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Senegal

Irrigation et drainage

Évolution du développement de l’irrigation

De nombreuses évaluations du potentiel d’irrigation ont été réalisées et les chiffres varient de 160 000 ha à plus de 640 000 ha. Cependant, l’estimation la plus vraisemblable, en tenant compte des contraintes socioéconomiques et environnementales, serait d’environ 400 000 ha, dont 240 000 ha pour les superficies en maîtrise totale et partielle, 100 000 ha pour les cultures de décrue et 60 000 ha pour les superficies en bas-fonds et mangroves.

La superficie avec contrôle de l’eau était estimée à 149 680 ha en 2002, dont la superficie équipée pour une maîtrise totale/partielle couvre 102 180 ha (tableau 4 et figure 2). Les superficies effectivement cultivées sous irrigation ne dépassaient pas 69 000 ha en 1996. Elles ont connu une diminution notable du fait de l’obsolescence des infrastructures découlant de déficiences dans le système de gestion des aménagements, en particulier dans l’organisation et le financement de l’entretien, et des difficultés de commercialisation du paddy dues notamment au fait que le marché national est parfois inondé de riz importé à très faible coût. L’eau d’irrigation provient à 90 pour cent des eaux de surface, soit à partir de retenues soit par des pompages dans le fleuve (figure 3). Cependant, dans la zone des Niayes les eaux souterraines sont utilisées pour l’irrigation à très petite échelle, à vocation principalement maraîchère. La technique d’irrigation utilisée est l’irrigation de surface.






Un certain nombre de critères permettent de distinguer les différents types d’aménagements dans la vallée du fleuve Sénégal:

  • Le mode de financement à l’origine: fonds publics ou fonds privés. Dans le premier cas, l’aménagement et la gestion étaient confiés à la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED), alors que les fonds privées offraient généralement la gestion aux usagers au sein de groupements ou d’associations.
  • La taille de l’aménagement: on distingue ainsi les grands aménagements (> 400 ha) et les aménagements intermédiaires (50-400 ha), qui ensemble représentent 38 pour cent des superficies en maîtrise totale, et les petits périmètres (< 50 ha) 62 pour cent (tableau 4 et figure 4).
  • Le mode de gestion présent et passé: on distinguait en effet en 1994 plusieurs structures de gestion des périmètres: la SAED, les groupements d’intérêt économique (GIE) et les opérateurs privés. Les périmètres agro-industriels gérés par des compagnies spécialisées dans la production d’une spéculation particulière, comme la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) pour la canne à sucre sur environ 7 500 ha à Richard Toll et la Société des conserves alimentaires du Sénégal (SOCAS) pour la tomate sur 260 ha, appartiennent à la dernière catégorie.


Les aménagements anti-sel de la Casamance permettent la culture des bas-fonds sur 15 000 ha irrigués à partir des eaux de ruissellement. En outre, 2 500 ha de bas-fonds bénéficient d’une submersion contrôlée et sont également irrigués à partir des eaux de ruissellement. Les superficies cultivées en décrue (sorgho principalement) étaient d’environ 30 000 ha en 1998.

Le rendement des rizières submergées par l’eau douce dans les bas-fonds et les estuaires varie entre 1.2 et 1.6 tonnes/ha, mais en conditions intensives d’exploitation il peut atteindre 4.5 tonnes/ha. Dans certaines zones de mangrove, qui étaient cultivées sur 15 000 ha en 1969 avec un rendement moyen d’environ 1.5 tonne/ha, la sécheresse a provoqué la thioxydation de ces sols sulfatés acides. Si bien que la superficie cultivée en 1985 n’était plus que de 2 000 ha, avec des rendements ne dépassant pas quelques quintaux par hectare.

Rôle de l’irrigation dans la production agricole, l’économie et la société

Sur les 69 000 ha actuellement irrigués, le riz est la principale culture (56 412 ha) et l’intensité culturale y atteint 108 pour cent (tableau 4 et figure 5). Le maraîchage était produit sur des superficies bien plus réduites (10 327 ha en 1996/97) et incluait la pomme de terre, le manioc et la pastèque. En vingt ans, l’agriculture irriguée a attiré plus de 60 pour cent des investissements publics alloués au secteur. Le delta du fleuve Sénégal en a récolté la plus grande part alors que ces investissements concernent moins de 10 pour cent des agriculteurs. De plus, en l’état actuel, l’agriculture irriguée ne peut contribuer significativement à l’autosuffisance alimentaire nationale ou à l’amélioration des conditions de vie rurales, car elle souffre d’un déséquilibre structurel lié à son utilisation pour la maximisation de la production céréalière. Du point de vue environnemental et technique, les conditions de production ne sont pas adaptées à ce choix, ce qui se traduit par une rentabilité économique négative ou très légèrement positive.


Les femmes ne participent que très rarement à l’agriculture irriguée car: i) la répartition traditionnelle des activités en milieu rural les oriente vers des tâches domestiques; ii) elles éprouvent des difficultés à accéder à la ressource "terre", principalement pour des considérations socioculturelles: les terres aménagées, même celles traditionnellement cultivées par les femmes (cas des bas-fonds), sont systématiquement attribuées aux hommes; iii) l’accès au crédit de campagne et d’équipement est limité, la femme étant en général privée de biens immobiliers pouvant servir de garantie bancaire; et enfin iv) l’appui technique et la formation fournis par la plupart des projets bénéficient essentiellement aux hommes.

     
   
   
             

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