s’élèveront à 15 690 millions de m3, dont 13 038 millions de m3 pour l’irrigation ou 83 pour cent de l’ensemble de la demande (tableau 7). La confrontation entre les ressources en eau mobilisées et la demande en eau des différents secteurs montre que les besoins sont actuellement satisfaits et devraient l’être aussi en 2020. Cependant ce bilan global cache de grandes disparités entre bassins versants, seuls les bassins du Loukkos et du Sebou étant excédentaires et les autres accusant des déficits structurels. La satisfaction de la demande en eau d’irrigation consiste en 76 pour cent d’eaux de surface et 24 pour cent d’eaux souterraines (tableau 8). Le recours aux eaux souterraines est surtout pratiqué par le secteur de l’irrigation privée, qui mobilise plus de 66.7 pour cent de la demande totale de l’irrigation en eaux souterraines ou 84.9 pour cent de la demande de ce secteur (tableau 9). Eaux internationales: enjeux Les ressources en eaux du Maroc sont en totalité internes et il n’en reçoit aucune transfrontalière; en revanche il exporte un volume moyen annuel de 230 millions de m3 à partir du bassin de l’oued Guir, qui constitue la frontière orientale des bassins sud atlasiques, vers l’Algérie. Aucune ressource en eau n’est partagée avec la Mauritanie. Développement de l’irrigation et du drainageÉvolution du développement de l’irrigation Le potentiel des terres irrigables s’élève à 1 664 000 ha dont 1 364 000 ha d’irrigation pérenne et 300 000 ha d’irrigation saisonnière et d’épandage des eaux de crue (figure 2). Ces chiffres sont les derniers annoncés officiellement suite aux études des plans directeurs d’aménagement des eaux des bassins versants. Les superficies aménagées d’une façon moderne ou traditionnelle pour l’irrigation pérenne s’élevaient, à la fin de 2004, à 1 458 160 ha dont 1 016 730 ha ont été aménagés par les pouvoirs publics et 441 430 ha par les privés. À ce sujet, il faut signaler que les superficies réellement équipées par les privés s’élèvent à 626 610 ha, mais 185 180 ha se trouvent à l’intérieur des périmètres ayant déjà été aménagés par les soins de l’État. En outre, 26 000 ha ont été aménagés pour l’irrigation par épandage des eaux de crue (tableau 10 et tableau 11). Les grands périmètres d’irrigation sont délimités dans le cadre des plans directeurs d’aménagement intégré des bassins versants hydrauliques. Ainsi, neuf grands périmètres d’irrigation ont été délimités et ont fait l’objet d’un aménagement hydro-agricole qui a porté, fin 2004, sur une superficie totale de 682 600 ha où l’État a réalisé les équipements tant externes qu’internes à l’exploitation (tableau 12 et figure 3). Les périmètres de petite et moyenne hydraulique représentent une superficie potentielle de 484 000 ha pouvant être irriguée de façon pérenne. À cela s’ajoutent 300 000 ha d’irrigation saisonnière et/ou par épandage d’eaux des crues. La superficie aménagée fin 2004 était de 334 130 ha en irrigation pérenne plus 26 000 ha en épandage d’eaux de crue. Les superficies aménagées en irrigation pérenne sont entièrement réalisées par l’État, dont 327 230 ha en mode gravitaire et 6 900 ha en aspersion. En ce qui concerne l’irrigation privée réalisée par des agriculteurs individuels sur des exploitations initialement d’agriculture pluviale en dehors des périmètres de grande hydraulique et de petite et moyenne hydraulique équipés par l’État, d’après une enquête exhaustive réalisée en 2002 au niveau des centres de travaux et des centres de mise en valeur, les superficies intéressées s’élèvent à 441 430 ha (tableau 13). Il faut ajouter à cela 185 180 ha équipés par les privés mais situés à l’intérieur des périmètres d’irrigation aménagés par les pouvoirs publics. Par mode d’irrigation, les superficies équipées en irrigation de surface s’élèvent à 1 208 512 ha, soit 83 pour cent de la superficie équipée en irrigation pérenne, celles équipées en aspersion couvrent 151 673 ha ou 10 pour cent de la superficie équipée (dont l’irrigation par pivots et rampes frontales concerne 16 230 ha), et celles équipées en irrigation localisée occupent 97 975 ha (dont 10 875 ha d’irrigation sous