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Mali

Année: 2013 Date de révision:-- Type de révision: --

Rapport régional: --

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Carte détaillée:

Tableaux et figures:

Fiche du pays:
Déni de responsabilité


Géographie, climat et population

Le Mali est un pays enclavé d’Afrique de l’Ouest couvrant une superficie d’environ 1.24 million de km2, dont 51 pour cent sont constitués de terres désertiques. Les superficies cultivées (terres arables et terres en cultures permanentes) occupent 4.7 millions d’ha, soit 4 pour cent du territoire (Tableau 1). Il partage ses frontières avec sept autres pays: l’Algérie au nord, le Niger à l’est, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire au sud, la Guinée au sud-ouest, le Sénégal à l’ouest, et la Mauritanie à l’ouest et au nord-ouest. Le relief du pays se caractérise par des plateaux au sud et à l’ouest, en particulier le Plateau Mandingue (altitude 300-400 m), et des plaines ensablées; la plaine alluviale du Delta Intérieur du Niger au centre; et l’Adrar des Iforas au nord-est près de la frontière algérienne qui culmine à 890 m et constitue une extension des massifs cristallins du Sahara central. Les principaux types de sol rencontrés sont:

  • les sols faiblement ferrallitiques qui occupent près de 2 millions d’ha dans l’extrême sud du pays;
  • les sols ferrugineux tropicaux qui couvrent environ plus de 17 millions d’ha dans la zone soudanienne nord et la zone sahélienne sud; leur potentiel de fertilité est assez élevé;
  • les sols arides qui se rencontrent dans les mêmes zones—soudanienne nord et sahélienne sud;
  • les sols peu évolués du climat très sec, caractérisés par leur état de dénudation, qui couvrent environ 43 millions d’ha ou 35 pour cent du territoire national;
  • les sols hydromorphes et les vertisols caractérisés par l’excès d’eau lié à l’engorgement temporaire ou permanent d’une partie de leur profil; ils sont dominants dans les dépressions et cuvettes et surtout dans la zone deltaïque du Niger.


Le climat de type soudano-sahélien est caractérisé par des températures moyennes très élevées et par l’alternance d’une saison humide pluvieuse (juin à septembre) avec des vents humides venus du Golfe de Guinée (la mousson) et d’une saison sèche d’une durée variant entre cinq et neuf mois (d’octobre-novembre à mai-juin) caractérisée par des vents secs venant du Sahara (l’harmattan ou alizé continental). Les précipitations moyennes (280 mm/an) décroissent du sud vers le nord, ce qui permet de diviser le pays en quatre grandes zones agro-climatiques:

  • la zone pré-guinéenne ou subhumide (6 pour cent de la superficie totale), au sud, caractérisée par une savane boisée et des forêts; les précipitations y dépassent 1 200 mm et la période de croissance des végétaux s’y élève à plus de 160 jours;
  • la zone soudanienne (17 pour cent de la superficie totale du Mali), au centre, se caractérisant par un couvert végétal plus ou moins dense et varié (savane soudanienne arbustive ou arborée); les précipitations y varient de 600 à 1 200 mm et la période de croissance des végétaux y est de 100 à 160 jours;
  • la zone sahélienne (26 pour cent de la superficie totale du mali), dans le nord, où les précipitations sont de 200 à 600 mm et la période de croissance des végétaux est de 15 à 100 jours environ; cette zone couvre l’essentiel du delta intérieur du Niger—qui constitue une zone agro-écologique spécifique avec de nombreuses zones inondées une partie de l’année—, des zones d’agriculture pluviale et une zone privilégiée de transhumance;
  • la zone désertique (saharienne) (51 pour cent de la superficie totale) qui couvre toute la région la plus au nord et se caractérise par des steppes, où les précipitations n’atteignent pas 200 mm et la période de croissance des végétaux est au-dessous de 15 jours.

Une tendance générale au glissement des isohyètes—de près de 200 km vers le sud—depuis une trentaine d’années découle d’une sècheresse chronique depuis les années 1970. L’évapotranspiration est très élevée même dans les zones les plus arrosées dues températures élevées, les faibles humidités relatives et l’effet desséchant de l’harmattan.

La population du Mali est de 15.84 millions d’habitants en 2011 dont 63 pour cent de ruraux (Tableau 1). La densité de 13 habitants/km2 se caractérise par une grande hétérogénéité, notamment entre les régions du nord peu peuplée et les régions du centre et du sud densément peuplées et plus particulièrement les bassins des principaux fleuves qui traversent le pays. L’indice de développement humain est passé de 0.312 en 2005 à 0.344 en 2012, néanmoins il classe toujours le Mali parmi les plus bas dans le monde. Cette population jeune—avec un âge médian de 16 ans—a une espérance de vie à la naissance de 52 ans en 2012 (PNUD, 2013). La croissance démographique s’élève à 3 pour cent pour la période 2010-2015 (UNDP, 2013). En 2011, 65 pour cent de la population ont accès à l’eau potable, soit 53 pour cent en milieu rural et 89 pour cent en milieu urbain. L’alphabétisation concernait 31.1 pour cent des plus de 15 ans en 2010, alors que scolarisation est faible, avec 82 pour cent sur la période 2002-2011 d’inscrit en primaire et 39 pour cent en secondaire (UNDP, 2013). En 2007 le taux de chômage était de 8.8 pour cent en 2004; 43.6 pour cent de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté en 2010, soit un léger recul depuis 2006 (47.4 pour cent, BM, 2013). La prévalence du VIH/SIDA touchait 1.1 pour cent des adultes de 15-49 ans à la fin de l’année 2011 (UNICEF, 2013).

