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Mauritania

Irrigation et drainage

Évolution du développement de l’irrigation

Le potentiel irrigable est évalué à 250 000 ha, dont 136 500 ha dans la vallée du fleuve Sénégal, 58 285 ha de cultures de bas-fonds et derrière barrages, 49 215 ha de cultures de décrues contrôlées, et 6 000 ha de cultures oasiennes (tableau 4).


Les superficies en maîtrise totale peuvent être divisées en petits, moyens et grands périmètres, selon la taille, ou en périmètres collectifs (grands périmètres et périmètres villageois) et périmètres privés, selon le mode de gestion. Historiquement, les périmètres collectifs étaient les plus anciens et ont bénéficié d’appuis importants des pouvoirs publics jusqu’en 1990/91, date à laquelle l’État s’est désengagé de plusieurs fonctions relatives à la production et à la transformation. En 1994, la SONADER (Société nationale de développement rural) évaluait les aménagements, qui se concentrent dans trois régions (Brakna, Gorgol et Trarza), à 40 261 ha en maîtrise totale dont moins de 20 000 ha cependant sont cultivés chaque année (tableau 5 et figure 2). En 2003/04, la superficie irriguée totale était de 18 089 ha pour le sorgho, le maïs et le riz, ce dernier occupant plus de 93 pour cent de cette superficie.




Les grands périmètres collectifs sont des périmètres de 500 à 2 000 ha, pourvus d’une station de pompage ou d’un barrage permettant l’irrigation gravitaire (figure 3). La plupart de ces périmètres a été aménagée par la SONADER qui en assure encore l’encadrement et la gestion, ainsi que la maintenance des ouvrages collectifs moyennant le paiement d’une redevance annuelle. Les petits et moyens périmètres collectifs ont généralement été réalisés par l’État sans participation financière des bénéficiaires. Ils sont équipés de motopompes et leur gestion est assurée par un groupement ou une coopérative. Les périmètres privés se caractérisent par le fait qu’ils ont été réalisés à l’initiative et à la charge des exploitants privés qui n’ont reçu, pour ce faire, aucune aide directe de l’État. Les superficies aménagées depuis 1985 se trouvent concentrées pour l’essentiel à Trarza où le développement du secteur a connu un essor remarquable. Le caractère sommaire de la plupart des aménagements, l’insuffisance de l’entretien et les problèmes de salinité dus à l’inexistence de drains sont responsables d’un taux élevé d’abandon des périmètres. Une enquête réalisée par la SONADER en 1994 estime que la quasi-totalité des périmètres existants est à réhabiliter: 7 pour cent des superficies seraient à réaménager totalement, 55 pour cent à réhabiliter à un coût compris entre 25 et 75 pour cent du coût d’aménagement et 38 pour cent à réhabiliter à un coût inférieur à 25 pour cent du coût d’aménagement.


Aux 40 261 ha en maîtrise totale de l’eau, mentionnés plus haut, il faut aussi ajouter les 4 751 ha d’oasis, qui sont cultivés en palmiers dattiers intercalés de cultures temporaires, (tableau 6 et figure 4). Cela donne une superficie équipée totale en maîtrise totale/partielle de 45 012 ha, dont 22 840 ha étaient réellement irrigués en 2004. L’exhaure d’eau dans les oasis se fait soit manuellement (83 pour cent), soit par chadouf (0.6 pour cent), soit par motopompe (16.4 pour cent).




Les superficies en contrôle de l’eau comprennent en outre les systèmes de décrue contrôlée et les systèmes de bas-fonds (tableau 4). Pour la campagne 2003-2004, les superficies en décrue représentaient 10 500 ha dans la vallée (SONADER) et 20 484 ha en système «walo». Les superficies cultivées en bas-fonds au cours de la période 1985/86 à 1996/97 ont considérablement varié en fonction de la pluviométrie et ont oscillé entre un minimum de 14 069 ha en 1996/97 et un maximum de 66 656 ha en 1995/96. Pour la campagne 2003/04, 32 786 ha ont été emblavés en bas-fonds.

La situation actuelle du secteur irrigué se caractérise par le niveau avancé de dégradation des conditions d’exploitation et d’entretien des périmètres aménagés en général et des périmètres individuels dits « privés » en particulier. Les raisons en sont multiples: d’ordre technique, financier et institutionnel outre le manque d’information et de formation des agriculteurs. Elles ont été à l’origine de l’écart important qui existe actuellement entre superficies aménagées et superficies effectivement cultivées, et de la dégradation croissante des sols par la salinisation et la baisse de fertilité dus à l’absence de techniques d’aménagement respectant les normes établies, à la faible efficience du mode d’irrigation pratiquée, et au manque de systèmes de drainage appropriés.

Rôle de l’irrigation dans la production agricole, l’économie et la société

Le sous-secteur de l’irrigation revêt une importance vitale aux fins de la production agricole et de la sécurité alimentaire du pays. Sur la période 1989/90 à 1992/93, durant laquelle les superficies cultivées sont restées assez stables, la production moyenne des cultures irriguées, principalement rizicoles, a couvert 34 pour cent de la production céréalière nationale. Les cultures de décrue fournissent environ 18 pour cent et le reste (48 pour cent) provient des zones pluviales strictes ou des bas-fonds. Les rendements moyens du paddy sont passés de 4.6 tonnes/ha sur les périmètres de la SONADER et 4 tonnes/ha sur les périmètres privés pendant la période 1987-90, à 3.5 et 3 tonnes/ha respectivement. Cette baisse est largement imputable, pour les périmètres publics, au désengagement brutal de l’État et, pour les périmètres privés, à la détérioration des aménagements. Les rendements moyens au titre de la campagne 1996/97 ont été estimés à 4.1 tonnes/ha pour les grands périmètres collectifs, 3.4 tonnes/ha pour les moyens périmètres collectifs et 4.2 tonnes/ha pour les périmètres privés. Les cultures de contre-saison en irrigué sont très peu pratiquées. Les rendements en sorgho varient entre 600 et 800 kg/ha et sont de 600 kg/ha pour le maïs.

En dehors de la vallée du fleuve Sénégal, les oasis constituent pratiquement l’unique espace propice à l’agriculture et contribuent en fait, pour une part notable, à la production agricole nationale. En effet, les oasis produisent annuellement au moins 22 000 tonnes de dattes, 4 000 tonnes de céréales et 4 000 ou 5 000 tonnes de légumes (figure 5). La surface occupée par les cultures sous palmeraies est de 244 ha environ.


     
   
   
             

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