serres), soit 7 pour cent de la superficie équipée (tableau 14 et figure 4). Les superficies équipées en grande hydraulique en mode aspersion représentent 84.5 pour cent de l’ensemble des superficies équipées en ce mode d’irrigation et les superficies équipées en irrigation localisée sont entièrement aménagées par les secteur privé. Sur l’ensemble des superficies équipées, celles qui utilisent l’énergie de relevage s’élèvent à 467 038 ha dont 294 058 irrigation de surface, et 172 980 ha irrigation par aspersion ou localisée. Ces 172 980 ha font recours, en plus de l’énergie de relevage, à l’énergie de mise en pression; à cela s’ajoutent 76 668 ha qui utilisent uniquement la mise en pression, ce qui porte la superficie totale utilisant l’énergie de mise en pression à 249 648 ha. Environ 30 pour cent de la superficie équipée est irriguée à partir d’eau souterraine (figure 5). Le secteur de l’irrigation consomme en moyenne 429 millions de kWh/an pour une facture totale de 34.2 millions de dollars EU. Cette consommation représente 6.8 pour cent de la consommation nationale en énergie électrique de moyenne tension. La grande irrigation consomme 300 millions de kWh soit 69.9 pour cent de la consommation totale du secteur de l’irrigation, la petite et moyenne hydraulique en consomme 19 millions ou 4.4 pour cent et l’irrigation privée, qui recourt intensivement aux eaux souterraines, consomme en moyenne 110 millions de kWh ou 25.7 pour cent de l’énergie du secteur de l’irrigation. Les superficies effectivement irriguées (hors zones d’épandage de crues) s’élèvent à 97.5 pour cent de la superficie équipée et ont été estimées à partir des déclarations des irrigants pour les grands périmètres, et à partir d’enquêtes pour la petite et moyenne hydraulique et l’irrigation privée (tableau 15). Rôle de l’irrigation dans la production, l’économie et la société Bien qu’elle ne concerne que 16 pour cent des superficies cultivées, l’agriculture irriguée représente environ 45 pour cent de la valeur ajoutée agricole et contribue pour 75 pour cent aux exportations du secteur. Cette contribution est encore plus marquée pendant les années sèches où la production des zones bour est sévèrement affectée. Durant la campagne 1993-1994, année humide, la contribution de l’irrigué était de 35 pour cent de la valeur ajoutée agricole. En 1994-1995, année sèche, cette contribution s’est élevée à 70 pour cent de cette valeur. La mise en valeur agricole des grands périmètres irrigués a permis l’intensification de l’agriculture, grâce à l’effet combiné de l’irrigation, de l’usage d’intrants appropriés et de la mécanisation. Ainsi, l’accroissement moyen annuel de la production agricole dans les périmètres irrigués depuis 1960 a atteint 7.9 pour cent. Les augmentations les plus significatives ont concerné les produits laitiers et la viande (27 pour cent) - du fait de la culture de fourrage irrigué - le maraîchage (17.5 pour cent), les céréales (17.4 pour cent), les agrumes (17 pour cent) et le sucre (6.2 pour cent). Les chiffres ci-après se réfèrent à la campagne agricole 2000-2001, qui est bien représentative des conditions moyennes du pays. Bien que n’occupant que 15 pour cent de la superficie cultivée, l’agriculture irriguée participe pour presque 81 pour cent au volume total de production agricole, toutes cultures confondues. Pour les céréales la superficie irriguée ne représente que 10.3 pour cent de celle emblavée au niveau national mais assure 27.8 pour cent de la production céréalière, et pour les légumineuses ces taux sont respectivement de 1.9 pour cent pour la superficie et de 26.2 pour cent pour la production. Certaines cultures ont l’exclusivité quasi totale des zones irriguées, comme les cultures fourragères (bersim et luzerne), la betterave et la canne à sucre, le coton, les cultures maraîchères, les agrumes et le palmier dattier (tableau 11 et figure 6). En ce qui concerne les productions animales, la production nationale des viandes rouges et blanches satisfait à 100 pour cent la demande exprimée, et la production de lait à 87 pour cent. Cependant, le déficit protéique par habitant est estimé à 