Économie, agriculture et sécurité alimentaire

De 2002 à 2011 le produit intérieur brut est passé de 3 343 à 10 590 millions de dollars EU. Apres une forte baisse de la contribution du secteur primaire dans le PIB dans les années 1900, la décennie 2000-2009 au contraire a connu une augmentation relative à hauteur de 38.9 pour cent. L’économie malienne est donc fortement tributaire du secteur agropastoral qui occupe 74 pour cent de la population active en 2011 dont 37 pour cent de femmes.

L’agriculture du Mali est essentiellement vivrière avec en particulier la production céréalière; s’ajoute également du maraîchage et des cultures d’exportations dont le coton (pluvial). L’augmentation des superficies cultivées des dernières décennies ne s’accompagne pas systématiquement d’augmentation des rendements en particulier en agriculture pluviale, mais souvent de défrichement de nouvelles terres agricoles.

La production céréalière du pays a augmenté au cours des 10 dernières années, réduisant ainsi le déficit céréalier. La production totale de céréales est passée de 2.6 millions de tonnes pour la campagne agricole 2001-2002 à 6.4 millions de tonnes en 2010-2011. Pour cette même année, la production céréalière irriguée (2 329 000 tonnes) fournit 36 pour cent du bilan céréalier. Le riz, en particulier, a connu un fort accroissement, passant de 0.94 million de tonnes de paddy en 2001-2002 à 2.3 millions de tonnes en 2010-2011 (CPS, 2012). Le déficit céréalier, en régression sur la dernière décennie, est comblé par des importations représentant 6 pour cent de la production céréalière en 2010-2011 contre plus de 9 pour cent en 2001-2002.

Les sècheresses de 2011-2012, accentué par l’instabilité politique et le prix encore élevés des céréales provoquent une insécurité alimentaire et de forts taux de malnutrition (taux de malnutrition aiguë globale de 8,9 pour cent en 2012, mais supérieur au seuil de 10 pour cent pour deux régions Kayes et Ségou). L’aide alimentaire comble ponctuellement le déficit alimentaire et en particulier céréalier.

Ressources en eau

Environ 47 pour cent de la superficie totale du Mali se trouvent dans le bassin versant du fleuve Niger et 11 pour cent dans le bassin versant du fleuve Sénégal; 41 pour cent de la superficie du pays font partie du bassin intérieur du désert de Sahara, et seulement 1 pour cent se trouve dans le bassin versant du fleuve Volta. Le fleuve Niger est l’un des plus grands fleuves d’Afrique avec une longueur de 4 200 km, dont 1 700 km se trouvent au Mali; ses principaux affluents sont le Bani et le Sankarani. Le fleuve Sénégal est constitué principalement par le Bafing, le Bakoye, la Falémé et le Baoulé; quant au bassin de la Volta, il comprend principalement le Sourou au Mali.

Neuf systèmes d’aquifères ont été identifiés au Mali selon la géologie et peuvent se classer en trois catégories: les aquifères généralisés, superficiels et fissurés. Ils couvrent l’ensemble du territoire et représentent la principale source d’alimentation en eau potable de la population.

Les fleuves Sénégal et Niger et leurs affluents fournissent l’essentiel des ressources en eau de surface pérennes dont l’écoulement moyen est estimé à 50 km3/an. Les volumes écoulés par le Niger, et son affluent le Bani, à l’intérieur du Mali sont de l’ordre de 35 km3 dont un bon tiers est perdu par évaporation dans le delta central et la zone lacustre. Les ressources en eau souterraine renouvelables sont estimées à 20 km3/an. La partie commune entre l’eau de surface et l’eau souterraine est évaluée à 10 km3/an, ce qui donne un total des ressources en eau renouvelables annuelles de 60 km3. Environ 40 km3/an, d’eau de surface entrent dans le pays, principalement en provenance de la Guinée (33 km3/an) et de la Côte d’Ivoire (7 km3/an), ce qui porte le total à 100 km3/an de ressources en eau renouvelables totales, soit 6 313 m3/an/habitant (Tableau 2). L'indice de dependance est donc de 40 pour cent. Par ailleurs, 52 km3/an quittent le pays vers le Niger (30 km3), le Sénégal (11 km3) et la Mauritanie (11 km3). Les eaux de surface non pérennes ont, quant à elles, été évaluées à 15 km3/an (DNH, UNESCO-WWAP 2006).


