Español || Français
      AQUASTAT Home        About AQUASTAT     FAO Water    Statistics at FAO

Featured products

Main Database
Dams
Global map of irrigation areas
Irrigation water use
Water and gender
Climate info tool
Institutions

Geographical entities

Countries, regions, river basins

Themes

Water resources
Water uses
Irrigation and drainage
Wastewater
Institutional framework
Other themes

Information type

Datasets
Publications
Summary tables
Maps and spatial data
Glossary

Info for the media

Did you know...?
Visualizations and infographics
SDG Target 6.4
KWIP
UNW Briefs
     

Read the full profile

Morocco

Ressources en eau

Le Maroc est drainé par 6 grands ensembles de bassins hydrographiques (Tableau 2).


Les ressources en eau renouvelables souterraines internes sont estimées à 10 km³/an et celles en eaux de surface à 22 km³/an. Ainsi, compte tenu de la partie commune entre elles correspondant à 3 km³/an, les ressources en eau renouvelables internes sont estimées à 29 km³/an, ou 879 m³/an/habitant en 2013 (Tableau 3). Les ressources en eau renouvelables totales sont identiques-29 km³/an-du fait d'absence de flux entrant dans le pays qu'il s'agisse d'eau superficielle comme d'eau souterraine. L'indice de dépendance du pays est donc également nul. En revanche, 0.23 km³/an d'eau superficielle quittent le pays vers l'Algérie via l'Oued Ghir qui constitue la frontière orientale des bassins sud atlasiques, ainsi que 0.003 km³/an d'eau souterraine. Il y a également probablement des eaux superficielles quittant le pays à partir de l'oued Sly vers le bassin de la Tafna en Algérie, mais aucune donnée n'est disponible.


Les ressources superficielles sont très inégalement réparties: les bassins du Loukkos, du Sebou et de l'Oum Rbiaâ réunissent 71.5 pour cent des ressources nationales. En revanche, les ressources souterraines sont relativement mieux distribuées sur le territoire. Sur les 96 nappes répertoriées, 21 sont des nappes profondes et 75 superficielles. Les plus importants systèmes aquifères couvrent une superficie totale de près de 80 000 km², soit environ 10 pour cent du territoire (MEMEE, 2009). Les valeurs moyennes des écoulements de surface masquent d'importantes irrégularités temporelles.

Sur l'ensemble des ressources en eau renouvelables, les ressources potentielles exploitables dans les conditions techniques et économiques actuelles sont estimées à 22 km³/an-18 km³ d'eaux de surface et 4 km³ d'eaux souterraines (Tableau 4; MEMEE, 2011)-dont plus de 1 km³ proviennent des retours d'eau d'irrigation par les eaux de surface (Plan Bleu, 2011). Plus de la moitié des ressources exploitations sont réparties dans les régions Centre et Nord du pays.

La mobilisation des ressources en eau s'effectue grâce à un important patrimoine hydraulique grâce à la politique volontariste de mobilisation des ressources en eau engagée depuis les années 1960:

  • 135 grands barrages d'une capacité totale de 17 500 millions de m³. L'envasement des retenues de barrage est évalué à près de 75 millions de m³ par an sur la totalité des grands barrages du Royaume, limitant ainsi la quantité des eaux mobilisables. Une capacité de stockage de 2 600 millions de m³ sera prochainement ajoutée avec 14 grands barrages en cours de réalisation (CES, 2014).
  • À ces grands barrages, il faut ajouter une centaine de petits barrages qui visent la satisfaction des besoins locaux d'eau potable, d'irrigation et d'abreuvement du cheptel. La capacité totale des petits barrages est évaluée à près de 100 millions de m³;
  • 13 ouvrages de transferts d'eau entre bassins versants d'une longueur totale de 785 km permettent d'acheminer plus de 2 700 millions de m³;
  • un important réseau de forages, de puits et de captages de sources consent la mobilisation de près de 4 milliards de m³ d'eaux souterraines chaque année.
  • Les eaux de surface sont également utilisées par les prélèvements au fil de l'eau à l'aide d'ouvrages de dérivation traditionnels notamment en région de montagne. Ces prélèvements sont estimés en moyenne à 1 700 millions de m³ par an (MEMEE, 2011).

Cette infrastructure hydraulique a été conçue et réalisée en vue de disposer, en année d'hydraulicité moyenne, d'un volume global de l'ordre de 13 000 millions de m³ (Plan Bleu, 2011)

A l'échelle nationale, 120 lacs naturels importants sont inventoriés, dont la majorité est située entre les deux chaînes montagneuses du Moyen Atlas et du Haut Atlas. Sur le littoral, on trouve des lagunes et des marais côtiers et d'embouchures (MEMEE, 2010). En 1980, quatre zones humides marocaines ont été classées en 1980, par la Convention de Ramsar. Aujourd'hui les 24 sites classés totalisent 272 010 hectares (Ramsar, 2013).

En matière de ressources en eau non conventionnelles, les eaux usées municipales évaluées à 640 millions de m³ en 2010 (MEMEE, 2013) sont rejetées à plus de 90 pour cent dans le milieu naturel sans traitement préalable (MEMEE, 2010). Le potentiel des eaux usées municipales devrait atteindre 870 millions de m³ en 2020 et 1 039 millions de m³ en 2030 (HCEF, 2010) dont on estime l'utilisation directe après épuration à 170 et 325 millions de m³ respectivement ces mêmes années (MEMEE, 2013; CSEC, 2014). Dans les années 1990, 7 235 ha étaient irrigués avec des eaux usées brutes et produisaient principalement des cultures maraîchères, céréalières et arboricoles (MEMEE, 2001). L'utilisation directe des eaux usées municipales traitées au Maroc concernent de nos jours environ 550 ha de terres agricoles, auquel il faut ajouter l'arrosage des golfs et des espaces verts (FAO et al, 2011). Actuellement, le recours au dessalement de l'eau de mer et à la déminéralisation des eaux souterraines saumâtres pour l'approvisionnement en eau potable des villes et des centres déficitaires est limité aux zones sahariennes du sud du Maroc. La capacité était d'environ 13.11 millions de m³ en 2011 (35 910 m³/jour dont 5 030 m³/jour de déminéralisation d'eau saumâtre; CSEC, 2014), mais devrait augmenter pour atteindre plus 100 millions de m³ en 2020, avec en particulier l'installation d'une usine à Agadir (Jariri, 2009), de Sidi Ifni et de Tantan (10 000 m³/jour) (CES, 2014) et 400 millions de m³ en 2030 selon la stratégie nationale de l'eau (Plan Bleu, 2011).

     
   
   
             

^ go to top ^

       Quote as: FAO. 2016. AQUASTAT website. Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO). Website accessed on [yyyy/mm/dd].
      © FAO, 2016   |   Questions or feedback?    [email protected]
       Your access to AQUASTAT and use of any of its information or data is subject to the terms and conditions laid down in the User Agreement.