30 pour cent en moyenne par rapport à la norme internationale. La pratique des cultures fourragères irriguées a une incidence très importante sur les résultats techniques des éleveurs. Ainsi, le poids moyen des carcasses de bovins élevés en zone irriguée est le double du poids des carcasses provenant des élevages en bour ou agriculture pluviale. De même, la productivité des vaches laitières est en moyenne de 1 906 litres par animal et par an en zone irriguée, contre 605 litres en bour. En race pure et en zone irriguée, la performance moyenne est de 4 000 litres. La valeur ajoutée moyenne à l’hectare aménagé en irrigation est de 1 173 dollars EU, soit une valeur ajoutée pour l’ensemble des terres aménagées de 1 710 millions de dollars EU ce qui représente 41 pour cent de la valeur ajoutée de l’ensemble du secteur agricole, alors que ces exploitations aménagées n’occupent que 16 pour cent de la superficie cultivée (tableau 16). La marge nette rapportée à l’ensemble des charges engagées donne un rendement financier moyen de 39 pour cent. En dépit de ce bon rendement, rares sont les promoteurs qui ont pu s’installer dans les périmètres irrigués. Cela est dû en grande partie à l’absence du marché de la terre et met en évidence toute la problématique des structures foncières dans les périmètres irrigués. Pour ce qui est des revenus, les études de post-évaluation qui ont concerné certains projets d’extension de l’irrigation, notamment celles menées au niveau des périmètres de la Moulouya, des Doukkala et du Loukkos, ont montré que les revenus engendrés par l’irrigation sont de quatre à huit fois supérieurs à ceux dégagés en l’absence d’irrigation. Dans les périmètres réhabilités de petite et moyenne hydraulique, les revenus des agriculteurs ont été multipliés par 1.5-2.9 grâce à une meilleure maîtrise de l’eau d’irrigation. Outre l’augmentation des revenus des agriculteurs, l’introduction de l’irrigation a joué pleinement son rôle habituel de régularisation de ces revenus. En termes d’emploi, l’irrigation assure actuellement près de 120 millions de journées de travail par an soit environ 1 065 millions d’emplois dont 250 000 permanents. Il faut ajouter à cela les emplois créés dans les autres activités à l’amont et à l’aval de l’agriculture irriguée. En effet, en amont, la réalisation de l’infrastructure d’irrigation et des travaux connexes a eu d’importantes retombées sur les secteurs des travaux publics, de l’industrie et des services, 25 pour cent en moyenne de l’investissement étant destinés à la main-d’œuvre dans les programmes d’extension de l’irrigation et près de 60 pour cent dans les programmes de réhabilitation. Les entreprises marocaines de conseil et de travaux hydro-agricoles travaillent désormais à l’extérieur du Maroc, notamment dans les pays africains et du Moyen Orient. Mais c’est surtout à l’aval que la diversification et la stabilisation des productions assurées par l’irrigation a permis le développement d’un tissu agro-industriel important pour le conditionnement et la transformation de la production agricole comportant, notamment:
Par ailleurs, les travaux d’aménagement hydraulique se sont accompagnés d’autres investissements. La construction de routes et de pistes et la restructuration foncière ont facilité le développement des équipements d’eau potable et d’électrification rurale, ainsi que la création d’écoles et de dispensaires. Jusqu’en 1980, certains équipements communaux faisaient partie intégrante de l’aménagement et pouvaient représenter jusqu’à 10 pour cent des investissements alloués à l’équipement. En ce qui concerne la ressource en eau, les coûts d’investissement varient considérablement en fonction de la conception et de la situation du projet: nécessité ou non d’ouvrages de tête ou de stations de pompage. Les coûts donnés dans le tableau 17 sont des coûts pour différents projets qui ont été récemment réalisés. État et évolution des systèmes de drainage Les superficies drainées s’élèvent actuellement à 649 144 ha dont 629 144 ha dans les périmètres irrigués et 20 000 ha en agriculture pluviale ou bour. Sur ces superficies drainées, 579 518 ha