Le Mali dispose actuellement de cinq barrages d’une capacité totale d’environ 13.8 km3 sur les fleuves Sénégal et Niger et leurs affluents:

  • le barrage de Sélingué sur le Sankarani, avec une capacité de 2.17 km3 qui permet de produire de l’énergie hydro-électrique, de soutenir le débit d’étiage du fleuve à un minimum de 75 m3/s au niveau de Markala et d’irriguer environ 2 000 ha;
  • le barrage de Sotuba sur le Niger qui alimente une petite centrale hydroélectrique et le canal de Baguineda pour environ 3 000 ha d’irrigation;
  • le barrage de Markala sur le Niger, avec une capacité d’environ 0.175 km3, qui relève le niveau du fleuve et permet l’alimentation des canaux de l’Office du Niger par dérivation;
  • le barrage de Talo sur le Bani, mis en eau en 2006, avec une capacité de 0.18 km3, dérivant les eaux pour irriguer 20 000 ha en submersion contrôlée;
  • le barrage de Manantali sur le Bafing, qui contrôle les débits du fleuve Sénégal; sa capacité est d’environ 11.27 km3 et l’eau ainsi stockée est partagée entre le Sénégal, la Mauritanie et le Mali pour la production d’énergie et l’irrigation—15 000 ha au Mali, 240 000 ha au Sénégal et 120 000 en Mauritanie.

Par ailleurs, cinq autres barrages sont en projet sur ces deux fleuves (MEME, 2007).

Le Mali totalise une superficie de 4 204 640 ha de zones humides d’importance internationale en 2013. Le pays a ratifié la Convention sur les zones humides d’importances Internationales RAMSAR en 1985 avec comme premier site inscrit en 2004 le Delta Intérieur du Niger couvrant plus de 4 millions d’ha. Dans le Delta, les ondes de crues hivernales se manifestent par d’importants débordements d’eau dans les plaines inondables, ce qui permet de remplir les casiers de submersion contrôlée, les lacs et les mares pour les cultures de décrue et les pâturages, et d’améliorer la reproduction halieutique dans les frayères. En mars 2013, trois autres sites RAMSAR ont été ajoutés: la plaine inondable du Sourou (56 500 ha), le Lac Magui (24 740 ha) et le lac Wegnia (3 900 ha).

Le pays étant enclavé, il n’y a pas des eaux produites à partir des opérations de dessalement. Les dispositifs individuels constituent l’essentiel de l’assainissement des centres urbains, où les dispositifs collectifs de collecte et de traitement des eaux usées sont quasiment inexistants de même que dans le reste du pays. Seule station de traitement des eaux usées industrielles par lagunage, ainsi que deux mini réseaux d’assainissement collectif, existent à Bamako. Ces derniers collectent 32 000 m3/j d’eaux usées domestiques, soit 12 millions de m3/an, qui sont évacuées directement dans les cours d’eau.

Eaux internationales: enjeux

Le Mali participe aux activités de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) pour la gestion des ressources communes du fleuve Niger et de ses affluents. Neuf pays—Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad—sont membres de l’organisation créée en 1980 et se substituant à la Commission du Fleuve Niger datant de 1964. Elle se dote en 2007 d’un plan d’action de développement durable du bassin du Niger (BRL, 2007) dont les trois objectifs principaux sont : i) l’amélioration de la qualité des eaux; ii) la préservation des écosystèmes ; et iii) l’aménagement du bassin versant en privilégiant la végétalisation et les bonnes pratiques agricoles luttant contre l’érosion et l’ensablement.

Le Mali est également membre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), gérant les eaux du bassin du Sénégal pour la production d’électricité, l’agriculture, la navigation et le maintien de l’écosystème. L’OMVS regroupe le Mali, la Mauritanie le Sénégal depuis 1972 officialisant des collaborations existantes depuis les années 1930; la Guinée a rejoint l’organisation depuis 2006. Dans le cadre des accords OMVS, la gestion du barrage de Manantali garantit un débit d’étiage minimum à la frontière entre le Mali et le Sénégal et s’assure du partage des eaux stockée entre le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. Un schéma directeur d’aménagement du fleuve Sénégal (SDAGE) déclinant des schémas sectoriels tente de promouvoir un développement durable et concerté du bassin versant (OMVS, 2009 et 2010).

Enfin le pays est aussi membre de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) aux côtés du Burkina, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, et du Togo depuis fin 2005. L’ABN a pour objectif la consultation permanente entre les pays, la mise en place de gestion intégrée des ressources en eau et leur partage équitable, l’autorisation de développement d’infrastructures, notamment conjointes, pour le développement durable et la réduction de la pauvreté. Le Mali a élaboré, au niveau national, un schéma directeur d’aménagement et de gestion des ressources en eau du bassin du Sourou—la portion malienne du bassin de la Volta (MEE, 2012).

