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Guinea

Irrigation et drainage

Pour les régions les moins arrosées (le nord de la moyenne Guinée et toute la haute Guinée), l’irrigation est essentielle aux cultures de contre-saison et à la sécurisation des cultures pluviales. Dans les régions globalement bien arrosées (régions côtières et forestières), seule la saison sèche peut constituer une contrainte pour la pratique des cultures de contre-saison sans irrigation.

Le potentiel des terres où un contrôle de l’eau est possible est évalué à 520 000 ha, dont 140 000 ha de terres en mangrove et arrière mangrove, 200 000 ha de plaines alluviales fluviales et 180 000 ha de bas-fonds dont 80 000 réellement irrigables. Le potentiel en terres aménageables pour une maîtrise totale des eaux d’irrigation et/ou de drainage est estimé à 364 000 ha. La plus grande part du potentiel global se concentre au niveau de la Guinée maritime et de la haute Guinée.

En ce qui concerne les bas-fonds, quatre types d’aménagement sont généralement pratiqués en Guinée et se présentent comme suit:

  • Aménagement du type 1: il s’agit d’un casier rage, c’est-à-dire un simple cloisonnement du bas-fond par des diguettes et un planage des casiers. La régulation de l’eau est assurée grâce à des tuyaux en bambou qui permettent le remplissage et la vidange des casiers. Le coût moyen d’un tel type d’aménagement est de 160 dollars EU/ha.
  • Aménagement du type 2: c’est le type 1, complété par un réseau de drainage, qui repose généralement sur un drain central permettant d’évacuer l’eau ou d’approvisionner en eau selon les cas. Environ 22 pour cent des bas-fonds aménagés entrent dans cette catégorie. Le coût moyen de ce type d’aménagement est de 270 dollars EU/ha.
  • Aménagement du type 3: c’est le type 2, complété par un réseau d’irrigation, l’alimentation en eau étant assurée par une prise. Un ouvrage en matériaux locaux (batardeau) ou en béton est réalisé pour la prise d’eau. C’est le type d’aménagement de bas-fonds le plus répandu et concerne environ 75 pour cent des aménagements réalisés. Le coût moyen est évalué à 430 dollars EU/ha.
  • Aménagement du type 4: c’est le type 3, équipé d’une retenue collinaire pour le stockage de l’eau, qui alimente le réseau d’irrigation. Ce type assure une maîtrise totale de l’eau parce qu’il comporte un évacuateur des crues et des prises. Son coût est estimé à 640 dollars EU/ha et il ne représente qu’à peu près 1 pour cent des aménagements réalisés.

Au niveau des mangroves les types d’aménagement suivants ont été réalisés:

  • Les aménagements de grande envergure, comme à Kabak (PDR-Forécariah.), qui sont mis en œuvre en bordure de mer, où les digues servent à les protéger contre l’intrusion d’eau de mer due aux marées. Les coûts vont de 7 600 à 9 700 dollars EU/ha.
  • Les aménagements du type «Projet de développement de la riziculture irriguée en Guinée maritime» (PDRi-GM), avec des ouvrages de taille moyenne et un coût de 660 à 820 dollars EU/ha.
  • Les aménagements proposés par l’Institut de recherche et de développement (IRD) réalisables par les paysans, qui sont effectués loin de la mer sur des surfaces relativement limitées (10 ha environ), avec un coût d’environ 1 100 dollars EU/ha.

Enfin, en ce qui concerne les aménagements des plaines alluviales, la quasi-totalité de ces aménagements a été abandonnée en raison du manque d’entretien.

La superficie totale avec contrôle de l’eau est évaluée à 94 914 ha (tableau 4). Le tableau 5 et le tableau 6 montrent la répartition sur les différentes régions naturelles, et les superficies équipées pour l’irrigation par bassin versant.






La superficie équipée pour une maîtrise totale et partielle de l’irrigation est de 20 386 ha. Sur 98 pour cent de cette superficie on pratique l’irrigation de surface, et 38 pour cent des périmètres ont une superficie de moins de 50 ha (tableau 4, figure 2 et figure 3).




La superficie des bas-fonds, marais et mangroves équipés est évaluée à 70 028 ha dont:

  • 14 350 ha de réhabilitation de plaines de mangroves aménagées avant 1984: réhabilitation de 700 ha à Koba, 2 400 ha à Monchon, 4 000 ha à Kapatchez et 2 350 ha à Kaback, ainsi que 4 900 ha d’extension à Kaback;
  • 36 500 ha d’autres mangroves, dont environ 28 000 ha sont aménagés chaque année de manière traditionnelle par la population locale;
  • 19 178 ha de bas-fond équipés, dont 30 pour cent nécessitent une réhabilitation.

La superficie aménagée pour les cultures de décrue, principalement la riziculture, est de 4 500 ha.

Aucune donnée n’est disponible sur la superficie des bas-fonds et marais cultivée non équipée, ou sur la superficie en cultures de décrue non équipée.

Par rapport à il y a environ 10 ans, les superficies totales avec contrôle de l’eau n’ont pas beaucoup évoluée pour plusieurs raisons. Certains périmètres ont été abandonnés à cause de problèmes fonciers, techniques (erreur de conception), de mauvaise gestion ou d’entretien défectueux. D’autres périmètres ont dû être délaissés du fait que les crues sont moins prolongées et que les rivières tarissent rapidement, ce qui a fait diminuer les superficies inondées.

Les coûts d’aménagement varient de 225 dollars EU/ha à 2 000 dollars EU/ha selon qu’il s’agisse de plaine ou de bas-fond et selon le type d’aménagement (prise au fil de l’eau, retenue, pompage), bien que le coûts de quelques grands aménagements puissent atteindre près de 10 000 dollars EU/ha, tel qu’indiqué ci-dessus. Ces coûts se réfèrent à une irrigation de surface par gravité, à ciel ouvert et avec des canaux en terre non revêtus. Ils ne tiennent pas compte de la participation paysanne en main-d’œuvre et parfois en agrégats. Ces coûts unitaires n’incluent pas les frais des études (estimés à environ 2 pour cent du coût des travaux), de suivi et du contrôle des travaux par à l’entreprise (estimés à 3 pour cent). Il n’intègre pas non plus les charges des structures d’appui. Les coûts d’entretien des aménagements sont pris en charge par les exploitants. Dans certains cas ce sont des cotisations versées d’avance dans une caisse d’entretien. Ces cotisations incluent les frais de gestion de l’eau, l’amortissement et l’entretien des périmètres.

Le riz est la principale culture irriguée (tableau 4 et figure 4). Les productions irriguées contribuent à l’agriculture guinéenne pour une valeur d’environ 50 millions de dollars EU (42 pour cent pour les cultures vivrières et 58 pour cent pour les produits maraîchers). Il est estimé que la production des céréales irriguées représente 4 dollars environ de la production totale des céréales.


     
   
   
             

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