le sont par drainage superficiel et 69 626 ha par drainage profond (tableau 18). Les superficies équipées pour le drainage représentent actuellement 43.1 pour cent de l’ensemble des terres équipées en irrigation pérenne. À l’horizon 2020, ce pourcentage sera porté à 51.3 pour cent. En agriculture pluviale, seule la plaine du Gharb est équipée d’un réseau d’assainissement, qui couvre environ 20 000 ha et est justifié par la pluviométrie et le caractère argileux des sols. Le problème que rencontrent les systèmes de drainage est celui de l’entretien et de la maintenance des équipements; il est dû aux restrictions budgétaires qui pèsent sur le service de l’eau en général, et aux technologies peu efficaces mises en œuvre pour le curage des réseaux d’assainissement. Le coût des réseaux d’assainissement varie de 1 500 à 2 000 dollars EU/ha et constitue 10-17 pour cent des coûts des aménagements. Il faut ajouter à ces coûts ceux des aménagements à l’intérieur du périmètre, notamment le coût du nivellement dans le cas de l’irrigation gravitaire, lequel se situe entre 1 800 et 2 300 dollars EU/ha. Gestion de l’eau, politique et dispositions législatives régissant l’utilisation d’eau en agricultureInstitutions En matière de politique d’aménagement et de gestion de l’eau, l’État est omniprésent. Il fixe les règles générales et met en place les mécanismes de solidarité entre les régions et les usagers. Il assure, sans développer les moyens requis, la police des eaux et veille à la garantie de la salubrité et de la sécurité publique. Il réalise l’inventaire, la planification et l’utilisation des ressources en eau, décide de la construction des ouvrages de mobilisation, met en œuvre les différents types d’aménagement pour l’utilisation de l’eau et intervient dans la gestion de ces ressources mobilisées dans le cas de la grande irrigation. Cette politique a montré ses limites et l’État a fixé d’autres orientations stratégiques pour une nouvelle politique de l’eau, basée sur la gestion de la demande et la participation des usagers, et a arrêté d’autres objectifs et missions pour ses différents services. L’Administration de l’hydraulique, secondée par les Directions régionales de l’hydraulique, était chargée de l’inventaire et du suivi des ressources en eau de surface et souterraines, aussi bien sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif. Elle assurait aussi les missions de planification et de gestion des ressources en eau et supervisait leur mobilisation. Cependant, dans le cadre de la nouvelle structuration du gouvernement et de la création du Ministère de l’aménagement du territoire, de l’environnement et de l’eau, auquel est rattaché le Secrétariat d’État à l’eau, les attributions de l’Administration de l’hydraulique ont été limitées à la réalisation des ouvrages de mobilisation, et les missions de recherche et de planification ont été liées à l’aménagement du territoire. Les agences de bassin ont été instituées par la nouvelle loi sur l’eau (Loi n° 10-95) publiée en 1995. Elles sont le résultat de la décentralisation de la gestion et de l’administration des ressources en eau. Elles sont par conséquent appelées à prendre en charge une partie des missions assurées par l’Administration de l’hydraulique et ses directions régionales, mais elles sont désormais placées sous la tutelle du Ministère de l’aménagement du territoire. Six agences de bassin ont été mises en place depuis juin 2002, outre l’agence pilote du bassin de l’Oum Rbiaa instituée à partir de 1996. Les agences de bassin sont des établissements publics, dotés de la personnalité morale et de l’autonomie de gestion, et administrés par un conseil d’administration. Ce dernier regroupe tous les acteurs concernés par la question de l’eau. Les Offices régionaux de mise en valeur agricole (ORMVA), créés en 1966, sont des établissements publics, dotés de la personnalité morale et de l’autonomie de gestion, et sont chargés de l’aménagement et de la mise en valeur agricole des périmètres irrigués délimités dans le cadre du programme de la grande hydraulique ou de la grande irrigation. Ces offices assurent trois missions