Utilisation de l’eau

Le potentiel hydraulique du Mali reste faiblement mobilisé. En effet, moins de 5 pour cent des ressources renouvelables totales sont exploitées en 2006 (Tableau 3).



Les prélèvements actuels du secteur de l’irrigation sont de l’ordre de 5.0 km3 en 2006, soit 96,4 pour cent du prélèvement total (MEA, 2010), et proviennent en quasi-totalité des ressources en eau de surface et presque entièrement sur une période de six mois (du 1er juin au 31 décembre) (Tableau 3 et Figure 1). L’irrigation des cultures hivernales ne pose généralement pas de problème compte tenu des débits relativement importants des cours d’eau pendant cette période. En revanche, les consommations de contre-saison, bien que faibles, surviennent à une période où les débits des fleuves et les niveaux dans les barrages de retenue sont bas. Par ailleurs, l’approvisionnement du cheptel en eau prélève environ 0.075 km3, l’industrie 0.004 km3 et les collectivités 0.107 km3 (2 pour cent du total) en 2006.


Seuls les prélèvements pour les collectivités proviennent essentiellement des eaux souterraines, à l’exception de la ville de Bamako dont l’eau est prélevée sur le fleuve Niger. Du fait de fortes contraintes à leur exploitation—irrégularité de la recharge, difficulté de localisation des nappes, coût de l’exhaure—une quantité insignifiante des ressources en eau souterraine est utilisée pour l’irrigation à ce jour.

Irrigation et drainage

Évolution du développement de l’irrigation

Le potentiel des terres aptes à la culture irriguée est de 2 200 000 ha (Tableaux 4 et 5), dont environ 566 500 ha sont considérées comme facilement aménageables à partir des ressources en eau de surface pérennes (Tableau 6).







La construction des premiers aménagements hydro-agricoles au Mali date de la période coloniale avec l’essentiel des investissements se concentrant sur l’Office du Niger dès la fin des années 1920. Dès l’indépendance, la volonté du gouvernement malien de faire de l’agriculture le moteur de l’économie nationale, se traduit par l’élaboration et la mise en œuvre de plans, programmes et schémas directeurs, dont l’objectif est de développer les superficies irriguées du pays afin de réduire la dépendance à la pluviométrie de l’agriculture. Récemment, les Programmes Gouvernementaux d’Aménagement successifs (PGA 1998-2002, 2003-2007, 2008-2012) coordonnent ce développement au niveau national, à travers divers projets tels que: le projet de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué, le programme national d’irrigation de proximité, le projet d’appui à la stratégie nationale de développement de l’irrigation, le projet d’aménagement du Delta Intérieur du Niger, le projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali, le projet d’agriculture et de transformation agro-alimentaire au Mali; ainsi que diverses actions et initiatives au niveau des Offices et Agences.

Le contrôle de l’eau en agriculture, permettant de s’affranchir de la pluie, prend quatre formes au Mali: l’irrigation en maîtrise totale, la submersion contrôlée, les bas-fonds et la culture de décrue non-équipée. Trois périmètres principalement rizicoles—Office du Niger, périmètres de Baguinéda et de Sélingué—approvisionnés en eau par le fleuve Niger concentre une grande portion des superficies en maîtrise totale. Parmi les superficies en submersion plus ou moins contrôlée, on distingue selon leur emplacement par rapport au cours d’eau: i) les cultures de bordure fluviale en submersion contrôlée; ii) les cultures de bas-fonds en submersion contrôlée; et iii) et les cultures de décrues en submersion libre. La submersion contrôlée est pratiquée à grande échelle sur deux périmètres—Office du riz de Ségou, Office du riz de Mopti—ainsi que dans les régions de Koulikoro, Gao, et Tombouctou. Les bas-fonds, principalement cultivés en riz de variété pluviale ou semi–pluviale, sont localisés dans la partie sud du pays, où la pluviométrie est relativement importante (plus de 800 mm). La culture de décrue non-équipée est surtout pratiquée dans les lacs et mares de la région de Tombouctou.

Alors que l’irrigation en maîtrise totale s’étendait sur moins de 79 000 ha dans années 1990, elle couvre 167 080 ha en 2011 (Tableau 4), dont 67 pour cent environ sont situés dans la seule zone de l’Office du Niger. De plus, 203 950 ha sont également équipés pour l’irrigation en maîtrise partielle, correspondant pour l’essentiel aux casiers de submersion contrôlée inondés sous l’effet de l’onde de crue du fleuve; seul 14 3000 ha sont des aménagements de bas-fonds. Au total, le pays dispose d’une superficie équipée pour l’irrigation de 371 031 ha en 2011 (DNGR, 2012).

Le taux d’aménagement de superficie pour l’irrigation en maîtrise totale et partielle s’est accru ces dernières années grâce aux PGA successifs. En 1998, 234 466 ha étaient aménagés, auxquels se sont ajoutés 23 667 ha sur la et 67 747 ha grâce aux PGA 1998-2002 (30 000 ha prévus) et 2003-2007 (50 000 ha prévus) respectivement. Sur la période 2008-2012, le PGA prévoyait d’aménager 103 356 ha. Fin 2011, 45 151 ha était achevés et 51 923 ha fin 2012.

