Español || Français
      AQUASTAT Home        About AQUASTAT     FAO Water    Statistics at FAO

Featured products

Main Database
Dams
Global map of irrigation areas
Irrigation water use
Water and gender
Climate info tool
Institutions

Geographical entities

Countries, regions, river basins

Themes

Water resources
Water uses
Irrigation and drainage
Wastewater
Institutional framework
Other themes

Information type

Datasets
Publications
Summary tables
Maps and spatial data
Glossary

Info for the media

Did you know...?
Visualizations and infographics
SDG Target 6.4
KWIP
UNW Briefs
     

Read the full profile

Benin

Gestion de l’eau, politiques et dispositions législatives régissant l’utilisation d’eau en agriculture

Institutions

Le pays a opté pour la gestion intégrée des ressources en eau. Trois ministères sont chargés de cette gestion et devraient travailler en synergie pour réaliser le développement durable:

  • le Ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique (MMEH) assure le suivi de l’évolution quantitative des ressources en eau et de leur utilisation pour l’approvisionnement en eau potable de la population et la production d’énergie par l’entremise de la Direction de l’hydraulique, la Direction de l’énergie et la Société béninoise d’électricité et d’eau (SBEE);
  • le Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) oeuvre par l’entremise de la Direction du génie rural (DGR) et de la Cellule bas-fonds sous sa tutelle, de la Direction de l’élevage, de la Direction des pêches, de la Direction des forêts et des ressources naturelles (DFRN), et des Centres d’action régionale pour le développement rural (CARDER). Ce Ministère (et ses délégations villageoises) est chargé de l’hydraulique agricole et pastorale, de la conservation des eaux et des sols, de l’aquaculture, et de l’aménagement des forêts et du reboisement;
  • le Ministère de l’environnement de l’habitat et de l’urbanisme (MEHU) travaille de concert avec la Direction de l’environnement (DE), la Direction de l’aménagement du territoire (DAT), l’Agence béninoise pour l’environnement (ABE) et la Commission nationale de développement durable.

Il existe actuellement un chevauchement des compétences entre ces trois Ministères. De même, la lutte contre la pollution relève de plusieurs entités différentes relevant du MMEH, du Ministère de la santé publique, du MEHU et du Ministère de l’intérieur, de la sécurité et de la décentralisation.

Le principal acteur de promotion de l’irrigation et du drainage au Bénin est donc essentiellement le secteur public qui, à travers le MAEP, a mobilisé l’essentiel du financement pour la réalisation des aménagements existants et de ceux projetés pour le court et le moyen terme. La situation s’est inversée par rapport aux premiers aménagements réalisés à l’aide de dons et de subventions. Aujourd’hui, les ressources extérieures sont principalement constituées de prêts.

Le secteur privé est encore timide dans le domaine du développement de l’irrigation, faute de mesures incitatives. Les promoteurs privés bénéficient cependant de l’appui financier de certains projets de promotion de l’agriculture et de l’autoemploi. En outre le pays vient de se doter d’un programme national de promotion de l’irrigation privée dont la mise en œuvre à moyen terme facilitera le désengagement progressif de l’État et sa relève par un secteur privé dynamique et opérationnel.

Gestion de l’eau

Les prélèvements des ressources en eau par les différents utilisateurs sont anarchiques et incontrôlés. Il n’existe encore actuellement aucune organisation de gestion de l’eau en agriculture.

Les aménagements mis en place sont légués aux bénéficiaires sans contrepartie significative, mais ils sont chargés d’en assurer la gestion de façon autonome. Pourtant, la vente des produits récupérés, au titre des redevances calculées en fonction des superficies, n’assure généralement pas l’entretien des éléments des réseaux et des équipements. Une fois le réseau endommagé, les agriculteurs exploitent ces espaces en cultures pluviales ou les abandonnent en attendant que l’État procède à leur réhabilitation. Quant aux irrigants privés, ils entretiennent assez bien leurs installations sans tenir de comptabilité régulière et sans être assujettis à des charges fiscales.

Sous l’égide de la Direction de l’hydraulique, se sont créées des Associations des usagers d’eau (AUE) conçues initialement pour la gestion des points d’eau potable dans les anciennes communes (futurs arrondissements). Leur fédération au niveau départemental et l’extension de leurs activités à la gestion des ressources en eau débutent timidement mais seront prises en compte dans l’élaboration de leurs statuts qui, à ce jour, n’existent pas encore. L’objectif à terme est de trouver un mécanisme permettant la création d’Agences de bassin et de sous-bassin agissant de manière participative.

Politiques et dispositions législatives

S’il est vrai que les grandes orientations et les approches stratégiques des aménagements hydro-agricoles sont définies, elles ne sont pas encore consignées dans un document. Elles visent la création des conditions nécessaires pour une agriculture moderne, intensive et compétitive, capable d’assurer la sécurité alimentaire du pays et de servir de fondement à son économie, et pour une gestion intégrée et durable des ressources naturelles disponibles. Le renforcement de la sécurité alimentaire, la diversification agricole, l’augmentation de la productivité et la conservation du patrimoine écologique sont les principaux objectifs susceptibles d’influencer la gestion des ressources en eau, et sont fixés dans le Schéma directeur de développement agricole et rural, et la Lettre de déclaration de la politique de développement rural. Deux études stratégiques ont été conduites, l’une sur la gestion des ressources en eau en 1996, et l’autre sur les zones humides en 2001. En ce qui concerne cette dernière, les négociations avec les partenaires se poursuivent.

Les lois suivantes constituent le cadre législatif, juridique et réglementaire dont dispose le pays:

  • une loi portant régime des forêts en République du Bénin (Loi n° 93-009 du 02 juillet 1993);
  • une loi-cadre sur l’environnement (Loi n° 98-030 du 12 février 1999);
  • un code de l’eau et un code d’hygiène publique datant d’avant l’indépendance, vieux et caduques, mais en cours d’actualisation avec la possibilité d’une fusion des deux textes;
  • un projet de code foncier récemment élaboré et validé par tous les acteurs en 2001 mais non encore voté par l’organe législatif.

Actuellement, les règles locales, coutumières ou traditionnelles de gestion du foncier, forment le cadre presque exclusif de référence des populations.

Enfin, le pays a adhéré à un certain nombre de conventions internationales ayant trait à l’eau et à l’environnement, à savoir la Convention de RAMSAR (1971), la Convention sur la diversité biologique (1992), la Convention-cadre concernant les changements climatiques (1992), et la Convention de lutte contre la désertification (1994). Le pays possède deux sites officiels RAMSAR: le complexe lagunaire ouest et le complexe lagunaire est.

     
   
   
             

^ go to top ^

       Quote as: FAO. 2016. AQUASTAT website. Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO). Website accessed on [yyyy/mm/dd].
      © FAO, 2016   |   Questions or feedback?    [email protected]
       Your access to AQUASTAT and use of any of its information or data is subject to the terms and conditions laid down in the User Agreement.