fondamentales: l’aménagement, le développement agricole et le service de l’eau. Les Directions provinciales de l’agriculture (DPA) sont des administrations représentant au niveau des provinces le Ministère de l’agriculture et du développement rural. Elles sont chargées, sur la base d’une planification centralisée au niveau de l’Administration du génie rural, de la conception, de la réalisation et du suivi des périmètres de petite et moyenne hydraulique. Elles n’interviennent dans la gestion des réseaux d’irrigation que pour assurer les travaux de grosse maintenance. Le Conseil supérieur de l’eau et du climat est un organe consultatif placé sous l’autorité du Roi lequel se réunit en sessions annuelles. Il regroupe les différents intervenants dans le secteur de l’eau, à savoir décideurs, élus et usagers et acteurs publics et privés et a pour mission fondamentale d’élaborer et de traiter toutes les questions et politiques relatives à la planification, la gestion, la protection et l’utilisation de l’eau, et d’émettre des avis sur ces questions, notamment sur les plans directeurs d’aménagement intégré des ressources en eau des différents bassins versants et sur le plan national de l’eau (tableau 19). Gestion de l’eau Les Associations des usagers des eaux agricoles (AUEA) ont été créées par la loi 2/84 promulguée en 1992, qui établit les bases légales d’une participation des usagers aux travaux de réalisation du réseau d’irrigation et de leur responsabilisation quant à sa maintenance. L’organisation de la distribution de l’eau d’irrigation diffère selon le type de périmètre:
Pour assurer l’encadrement des agriculteurs du secteur irrigué, il a été instauré un réseau national de recherche-développement animé par le Service des expérimentations, des essais et de la normalisation, relevant de l’Administration du génie rural, et par le Département du génie rural de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II. Ce réseau procède aux essais et recherches pour la détermination des paramètres de l’irrigation, et la caractérisation et l’homologation des matériels d’irrigation et dispense une formation aux conseillers en irrigation des DPA et ORMVA et des agriculteurs sous forme de sessions de vulgarisation et de stages thématiques. Pour le contrôle des volumes d’eau prélevés, les périmètres de grande hydraulique et les périmètres modernes de petite et moyenne hydraulique sont équipés d’organes de régulation et de mesure des débits et des volumes d’eau délivrés en tête des parcelles. Dans les périmètres traditionnels de petite et moyenne hydraulique, les débits et volumes sont contrôlés au moyen des partiteurs et des seuils traditionnels dont sont équipés les séguias desservant les exploitations et les parcelles. Dans le cas de l’irrigation privée, le domaine public hydraulique fixe les volumes et les débits pouvant être prélevés, ainsi que les modalités de mesure de ces volumes qui sont contrôlés par les agents assurant la police des eaux. Financement Le recouvrement des coûts de l’eau d’irrigation n’est pratiqué que dans les périmètres de grande irrigation, gérés par les offices régionaux de mise en valeur agricole. Il se fait moyennant un système de tarification défini dans ses principes par le Code des investissements agricoles, promulgué en 1969. Ce système prévoit une contribution ou une participation directe des agriculteurs à l’effort d’investissement à concurrence de 40 pour cent du coût moyen à l’hectare équipé payable en 17 annuités avec un différé de 4 ans à compter de la mise en eau du secteur d’irrigation. De même, ce système prévoit le paiement d’une redevance annuelle pour l’usage de l’eau d’irrigation et, le cas échéant, d’une taxe de pompage en cas de relevage ou de mise en pression, pour couvrir les charges d’exploitation, de maintenance et d’amortissement des équipements. Aux termes du code, la redevance pour usage de l’eau d’irrigation devrait couvrir les frais d’exploitation, d’entretien et d’amortissement des équipements, et assurer la viabilité et la durabilité des aménagements hydro-agricoles. En pratique, on se trouve en situation de sous-tarification, du