Parmi ces superficies aménagées on distingue en fonction de leur taille (Tableau 7):

  • 317 800 ha de grands périmètres ou grands aménagements, c’est-à-dire de plus de 100 ha aménagées en maîtrise totale ou partielle (submersion contrôlée);
  • 38 930 ha de petits périmètres, soit des superficies inférieures à 100 ha, et relatifs aux périmètres irrigués villageois (PIV) aménagés en maîtrise totale); et
  • 14 300 ha de bas-fonds.


L’irrigation de surface domine largement les techniques d’irrigation employées au Mali; elle inclut le système mixte ou californien, en cours d’expérimentation sur 59.25 ha par le Programme Compétitivité et Diversification Agricole (PCDA). L’irrigation sous pression—par aspersion (33 ha) et par goutte-à-goutte (136 ha)—reste très peu pratiquée. La totalité des superficies équipées pour l’irrigation en maîtrise totale est irriguée à partir d’eau superficielle, de même que les superficies en submersion plus ou moins contrôlée.

Par ailleurs, la culture de décrue non-équipée (ou submersion libre) croît également régulièrement depuis les années 1990. Elle concernait 109 000 ha en 1994, 150 270 ha en 2000, 195 000 ha en 2004 et 250 220 en 2009 (INSTAT, 2013) (Figure 2).


Rôle de l’irrigation dans la production, l’économie et la société

Le coût d’aménagement de grands périmètres avec maîtrise totale d’eau est actuellement estimé à 12 000-20 000 dollars EU/ha. Au contraire, le coût d’équipement relativement faible des autres moyens de contrôle de l’eau (900-2 000 dollars EU/ha), ainsi que l’insuffisance des ouvrages de régulation sur le fleuve, ont favorisé l’expansion de ce type d’aménagement sur les grandes plaines inondables, lacs et mares de la vallée du fleuve Niger.

Le riz est la culture irriguée la plus répandue au Mali, mais le blé et la canne à sucre bénéficient également de l’irrigation (Figure 3). Le riz est cultivé dans toutes les zones des offices (ORS, ORM, ON, OPIB, ODRS, OHVN) principalement pendant la saison humide et sur des superficies plus limitées pendant la contre-saison (ON et ODRS). Le blé est surtout cultivé à Tombouctou; l’essentiel de la production nationale provient de Diré et Goundam. Quant à la canne à sucre, elle est produite dans la zone de l’Office du Niger: périmètres de Dougabougou (1 750 ha) et de Séribala (4 050 ha).

Les rendements moyens du riz (toutes rizicultures confondues), sur la période de 1998 à 2010 ont évolué de 1 971 à 3 362 kg/ha. En effet, depuis 2001, ces rendements ont eu une tendance générale à l’augmentation, attribuable surtout à l’augmentation des superficies irriguées avec maîtrise de l’irrigation (notamment, à la faveur de l’ouverture de nouveaux casiers dans la zone Office du Niger et l’aménagement de nouveaux périmètres avec maîtrise totale de l’eau dans les autres zones du pays), à l’amélioration du taux d’équipement des exploitations, à la mise au point des semences de riz améliorées et à l’introduction des techniques culturales plus performantes. Sur les seuls aménagements en maîtrise totale, le rendement moyen est de 6,5 à 7,5 tonnes/ha.


La diversification des cultures est essentiellement réalisée pendant la contre-saison, avec surtout des cultures maraîchères, mais aussi quelques céréales (maïs) et tubercules (pomme de terre, patate douce, igname). La contre-saison est principalement réalisée sur l’Office du Niger (échalote), le plateau Dogon (région de Mopti, échalote, la région de Sikasso (légumes dans les bas-fonds), le bassin du Niger à Bamako dont le périmètre Baguinéda (tomates), et la haute vallée du Niger (horticulture sous irrigation manuelle et dans les bas-fonds).

Au cours de ces dernières années, les cultures irriguées ont joué un rôle déterminant dans la satisfaction des besoins alimentaires et la diversification de la production agricole. Actuellement, l’irrigation constitue la seule perspective de développement de l’agriculture et de réduction du déficit alimentaire qui affecte le Mali, particulièrement les zones du nord.

Par ailleurs, il faut aussi noter que 645 260 ha de terres ont été attribués par l’Office du Niger à quelques investisseurs privés étrangers—de Libye, de Chine et d’Afrique du Sud notamment. La majorité de ces attributions est située sur les systèmes hydrauliques du Macina, Méma, Kokéri et Karéri pour lesquels les réseaux de canaux adducteurs n’existent pas encore. Les projets d’aménagement de ces terres—projet sucrier SOSUMAR de Marbala, projet du canal Malibya, projet UEMOA, projet Millenium Challenge Account, etc. (Brondeau, 2011)—pourraient avoir d’importantes conséquences sur la disponibilité en eau pour la production irriguée vivrière et sur la sécurité alimentaire du pays.

