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Central African Republic

Économie, agriculture et sécurité alimentaire

L’agriculture occupe 69 pour cent de la population active et participe pour 61 pour cent au PIB. La part du secteur primaire (agrosylvopastoral) dans le PIB a connu un taux de croissance réel de 51 pour cent en 1997. Bien qu’une partie de la production agricole soit destinée à l’exportation, notamment le coton, le café et le tabac, ce secteur reste consacré à l’autosubsistance. En effet, environ 60 pour cent des productions vivrières sont destinées à l’autoconsommation, ce qui traduit la faible monétarisation du secteur. Les échanges dans les campagnes se font le plus souvent par troc. La principale culture vivrière est le manioc, qui est inclus dans la plupart des assolements, suivi de l’arachide, des céréales (maïs, mil, sorgho, riz), du sésame, des courges, des légumes secs et des bananes. L’impact négatif de la réforme agraire de 1970 sur les cultures vivrières, la fluctuation des prix des cultures d’exportation et la grave crise économique et financière des années 1990 à 1993 avaient anéanti une agriculture déjà essoufflée et peu productive. Sous l’impulsion en 1993 du redressement des cours mondiaux du café et du coton et de la dévaluation du franc CFA, la reprise est effective depuis 1994. Le secteur agricole est indirectement affecté par les mutineries qui ont interrompu l’assistance traditionnelle de l’État en matière d’intrants et de crédits d’accompagnement et par l’effet de la baisse des activités de commercialisation et de transport des produits vivriers et d’exportation.

La production de manioc et de légumineuses assure une couverture à peine satisfaisante des besoins et les disparités régionales sont aggravées par les déficits en céréales, sucre et matières grasses. Les besoins énergétiques globaux ne sont couverts qu’à 89 pour cent. L’insécurité alimentaire touche aujourd’hui plus de 2.2 millions d’habitants.

Le système agraire dominant est la polyculture semi-itinérante avec des exploitations moyennes de 1.5 à 2 ha, des méthodes culturales traditionnelles très peu productives et des types d’assolement associant le coton, le manioc et les céréales en zone de savane, le café et le manioc en zone forestière et les céréales seulement en zone sahélienne. Sans tenir compte des activités ménagères, la femme contribue pour 60 pour cent à l’ensemble des activités agricoles et extra-agricoles de l’exploitation, et pour 72 pour cent environ aux activités liées à la production agricole. Malgré son rôle primordial dans la production, elle a difficilement accès aux intrants, au crédit, aux innovations techniques et à la formation.

     
   
   
             

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