fait de la non-application des redevances d’eau dérivées du calcul d’équilibre financier pour les premiers périmètres. Par la suite, l’uniformisation des redevances d’eau et l’alignement des tarifs pour les secteurs nouvellement équipés sur ceux des anciens secteurs ont fait que la tarification ne tient plus compte des coûts d’exploitation et d’entretien et la provision pour amortissement, qui dépend du coût de l’aménagement du secteur, n’est plus réintroduite dans la tarification. Outre la faible couverture des coûts de revient de l’eau par les tarifs appliqués, la situation financière est grevée par les charges de structure des offices régionaux de mise en valeur agricole, et par une détérioration du taux de recouvrement des créances. Le compte d’exploitation des ORMVA (hormis Tafilalet et Ouarzazate) laisse apparaître un déficit de 18.5 millions de dollars EU hors amortissement et de 33.5 millions de dollars EU avec amortissement (tableau 20). Le déséquilibre financier de la plupart des organismes est donc considérable par rapport à leur chiffre d’affaires. On notera que le taux de recouvrement moyen des redevances n’a été que de 51 pour cent en 2001, ce qui contribue grandement à cette situation. Pour la redresser, le Département de l’agriculture avec l’assistance de la Banque mondiale a institué un groupe d’étude et de réflexion pour proposer une réforme du service de l’eau d’irrigation dans les périmètres de grande hydraulique. Ce groupe, après un examen des différentes options envisageables, à savoir i) l’autonomie du service de l’eau au sein de l’ORMVA, ii) le transfert de la gestion aux agriculteurs et iii) la gestion déléguée dans un cadre privé, est en faveur de cette dernière. Si l’option de délégation du service public d’irrigation dans un cadre privé est retenue, il y a lieu de considérer deux cas:
Politiques et dispositions législatives En matière de législation sur l’eau, la principale initiative a été la promulgation de la loi n° 10-95 adoptée en juillet 1995. Cette loi a permis de réorganiser les textes précédents et de poser un certain nombre de principes, parmi lesquels la gestion à l’échelle des bassins versants, la reconnaissance de la valeur économique de l’eau et la solidarité nationale et régionale. Les décrets d’application ne sont pas tous promulgués, de sorte qu’il est difficile de se prononcer actuellement sur les résultats concrets de la loi. Un des points essentiels de cette dernière est la création des agences de bassin. Dans le cadre du mandat de ces agences, les éléments qui devraient avoir le plus d’incidence sur le développement futur de l’irrigation sont l’élaboration et l’actualisation périodique du plan directeur d’aménagement intégré des ressources en eau à l’échelle des bassins, et la possibilité d’accorder des aides financières pour les investissements dans la mobilisation des ressources. En ce qui concerne plus particulièrement l’hydraulique agricole, la référence essentielle reste le code des investissements agricoles de 1969. Cet ensemble de textes a défini les principes de base régissant les grands périmètres d’irrigation: remembrement des terres et mise en place d’un canevas hydraulique et de mise en valeur (« trame ») qui établit les équipements, les modes d’irrigation, les assolements et les pratiques culturales. Des dispositions légales permettent d’empêcher le morcellement des exploitations découlant des héritages, des ventes ou des mises en location, et d’imposer la mise en valeur effective des terres. Cette obligation d’obtenir des résultats vient de la nécessité de valoriser les lourds investissements dans l’irrigation consentis par la collectivité. Il convient de signaler néanmoins que, s’il est vrai que cette démarche se justifiait autrefois par les conditions socioéconomiques objectives du monde rural et par les options arrêtées par l’État en matière de développement économique et social du pays, elle se trouve actuellement dépassée par l’évolution du contexte économique national et international et par les pratiques quotidiennes des usagers des grands périmètres d’irrigation. Le désengagement de l’État des