Enfin, une étude réalisée sur la période 2000-2010 sur un échantillon de périmètres d’irrigation villageois au Mali a montré que seuls 6 pour cent des bénéficiaires étaient des femmes. Seuls sur des PIV exclusivement destinées aux femmes, elles participent à leur gestion. Cependant beaucoup travaillent sur les parcelles irriguées, en particulier les travaux de désherbage, de battage et de vannage pendant la récolte et de transformation du riz sont presque exclusivement féminins, de même que le maraîchage (Rocksloh-Papendieck, 2010).

Gestion de l’eau, politiques et dispositions législatives régissant l’utilisation d’eau en agriculture

Institutions

Trois départements ministériels sont directement concernés par le secteur de l’eau pour l’agriculture et le développement rural, avec leurs directions respectives:

  • Le Ministère de l’agriculture:
    • la Direction Nationale du Génie Rural (DNGR) qui est chargée notamment de l’élaboration des politiques et stratégies en matière d’aménagements hydro-agricoles et d’équipement rural, du suivi et de la supervision des études et des travaux des aménagements hydro-agricoles (en particulier à travers les PGA);
    • la Direction Nationale de l’Agriculture (DNA) chargée de l’appui-conseil dans les domaines de la vulgarisation, de la protection des végétaux, etc.;
    • l’Institut d’économie rurale (IER), chargé des études économiques et de la recherche agronomique;
    • la Cellule de Planification et de Statistique (CPS) chargée de la centralisation des données relatives à l’agriculture;
    • les Offices de développement rural, chargés du développement et de la gestion des grands et moyens périmètres irrigués d’initiative publique:
      • l’Office du Niger (ON) crée pour la mise en valeur et le développement du Delta Intérieur du fleuve Niger;
      • l’Office de Développement Rural de Sélingué (ODRS);
      • l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN);
      • l’Office Riz Mopti (ORM);
      • l’Office Riz Ségou (ORS);
      • l’Office du Périmètre Irrigué de Baguinéda (OPIB);
      • l’Office du Périmètre Irrigué de Manantali;
      • l’Agence pour le Développement Rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS)
  • le Ministère de l’Energie et de l’Eau, assurant la tutelle de:
    • la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH), qui a pour mission de la politique nationale en matière d’hydraulique, la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre et qui intervient notamment dans l’inventaire et la gestion des ressources en eau.
  • Le Ministère de l’Environnement et l’Assainissement, assurant la tutelle de:
    • la Direction Nationale de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DNACPN);
    • la Direction Nationale des Eaux et Forêts, de l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD) qui interviennent dans le domaine de l’environnement.

En 2002 a été créée l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) au Mali; elle a pour mission la sauvegarde du fleuve Niger, de ses affluents et de ses bassins versants au sein du Mali, ainsi que la gestion intégrée de ses ressources. L’ABFN, ainsi que les organismes de bassins transfrontaliers (ABN, OMVS et ABV) collaborent avec les offices de développement rural pour la collecte de données notamment dans le cadre d’études spécifiques comme les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des ressources en eau.

Gestion de l’eau

Dans le cadre du Plan d’Action national de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAGIRE, MEME 2007), le gouvernement malien a mis en place au niveau national un mécanisme institutionnel de définition et de mise en œuvre de la GIRE, ainsi que des cadres de concertation et de gestion des ressources en eau:

  • le Comité Interministériel de coordination du secteur de l’eau et de l’assainissement, créé en 1995, comme un cadre de coordination des politiques en matière d’eau des acteurs du secteur public de l’eau et de l’assainissement;
  • le Conseil National de l’Eau (2004) qui a pour missions d’émettre un avis sur toutes les questions relatives à l’eau ayant un caractère national tel que les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux, ainsi que sur les grands aménagements régionaux;
  • les Conseils Régionaux et Locaux de l’Eau (2003), composés de représentants des services techniques déconcentrés, des collectivités territoriales, des usagers et de la société civile et représentant le CNE au niveau régional ou local;
  • les Comités de bassins ou de sous-bassins, formés de représentants de l’Etat, des Collectivités territoriales et des usagers, afin de garantir une gestion concertée des ressources. A ce jour, il existe deux comités de bassins mis en place par arrêtés interministériels: le Comité de Bassin du Bani (2004) et le Comité de Bassin du Niger Supérieur (2002).

La collecte de données nécessaires à la gestion de l’eau, tout secteur confondu, sera réalisée prochainement dans le cadre du Système National d’Information sur l’Eau (SNIEAU) en cours de développement. De manière plus partielle, le Système Informatique de Gestion des ressources en eau du Mali (SIGMA3), est une base de données contenant essentiellement des informations sur les eaux souterraines et leur exploitation, la qualité de l’eau et des interfaces avec les bases de données sur les eaux de surface.

