Español || Français
      AQUASTAT Home        About AQUASTAT     FAO Water    Statistics at FAO

Featured products

Main Database
Dams
Global map of irrigation areas
Irrigation water use
Water and gender
Climate info tool
Institutions

Geographical entities

Countries, regions, river basins

Themes

Water resources
Water uses
Irrigation and drainage
Wastewater
Institutional framework
Other themes

Information type

Datasets
Publications
Summary tables
Maps and spatial data
Glossary

Info for the media

Did you know...?
Visualizations and infographics
SDG Target 6.4
KWIP
UNW Briefs
     

Read the full profile

Côte d'Ivoire

Irrigation et drainage

Évolution du développement de l’irrigation

Le potentiel des terres irrigables est évalué à 475 000 ha, répartis en 175 000 ha de bas-fonds, 200 000 ha dans les grandes plaines et 100 000 ha de marais côtiers. Cependant l’étendue des terres humides est estimée à 7 millions d’hectares, dont 500 000 ha seraient constitués de bas-fonds aptes à l’aménagement.

La superficie avec contrôle de l’eau portait globalement sur 89 000 ha en 1994, soit 18.7 pour cent du potentiel identifié (tableau 4, figure 2, figure 3 et figure 4):

  • L’irrigation à maîtrise totale de l’eau représente 47 750 ha. L’aspersion est pratiquée sur les périmètres sucriers qui sont au nombre de six et qui totalisent 36 000 ha approvisionnés par de l’eau de surface; la Société de développement du sucre (SODESUCRE) assure l’exploitation des six complexes sucriers, dont deux (totalisant 11 750 ha) ont été reconvertis en périmètres semencier et vivrier (la canne à sucre n’occupant que 18 118 ha en 1995). Les périmètres gravitaires par pompage réalisés sur plaines alluviales de cours d’eau généralement permanents se composent d’aménagements fruitiers (6 000 ha), de périmètres maraîchers (4 000 ha) et de petits périmètres rizicoles (1 750 ha). On en rencontre dans les zones de Tiassalé, M’Bahikro et Yamoussoukro pour la production rizicole, et dans le sud forestier pour la production de bananes et d’ananas. La superficie moyenne de ces périmètres varie de 10 ha à quelques centaines d’hectares. Les périmètres gravitaires (pompage et aval de barrage) ont été mis en place par des sociétés étatiques aujourd’hui liquidées; leur exploitation se fait tant bien que mal par des organisations paysannes faiblement structurées, appuyées techniquement par l’ANADER.
  • L’irrigation à maîtrise partielle de l’eau couvre 25 000 ha. Les aménagements de bas-fonds comportent des prises au fil de l’eau qui dérivent l’eau de petites rivières (bassin versant limité à 50 km carrés pour une meilleure maîtrise des crues), et des canaux latéraux d’alimentation des parcelles. Des interventions sur les marais visent à résoudre le problème du contrôle de la nappe phréatique par un réseau approprié de drains munis d’équipements de régulation. Les producteurs peuvent réaliser cinq cycles rizicoles tous les deux ans; les populations bénéficiaires généralement mal organisées ont pris le relais des sociétés d’État qui avaient mis en place les investissements dans les années 1970-80.
  • L’irrigation traditionnelle est réalisée sur 16 250 ha de bas-fonds et marais exploités sans appui extérieur et sans aménagement particulier; les superficies réellement mises en valeur sont probablement sous-estimées, faute de statistiques agricoles fiables; la production est plus aléatoire que dans le cas précédent, l’alimentation en eau des rizières étant fonction de la pluviométrie et de la dynamique naturelle des écoulements souterrains.








De nombreux périmètres aménagés sur les plateaux ou dans les bas-fonds sont abandonnés, mal entretenus ou mis en valeur de manière insuffisante ou irrégulière. Plusieurs raisons sont avancées, mais l’insécurité foncière et la crainte de ne pouvoir retirer des bénéfices des investissements sont très souvent invoquées par les exploitants comme l’une des causes essentielles de cet état de fait.

Rôle de l’irrigation dans la production agricole, l’économie et la société

L’agriculture pluviale assure encore 90 pour cent de la production rizicole actuelle. Le sous-secteur de l’irrigation représente environ 7 pour cent du PIB. Mis à part les cultures d’exportation et industrielles irriguées (banane et ananas) pratiquées en général par des opérateurs privés, la production vivrière irriguée (riz et maraîchage essentiellement) ne représente qu’environ 3 pour cent du PIB. La riziculture irriguée occupe cependant une place importante en raison du rôle d’aliment de base que joue le riz. Elle est entreprise dans le cadre de l’aménagement du territoire par l’État dans le souci d’atteindre l’autosuffisance et la sécurité alimentaire en riz. La production intensive avec deux cycles de cultures dans l’année est difficilement réalisée du fait de la non-maîtrise des techniques d’irrigation par les producteurs. Cette participation réduite de l’irrigation à l’économie ivoirienne s’explique par: i) la pluviométrie favorisant une grande diffusion des cultures pluviales dans la zone de forêt; ii) une marginalisation des cultures irriguées causée par le développement des cultures de rentes non irriguées qui absorbent de très importantes ressources humaines, financières et foncières. Ainsi le secteur irrigué a, et très probablement aura, un poids réduit dans l’ensemble de l’économie.

     
   
   
             

^ go to top ^

       Quote as: FAO. 2016. AQUASTAT website. Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO). Website accessed on [yyyy/mm/dd].
      © FAO, 2016   |   Questions or feedback?    [email protected]
       Your access to AQUASTAT and use of any of its information or data is subject to the terms and conditions laid down in the User Agreement.