prestations de service à l’agriculture, la déréglementation des filières de production, la protection décroissante de la production agricole et les perspectives de l’ouverture du marché national à la concurrence internationale font de l’obligation des assolements une disposition obsolète. Cette prescription désuète, qui a rencontré depuis longtemps l’opposition des agriculteurs, a été pratiquement abandonnée depuis le début des années 1980. Environnement et santéQualité des eaux et salinité Le problème le plus préoccupant concernant la qualité des eaux utilisées ou rejetées par l’irrigation est la salinité. Sur les 29 milliards de m3 de ressources en eau renouvelables, 1.1 milliard ou 3.8 pour cent ont un taux de salinité compris entre 1 et 2 g/litre et 1 milliard de m3 ou 3.4 pour cent un taux supérieur à 2 g/litre. Les problèmes de salinité ou d’alcalinité, sodique ou magnésienne, des sols relevés intéressent plus de 150 000 ha de terres irriguées et sont généralement le résultat de pratiques dangereuses telles que la surexploitation des nappes, notamment les nappes côtières, la remontée des nappes résultant de l’abus de l’eau d’irrigation, le mauvais drainage des sols dû au manque d’entretien des réseaux d’assainissement et du drainage, et la non-maîtrise des techniques d’irrigation, notamment l’irrigation gravitaire. Impact de la gestion de l’eau en agriculture sur l’environnement Différents effets négatifs réels ou potentiels sur le milieu sont liés à l’agriculture irriguée. Tout d’abord l’épandage parfois excessif d’engrais azotés, essentiellement en zones irriguées, conduit à la pollution de certaines nappes: on considère que 10 pour cent de l’azote épandu sont entraînés hors du profil cultural. En outre, les prélèvements d’eau nécessaires à l’irrigation, les pollutions résultant de l’usage massif d’engrais et de pesticides, et l’augmentation de la salinité du milieu constituent des menaces pour les milieux fragiles tels que les plans d’eau douce ou saumâtre, la partie inférieure des cours d’eau et les oasis. Jouent également un rôle important la surexploitation de certaines nappes, ainsi que l’envasement des barrages, qui a déterminé depuis leur création la perte de plus de 10 pour cent de leur capacité totale. Sur le plan sanitaire, certaines maladies comme le paludisme et la bilharziose sévissent encore dans les périmètres irrigués, et ce malgré les contrôles et les moyens préventifs et curatifs mis en œuvre. Impacts de l’urbanisation La croissance rapide de la population urbaine provoque un phénomène important d’urbanisation mal contrôlé dans les zones périphériques des moyens et grands centres urbains et ce, au détriment des terres agricoles généralement les plus productives et faciles à urbaniser. Ce phénomène touche les périmètres d’irrigation situés à la périphérie des centres urbains notamment les périmètres de grande hydraulique du Gharb, du Tadla et du Haouz et les périmètres maraîchers de petite et moyenne hydraulique situés aux alentours des villes de Fès, Rabat, Salé, Meknès, Tétouan, Marrakech et Casablanca. Rien que dans le périmètre du Gharb on estime les pertes de terres irriguées à plus de 6 000 ha équipés. Perspectives pour la gestion de l’eau en agricultureLa demande croissante en eau potable et d’irrigation des différents secteurs usagers a été assurée jusqu’à présent dans des conditions optimales par la mobilisation continue, dans le cadre des plans directeurs d’aménagement hydraulique des différents bassins versants, de nouvelles ressources en eau, obtenues grâce à la construction de grands barrages, à l’exploitation intensive des eaux souterraines, à la recharge des nappes et aux transferts d’eau. Cependant, cet effort basé sur la gestion de l’offre a atteint ses limites tant au plan physique qu’économique. À l’avenir, avec l’accroissement plus soutenu de la demande en eau, la poursuite d’une telle stratégie s’avèrera difficile en raison de l’augmentation des coûts d’investissement, de la compétition croissante entre les utilisateurs de l’eau et de l’aggravation des problèmes environnementaux. Ainsi, tout en poursuivant la mobilisation des