Financement

L’initiative et le financement de l’irrigation ont plusieurs origines au Mali:

  • Initiative publique: grands périmètres ou périmètres irrigués villageois (PIV);
  • Initiative collective: petits périmètres irrigués;
  • Initiative individuelle: petits périmètres irrigués;
  • Initiative agro-business: petits périmètres irrigués; et
  • Initiative agro-industrielle: grands périmètres irrigués, d’entreprises maliennes mais surtout provenant d’autres pays.

Les organisations internationales jouent un rôle essentiel pour le financement des aménagements hydro-agricoles d’initiative publique, tout comme toutes les infrastructures hydrauliques du secteur de l’eau du pays.

Politique et dispositions législatives

La mise en œuvre des projets et programmes d’aménagement s’inscrit dans le cadre des politiques et stratégies nationales définies par le Gouvernement malien en vue d’assurer un développement socio–économique durable du pays, notamment:

  • le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (2006) cadre unique de toutes les politiques et stratégies de développement à moyen terme, qui reste le principal document de négociation avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers;
  • le Programme de Développement Economique et Social (PDES) 2007-2011 précise notamment la place du secteur agricole au Mali pour tendre vers la souveraineté alimentaire;
  • Le Code de l’Eau (loi Nº 02-006) du 31-01-2002, remplace le précédent élaboré en 1986 et remanié en 1990. Il consacre le principe de la domanialité publique de l’eau, et précise les modalités de gestion (CNE, conseils régionaux et locaux et des comités de bassin) et de protection des ressources en eau en déterminant les droits et les obligations de l’État, des collectivités territoriales et des usagers.
  • la Politique Nationale de l’Eau (2006) fournit des orientations stratégiques pour une gestion durable des ressources en eau du pays, dans le respect de l’équilibre du milieu physique et des écosystèmes aquatiques;
  • la Politique Nationale d’Assainissement (2007) et ses stratégies sectorielles: déchets solides des ménages et de l’industrie, eaux usées et excréta, déchets spéciaux, eaux pluviales;
  • la Politique Nationale de Protection de l’Environnement (1998) qui a pour but de garantir un environnement sain et un développement durable par la prise en compte de la dimension environnementale dans toute décision par la responsabilisation et l’engagement de tous les acteurs;
  • la Politique Nationale des Zones Humides (2003), qui définit la vision à long terme (horizon 2025) pour la gestion des écosystèmes des zones humides;
  • la Stratégie Nationale de Développement de l’Irrigation, adoptée en 1999 et relue en 2008 (MA, 2008) dans le but de mieux uniformiser les approches jusqu’ici mises en œuvre et d’identifier ou recentrer les actions prioritaires à entreprendre afin d’utiliser au mieux les ressources humaines et financières disponibles. Elle se fonde sur le principe d’une participation plus responsable des bénéficiaires à la définition, la réalisation et la gestion des projets d’irrigation. Le rythme d’aménagement avait été estimé à 9000 ha/an et a été atteint pour 6 années entre 2000 à 2010.
  • La Loi d’Orientation Agricole (LOA) adoptée en 2006, constitue le cadre fédérateur de toutes les interventions dans le secteur agricole. Il détermine et conduit la politique de développement agricole du Mali conformément aux résolutions et recommandations édictées par les Etats Généraux du monde rural de 1991.
  • La Stratégie de Développement de la Riziculture (2009) a pour but de satisfaire la consommation intérieure en céréales et de faire du Mali un pays exportateur net de céréales.
  • Le code domanial et foncier englobe les eaux souterraines et les eaux de surface dans le domaine public de l’État. Il reconnaît, par ailleurs, les droits d’utilisation traditionnelle et les droits d’usage sur les domaines fonciers publics ou privés de l’Etat, et il est estimé, par extension, que cette reconnaissance concerne aussi l’usage de l’eau.

La Politique Nationale de Maîtrise de l’Eau Agricole, en cours d’élaboration, a pour objectif l’utilisation efficiente de l’eau.

Environnement et santé

Au Mali, les eaux de surface sont en général de bonne qualité pour l’agriculture irriguée. Le principal problème environnemental auquel l’irrigation doit faire face est la sédimentation des barrages et l’ensablement des cours d’eau, lacs et mares. Par ailleurs, elle participe à la pollution des eaux en particuliers dans les aménagements hydroagricoles (Offices de Développement Rural) où les excédents d’eau d’irrigation contiennent des résidus d’engrais et autres produits chimiques utilisés pour l’obtention de meilleurs rendements. Ces excédents d’eau sont souvent réutilisés par la population ou rejetés dans la nature sans traitement préalable.

Cependant la principale source de pollution provient des villes avec le déversement d’eaux usées domestiques et déchets ménagers dans les rivières et fleuves, auxquels s’ajoutent les déversements industriels ayant souvent une teneur élevée en éléments toxiques (provenant par exemple du tannage, des industries textiles ou des mines d’or) qui menacent directement les eaux de surface et les eaux souterraines par infiltration. Ces eaux usées sont également parfois utilisées pour irriguer de manière informelle de petites productions de maraîchage en ville, notamment à Bamako.

