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Morocco

Irrigation et drainage

Évolution du développement de l’irrigation

Le potentiel des terres irrigables s’élève à 1 664 000 ha. La politique agricole après l’indépendance a dirigé l’essentiel des budgets publics sur la grande hydraulique sur le long terme. Grâce à cet effort, le secteur irrigué, passé de 90 000 hectares en 1961 à 218 000 hectares en 1966 et 1 458 000 hectares en 2004, a acquis une véritable dimension stratégique (HCP, 2007).

Les superficies aménagées d’une façon moderne ou traditionnelle pour l’irrigation pérenne s’élevaient fin 2011 à 1 458 160 ha dont 1 016 730 ha ont été aménagés par les pouvoirs publics (CSEC, 2014) et 441 430 ha par le secteur privé (Figure 3). En réalité, les superficies réellement équipées par les agriculteurs individuels s’élèvent à 626 610 ha, mais 185 180 ha se trouvent à l’intérieur des périmètres ayant déjà été aménagés par les soins de l’État, alors que le reste se situe sur des exploitations initialement d’agriculture pluviale.

Les superficies aménagées par les pouvoir publics sont constitués de:

  • la grande hydraulique (GH) composée de 9 grands périmètres d’irrigation (Tableau 5), délimités par le Code des Investissements Agricoles et considérés comme des zones prioritaires de développement de l’aménagement hydro-agricole collectif et reconnus par le Schéma national d’aménagement du territoire comme de véritables pôles de développement territorial (HCP, 2007). Ces périmètres, alimentés principalement à partir des eaux des barrages, couvrent une superficie totale de 682 600 ha et sont gérés par les neufs Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA).
  • la petite et moyenne hydraulique (PMH) dispersée sur une multitude de périmètres à travers tout le pays et dont la superficie par périmètre peut varier de quelques dizaines d’hectares à quelques milliers. L’eau peut avoir des origines diverses: petits barrages de régularisation, retenues collinaires, prises de dérivation au fil de l’eau, captage de sources, khettara, pompages dans la nappe, épandages d’eau de crues. L’aménagement des périmètres de PMH est assuré par l’Etat en impliquant les bénéficiaires dans le cadre de l’approche participative, ceux-ci en assurent la gestion à travers des associations d’usagers des eaux agricoles. Les superficies actuellement aménagées s’élèvent à 334 130 ha d’irrigation pérenne. (CSEC, 2014).


En outre, 62 200 ha ont été aménagés pour l’irrigation par épandage des eaux de crue (Tableau 6).





Les superficies équipées en irrigation de surface s’élèvent à 1 044 235 ha, soit 72 pour cent de la superficie équipée en maîtrise totale, celles équipées en aspersion couvrent 125 763 ha ou 9 pour cent de la superficie équipée, et celles équipées en irrigation localisée occupent 288 162 ha, soit 19 pour cent de la superficie équipée (Tableau 7 et Figure 4).




Depuis la mise en place du Plan Vert Maroc en 2008, l’irrigation localisée a fortement progressé et remplace progressivement l’irrigation de surface et par aspersion grâce à des subventions dédiées à cette politique de conversion visant des économies d’eau agricole. L’augmentation moyenne annuelle de l’irrigation localisée est en effet de près de 9 pour cent sur la période 2002-2007 à 16 pour cent sur la période 2007-2011.

Les superficies équipées en maîtrise totale réellement irriguées s’élèvent à 1 341 500 ha, soit 92 pour cent de la superficie équipée en maîtrise totale et sont actualisées annuellement pour la GH, mais ont été estimées pour la PMH et l’irrigation privée.

L’eau d’irrigation provient pour un tiers d’eau souterraine, et pour deux tiers d’eau superficielle dont la moitié provient de l’eau stockée dans les barrages et l’autre est prélevée au fil de l’eau en moyenne sur la période 2006-2011.

Rôle de l’irrigation dans la production, l’économie et la société

Bien qu’elle ne concerne que 16 pour cent des superficies cultivées, l’agriculture irriguée représente en année moyenne environ 14 pour cent du PIB national, 45 pour cent de la valeur ajoutée agricole, 75 pour cent des exportations et 25 pour cent des emplois au niveau national avec une pointe à 40 pour cent en milieu rural (CES, 2014). Cependant, l’importance de ce sous-secteur est encore plus significative lors de sécheresse (HCP, 2007) où la production des zones bour est sévèrement affectée. Durant la campagne 1993-1994, année humide, la contribution de l’irrigué était de 35 pour cent de la valeur ajoutée agricole. En 1994-1995, année sèche, cette contribution s’est élevée à 70 pour cent de cette valeur.

L’agriculture irriguée contribue à 81 pour cent du volume total de la production agricole (CSEC, 2014): 86 pour cent des cultures industrielles sont irriguées en particulier toute la production de sucre, 89 pour cent des plantations dont 100 pour cent des agrumes, 55 pour cent du maraîchage, 81 pour cent des fourrages, mais aussi près de 20 pour cent des productions de viandes et céréales relèvent du secteur irrigué (Figure 5) (HCP, 2007).


L’irrigation privée avec près de 5 pour cent de la superficie cultivée est très largement spécialisée dans les cultures arboricoles, suivies de la céréaliculture et des cultures maraîchères (SCET, 2002).

Femmes et irrigation

Une étude portant sur le rôle des femmes dans la gestion des ressources en eau et en particulier de l’eau agricole réalisée dans le périmètre du Gharb, montre que l’irrigation résulte en une surcharge de travail pour les femmes pour des tâches non liées à l’irrigation telles que l’élevage et le désherbage. Ceci est dû au caractère intensif en travail des systèmes de production irrigués, nécessitant une réorganisation du travail et une nouvelle répartition des tâches. Parmi les femmes enquêtées, 16 pour cent ont déclaré participer aux tâches liées aux cultures irriguées depuis plus de 5 ans, alors que l’ensemble des 31 exploitations enquêtées disposaient d’irrigation. Leur contribution pour l’irrigation se limite à l’entretien et le curage des canaux d’irrigation et le déplacement du matériel d’irrigation. Contrairement à d’autres zones enquêtées dans cette étude, 28 femmes sur 31 ne semblent pas bénéficier de l’adoption de nouvelles techniques d’irrigation telles que l’irrigation localisée. De plus, elles ne sont généralement pas membres des associations d’irrigants même lorsqu’elles sont chefs d’exploitation (FAO, 2014).

État et évolution des systèmes de drainage

Les superficies drainées s’élèvent actuellement à 682 500 ha dont 662 500 ha dans les périmètres irrigués et 20 000 ha en agriculture pluviale ou bour. Les superficies équipées pour le drainage représentent actuellement 45.4 pour cent de l’ensemble des terres équipées en maîtrise totale, en augmentation depuis 2004 (43.1 pour cent). À l’horizon 2020, ce pourcentage sera porté à 51.3 pour cent. En agriculture pluviale, seule la plaine du Gharb est équipée d’un réseau d’assainissement, qui couvre environ 20 000 ha et est justifié par la pluviométrie et le caractère argileux des sols.

     
   
   
             

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