nouvelles ressources en eau disponibles, on formule une nouvelle stratégie de gestion de la demande. Elle devra être complétée par trois autres grands axes: la décentralisation et l’implication des usagers, la gestion intégrée des ressources, et la préservation de la ressource et la protection de l’environnement, qui constituent les principes fondateurs de la nouvelle Loi 10/95 sur l’eau. La préservation et la pérennité de l’infrastructure hydraulique constituent désormais une préoccupation fondamentale. Afin d’assurer cette pérennité du service de l’eau dans les périmètres de grande irrigation, et le mettre à l’abri des aléas budgétaires à l’instar de l’eau potable, les pouvoirs publics ont initié une réforme institutionnelle de ce service basée sur le partenariat public-privé. Cette réforme, conduite en association avec la Banque mondiale, a pour objectif de mettre en oeuvre une gestion déléguée du service de l’eau dans les différents périmètres de grande irrigation adaptés à ce type de gestion. Pour combler les déficits prévisionnels au niveau de certains bassins versants, le recours à la réutilisation des eaux usées pourrait constituer une alternative. Le volume d’eaux usées perdu en mer dépassera les 400 millions de m3 en 2020. La récupération de ce volume notamment au niveau des villes côtières permettrait d’irriguer plus de 25 000 ha. Les essais et expérimentations menés durant les années 80 ont confirmé la faisabilité de cette réutilisation. Le recours au dessalement de l’eau de mer est déjà envisagé pour les centres urbains situés au sud de la ville d’Essaouira. Principales sources d’informationAdministration du génie rural. 2000a. Base de données sur l’irrigation. Compilée et exploitée par Mohammed Yacoubi Soussane. Ministère de l’agriculture et du développement rural. Administration du génie rural. 2000b. Études d’aménagements hydro-agricoles par périmètre. Ministère de l’agriculture et du développement rural. Administration du génie rural. 2002. Étude sur la tarification de l’eau d’irrigation. Ministère de l’agriculture et du développement rural. Banque mondiale. 1993. Morocco Irrigated areas agricultural services project. Rapport 11947-MOR. Conseil supérieur de l’eau. 1991. Aménagement des bassins versants et protection des barrages contre l’envasement. Conseil supérieur de l’eau. 1993. Aménagement hydro-agricole - Situation actuelle et perspectives. Conseil supérieur de l’eau et du climat. 1998. La pollution de l’eau et la réutilisation des eaux usées. Direction de la planification et des affaires économiques. 1999. Le recensement général de l’agriculture de 1996. Ministère de l’agriculture et du développement rural. Direction de la planification et des affaires économiques. 2001. Campagne agricole 1999-2000. Ministère de l’agriculture et du développement rural. Direction de la recherche et de la planification de l’eau. 2002a. Le Plan national de l’eau (PNE). Ministère de l’aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement. Direction de la recherche et de la planification de l’eau. 2002b. Les plans directeurs d’aménagement intégré des ressources en eau par bassin versant. Ministère de l’aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement. Direction de la statistique. 2002a. Annuaire statistique du Maroc - Année 2001. Département du plan et de la prévision économique. Direction de la statistique. 2002b. Les indicateurs sociaux 2001. Département du plan et de la prévision économique. Direction des aménagements hydrauliques, Secrétariat à l’eau. 2002. Les grands barrages du Maroc. Ministère de l’aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement. Direction générale de l’hydraulique, Secrétariat à l’eau. 1996. Étude du secteur de l’eau. Ministère de l’aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement. Nadifi, K., & Wahabi, R. 1993. Water resources in Morocco: The state of art and the future prospects. Communication présentée au Symposium régional sur l'utilisation et la conservation des ressources en eau. (Monographie telle que publiée dans le Rapport sur l'eau 29, 2005)
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