Enfin, des problèmes d’infestation par les végétaux aquatiques se posent dans la haute vallée du fleuve Niger.

Les maladies diarrhéiques, toutes causes confondues, constituent la troisième cause de consultation après le paludisme et les infections respiratoires aiguës. Elles demeurent préoccupantes pour la morbidité et la mortalité des enfants de 0 à 5 ans. Les maladies liées à l’eau touchent environ un huitième de la population. Enfin, l’apparition de la bilharziose autour des réservoirs des barrages constitue le principal problème sanitaire.

Perspectives pour la gestion de l’eau en agriculture

A l’horizon 2025, il est prévu que les 566 500 ha facilement aménageables soient équipés pour l’irrigation (CLISS, 2000). L’aménagement de ces superficies passe, dans une large mesure, par la mobilisation de nouvelles ressources en eau grâce à la construction de nouveaux barrages. Deux barrages déjà programmé ont pour objectif l’irrigation de 208 000 ha additionnels. Le seuil de Djenné, en construction sur le Bani, permettra de dériver l’eau pour l’irrigation en submersion contrôlée de 68 000 ha pour la riziculture, les bourgoutières et les besoins halieutiques et piscicoles. Le barrage de Taoussa sur le Niger, dont la construction aurait due démarrer en 2012 d’une capacité de 3 km3, devrait permettre l’irrigation de 140 000 ha à l’horizon 2025. Par ailleurs, le barrage de Fomi, également sur le Niger mais en Guinée, et d’une capacité de 3,7 km3, permettra surtout de régulariser le débit d’étiage à Markala augmentant ainsi les quantités d’eau disponible pour les cultures irriguées de l’Office du Niger.

Pour pallier aux déficits continus et prolongés de la pluviométrie entraînant une perte des superficies inondables, les casiers de submersion contrôlée sont de plus en plus fréquemment transformés en périmètre irrigué à maîtrise totale permettant de s’affranchir de la pluviométrie. De plus, au regard de cette diminution des ressources en eau, le ministère de l’agriculture intègre le changement climatique dans les scénarii de développement en adoptant les techniques d’aménagements hydro-agricoles beaucoup plus économiques (telles que l’aspersion, le goutte-à-goutte). Plus généralement, le gouvernement a élaboré le Programme d’Action National d’Adaptation (PANA) aux changements climatiques ayant comme priorité une utilisation optimale des ressources en eau par l’agriculture au sens large (incluant l’élevage et la pêche). Enfin, une autre stratégie d’adaptation s’intéresse à la collecte des eaux de pluie avec la mise en place en 2010 du Centre d’expertise pour la collecte de l’eau de pluie (CECEP).

Principales sources d'information

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BRL. 2007. Elaboration du Plan d’Action de Développement Durable du Bassin du Niger. Phase 1: Bilan – Diagnostic. Autorité du Bassin du Niger.

Brondeau, F. 2011. L’agrobusiness à l’assaut des terres irriguées de l’Office du Niger (Mali). Cahiers Agricoles 20: 136-143.

CILSS. 2000. Vision nationale de l’eau à l’horizon 2025 pour une agriculture durable. Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel.

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DNH, UNESCO-WWAP. 2006. Rapport National sur la mise en valeur des ressources en eaux. Etude de cas préparée pour le 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau. Direction Nationale de l’Hydraulique, Programme Mondial pour l’Évaluation des Ressources en Eau, Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture.

INSTAT. 2013. Base de données en ligne “Malikunnafoni”. Institut National de la Statistique.

IRD. 2007. Avenir du fleuve Niger. Collection expertise collégiale. Institut de Recherche pour le Développement.

MA. 2008. Stratégie nationale de développement de l’irrigation, relecture 2007/2008. Ministère de l’Agriculture.

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MEE. 2012. Schéma directeur d’aménagement et de gestion des ressources en eau du bassin du Sourou; portion nationale du Mali. Ministère de l’Energie et de l’Eau.

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OMVS. 2009. Schéma directeur d’aménagement et de gestion (SDGA) du fleuve Sénégal. Phase 1: Etat des lieux et diagnostic. Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal.

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PNUD, UNDTCD. 1990. Schéma directeur de la mise en valeur des ressources en eau du Mali. Projet MLI/84/005. Programme des Nations Unies pour le Développement, Département de la Coopération Technique pour le Développement des Nations Unies.

Rocksloh-Papendieck, B. 2010. Les femmes dans l'agriculture irriguée: l'expérience et les résultats du Programme Mali-Nord.

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UNESCO, IRD. 2012. Le fleuve Niger, de la forêt tropicale guinéenne au désert saharien, les grands traits des régimes hydrologiques. Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, Institut de Recherche pour le Développement.

UNICEF. 2013. Statistiques du Mali. Fonds des Nations Unies pour l'Enfance.

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