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Niger

Géographie, climat et population

Le Niger est un pays enclavé de l’Afrique de l’ouest qui couvre une superficie de 1 267 000 km2 (Tableau 1) et est frontalier de l’Algérie et la Libye au nord, le Tchad à l’est, le Nigéria et le Bénin au sud et le Burkina Faso et le Mali à l’ouest. Les trois quart du pays sont situés en zone désertique au nord, alors que le reste est en zone sahélo-soudanienne. La superficie des terres cultivées s’étend sur 15 000 000 ha en 2011. Le relief nigérien est peu contrasté. Les sols sont sablonneux ou argilo-sablonneux, pauvres en éléments nutritifs et en matière organique. Les sols cultivables sont à 80 pour cent dunaires et 15 à 20 pour cent sont des sols hydromorphes moyennement argileux.


Le climat du Niger est de type continental sahélien, caractérisé par deux saisons: une courte saison pluvieuse (juin à septembre), et une longue saison sèche (octobre à mai). La pluviométrie annuelle est caractérisée par une importante variabilité spatio-temporelle et interannuelle et une tendance générale au glissement des isohyètes vers le sud depuis une trentaine d’années. Ces phénomènes augmentent les risques de sécheresse et de désertification qui ont des conséquences sur les productions agro-sylvo pastorales. Ainsi on distingue, en fonction de cette pluviométrie, quatre zones climatiques du Nord au Sud du pays:

  • la zone saharienne au Nord du pays (environ 65 pour cent du territoire), à climat désertique et recevant moins de 100 mm de pluies;
  • la zone sahélo-saharienne (12.2 pour cent du territoire) avec des précipitations comprises entre 100 et 300 mm à climat subdésertique;
  • la zone sahélo-soudanienne (21.9 pour cent du territoire) comprenant une partie sahélienne au Nord plus sèche, avec des précipitations variant de 300 à 600 mm et, une partie soudanienne au sud, plus arrosée;
  • la zone soudanienne (0.9 pour cent du territoire) qui reçoit plus de 600 mm d’eau par an et est couverte d’une végétation de savane.

L’évaporation varie entre 1 700 mm et 2 100 mm d’eau par an. Le déficit hydrique climatique est donc important pendant la saison sèche et est accentué par l’harmattan, un alizé continental très sec du Sahara, qui souffle du Nord-est au Sud-ouest d’octobre à février. Au contraire, la mousson, un alizé austral, chargé d’humidité qui souffle du Sud-ouest au Nord-est de mars à septembre et est générateur de pluies.

En 2011, la population est estimée à 16 069 000 habitants, dont 83 pour cent de ruraux (Tableau 1). La densité s’élève à 13 habitants/km2 mais la population est inégalement répartie sur le territoire national avec une concentration au Sud près de la frontière du Nigéria où la pluviométrie est plus favorable à l’agriculture et à l’agropastoralisme. La pauvreté recule très faiblement en passant de 63 en 1999 pour cent de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, à 59 pour cent en 2008 (MPATDC, 2012). Cependant la sous-alimentation ne concerne plus que 19 pour cent de la population en 2006 contre 36 pour cent en 1996. Le taux de chômage est quant à lui plus élevé en ville (19 pour cent) qu’en campagne (15 pour cent) (MPATDC, 2012). L’accès aux sources améliorées d’eau potable est passé de 44 pour cent en 2002 à 50 pour cent en 2011, avec toutefois une grande disparité entre milieu rural (39 pour cent) et en milieu urbain (100 pour cent). L’espérance de vie à la naissance est de 55 ans en 2011 et la croissance démographique s’élève à 3.5 pour cent pour la période 2010-2015. La scolarisation est très faible, avec 71 pour cent sur la période 2002-2011 d’inscrit en primaire et seulement 13 pour cent en secondaire (UNDP, 2013). Enfin, la prévalence du VIH/sida dans la population générale (15-49 ans) est estimée à 0.7 pour cent en 2006 contre 0.87 pour cent en 2002. En 2008, elle était de 0.3 pour cent chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, contre 35 pour cent chez les professionnelles de sexe (MPATDC, 2012).

     
   
   
             

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