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Niger

Gestion de l’eau, politiques et dispositions législatives régissant l’utilisation d’eau en agriculture

Institutions

Trois départements ministériels sont directement ou indirectement concernés par le secteur de l’eau pour l’agriculture et le développement rural, avec leurs directions respectives:

  • le Ministère de l’Hydraulique et de l’Environnement a en charge la connaissance des ressources en eau et l’approvisionnement en eau des populations humaines et du cheptel: Direction des Ressources en eau;
  • le Ministère de l’Agriculture est responsable de l’hydraulique agricole: Direction Générale du Génie Rural, ONAHA, Direction des Statistiques, l’Institut National de Recherches Agronomiques du Niger (INRAN);
  • le Ministère de l’Elevage s’occupe de l’exploitation et du suivi des infrastructures hydrauliques pastorales.

Par ailleurs, la SPEN et la SEEN sont responsables de la production et de la distribution de l’eau potable dans les centres urbains.

Enfin, l’Association nigérienne de développement de l’irrigation privée (ANPIP) tente de promouvoir le développement durable de l’irrigation à petite échelle.

Gestion de l’eau

Le cadre institutionnel de gestion de l’eau est composé de:

  • l’Etat et les collectivités territoriales;
  • la Commission Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (CNEA);
  • les Commissions Régionales de l’Eau et de l’Assainissement (CREA);
  • les organes locaux de gestion de l’eau.

La CNEA créée en 2006 est un organe consultatif et de concertation; elle apporte son concours à la définition des objectifs généraux et des orientations de la politique nationale de l’eau et de l’assainissement. Dans l’attente de la mise en place effective des commissions de gestion de l’eau basées sur les Unités de Gestion des Eaux (UGE), la CNEA est représentée au niveau régional par les CREA.

Plus localement, diverses associations d’usagers de l’eau existent en fonction du secteur d’activité concerné:

  • Les comités de Gestion de Points d’Eau d’Hydraulique Villageoise et Pastorale;
  • Les coopératives des aménagements hydro–agricoles;
  • Les associations d’irrigation et activités connexes;
  • Les associations d’éleveurs;
  • Les associations de pêcheurs.

Financement

Le financement de l’agriculture irriguée au Niger provient aussi bien des fonds publics que privés:

  • le financement des infrastructures d’irrigation et des équipements de gestion essentiellement assuré par l’Etat avec l’appui de ses partenaires. Le financement public se fait généralement à travers des programmes et projets localisés, d’envergure régionale ou nationale;
  • le financement de la production et de la commercialisation des produits essentiellement pris en charge par les producteurs.

Politiques et dispositions législatives

En matière de politiques, le document de référence au Niger est le Plan de Développement Economique et Social (PDES) 2012-2015 (MPATDC, 2012) adopté par le gouvernement en août 2012. Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, son objectif est de renforcer l’offre de services en matière d’accès à l’eau potable, d’hygiène et d’assainissement à l’échelle des collectivités territoriales et de promouvoir les changements des comportements à l’échelle individuelle et collective.

Les politiques agricoles s’inscrivent dans le cadre de l’Initiative 3N «Les Nigériens Nourrissent les Nigériens» (HCI 3N, 2012) qui s’inscrit elle-même dans le PDES, remplaçant ainsi la «Stratégie nationale de développement de l’irrigation et de la collecte des eaux de ruissellement» (MDA, 2005). L’objectif poursuivi de l’initiative 3N est de renforcer les capacités nationales de productions alimentaires, d’approvisionnement et de résilience face aux crises alimentaires et aux catastrophes naturelles. Il s’agit d’assurer une alimentation suffisante et de qualité pour tous les nigériens en se fondant essentiellement sur les productions locales, sur un marché agricole national et régional et sur la capacité de résilience des ménages dans les situations de crises alimentaires et de catastrophe. L’ambition du gouvernement concernant l’irrigation à travers l’Initiative 3N est de porter les superficies sous irrigation à 125 000 ha à l’horizon 2015 en:

  • réhabilitant 10 000 ha d’aménagement existant avec appui pour leur mise en valeur
  • réalisant 10 000 ha de nouveaux aménagements hydro agricoles
  • aménageant et de mettant en valeur 20 000 ha de petits périmètres irrigués.

L’ordonnance n°2010-09 du 1er avril 2010 portant code de l’eau au Niger remplace le précédent régime de l’eau porté par l’ordonnance n°93-014 du 2 mars 1993 (et son décret d’application n°97-368/PRN/MH/E adopté le 2 octobre 1997) et modifié par la loi n° 98-041 du 7 décembre 1998. Cette nouvelle ordonnance détermine les modalités de gestion des ressources en eau sur l’ensemble du territoire nigérien Elle précise aussi les conditions relatives à l’organisation de l’approvisionnement en eau des populations et du cheptel d’une part, et celles relatives aux aménagements hydro-agricoles d’autre part. Elle définit également les missions et responsabilités de la CNEA et des CREA.

L’ordonnance n°93-015 du 2 mars 1993 (et les textes complémentaires) fixant les principes d’orientation du Code Rural est le cadre de référence en matière de gestion des terres agricoles au Niger. Elle définit le cadre juridique des activités agricoles, sylvicoles et pastorales dans la perspective de l’aménagement du territoire, de la protection de l’environnement et de la promotion humaine. Elle favorise le développement par une organisation rationnelle du monde rural et assure la sécurité des opérateurs ruraux par la reconnaissance de leurs droits écrits ou coutumiers. Elle prend ainsi acte du fait que l’ensemble du monde rural est massivement régulé par la coutume.

     
   
   
             

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