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Cape Verde

Irrigation et drainage

Évolution du développement de l’irrigation

Le potentiel irrigable a été estimé en 1997 à 3 109 ha, dont 90 pour cent dans les seules îles de Santiago, Santo Antão et San Vicente. Une superficie de 2 780 ha a été équipée pour l’irrigation en maîtrise totale/partielle, mais, en 1997, 1 821 ha seulement étaient réellement irrigués, dont 40 ha en irrigation localisée (tableau 4, tableau 5 et figure 2). En 2000, la superficie en irrigation localisée était de 200 ha. Les deux îles de Santiago et Santo Antão correspondent à 90 pour cent de ces surfaces irriguées. Durant les années 90, la pluviométrie annuelle a été faible. Dans le même temps, l’exploitation des ressources en eau souterraines s’est maintenue et a entraîné un rabattement des nappes et une intrusion du biseau salé, avec pour conséquence l’abandon de terres irriguées en aval et un repli vers l’amont. Environ 78 pour cent de l’eau souterraine mobilisée pour l’irrigation viennent des sources et galeries horizontales, 17 pour cent des captages alluviaux (puits et drains transversaux) et 5 pour cent des forages profonds.






Le niveau d’organisation des producteurs est très faible. L’accès au crédit est pratiquement inexistant (2.5 pour cent des crédits accordés concernent le secteur agricole), ce qui, selon les études qui en ont été faites, limite les investissements dans un secteur très rentable. En 1997, 120 ha étaient exploités par des entreprises étatiques, le reste de la superficie irriguée (à l’exception d’une quinzaine de gros propriétaires ou coopératives) étant constitué d’exploitations familiales en faire-valoir direct.

Une gestion inefficace de l’eau est observée dans la plupart des périmètres aménagés. L’irrigation est surtout traditionnelle, avec un arrosage à la raie ou à la planche inondée dans les fonds de vallée, ou encore à la raie sur terrasse. Dans les pépinières, l’irrigation se fait à l’arrosoir à partir de petits réservoirs. D’une façon générale, l’eau est apportée après de trop longs intervalles et en trop grandes quantités à la fois. Ceci, conjugué à l’absence d’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires, explique les faibles rendements observés. L’irrigation localisée classique a fait l’objet d’une forte promotion, et malgré un coût d’investissement d’environ 5 000 dollars EU/ha (y compris le groupe motopompe), il a été adopté sur les îles de Maio, Santiago, Santo Antão et São Vicente. En 1971, sur les 40 ha utilisant l’irrigation localisée, une économie d’eau de 40 à 50 pour cent, une augmentation des rendements entre 15 et 20 pour cent et une efficience de la distribution allant jusqu’à 90 pour cent étaient observées.

L’eau des puits est exploitée par les agriculteurs privés qui disposent de motopompes. L’eau des forages est vendue au prix de 10 EVC/m3, ce qui ne permet pas de couvrir les frais de fonctionnement et d’entretien de la motopompe. L’eau d’irrigation est subventionnée par l’État, les tarifs varient d’une île à l’autre (de 5 à 10 ECV/m3) et le prix est divisé par deux pour les agriculteurs pratiquant l’irrigation localisée. Ce prix ne correspond pas au coût réel: le coût réel de pompage avec une pompe à gasoil pour un forage est de 20 à 30 ECV/m3 selon l’inclusion ou non de l’amortissement. L’eau est distribuée gravitairement parfois à grandes distances par des canaux en terre non revêtus (sols légers, peu propices au compactage) avec une efficience estimée entre 50 et 60 pour cent.

Rôle de l’irrigation dans la production agricole, l’économie et la société

Quoique la production agricole ne couvre que très partiellement les besoins alimentaires, elle joue un rôle important dans la création d’emplois, la garantie de la cohésion sociale (surtout en milieu rural) et la réduction de la pauvreté. L’agriculture, tournée vers l’autoconsommation, est principalement réalisée sur des exploitations familiales dont environ 93 pour cent produisent des cultures irriguées aussi bien que pluviales. La superficie moyenne d’une exploitation pluviale est de 1,45 ha, contre 0,28 ha pour une exploitation irriguée. Entre 1988 et 1996, du fait de la sécheresse et peut-être de la révocation de la loi de base de réforme agraire, le nombre de familles travaillant dans l’irrigation a diminué de 19 pour cent dans les îles de Santiage et Santo Antão, alors que le nombre d’exploitations agricoles restait inchangé. Les terres irriguées sont dévolues pour moitié à la canne à sucre (figure 3).


L’irrigation au Cap Vert se répartit en trois types de périmètres:

  • périmètres irrigués modernes: ce sont d’anciennes bananeraies, aujourd’hui consacrées à l’horticulture. Environ 80 pour cent de la surface équipée est cultivée;
  • périmètres irrigués traditionnels: ils sont alimentés par des sources ou des puits, rarement par des forages. L’irrigation pratiquée est une irrigation de subsistance pour les cultures, dans les zones humides, ou pour l’arboriculture;
  • périmètres semi-irrigués: ils reprennent les cas particuliers suivant les îles.

     
   
   
             

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