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Tunisia

Irrigation et drainage

Évolution du développement de l'irrigation

L'irrigation en Tunisie a débuté simultanément aux activités agricoles dans de larges zones, en particulier dans le centre et le sud du pays sous Carthage (4ème siècle avant notre ère) et a été développée par les Romains grâce aux premières infrastructures (barrages, réservoirs, citernes, captage des sources). L'essor de l'irrigation s'est poursuivi avec la Conquête arabe (7ème siècle) et le développement des oasis et de techniques spécifiques (noria). Sous l'occupation française, c’est seulement brièvement, après la 2nde guerre mondiale, que l'irrigation moderne et la grande hydraulique s’est développée. À l'indépendance en 1956, il est estimé qu’environ 65 000 ha étaient irrigués à partir de sources et puits artésiens dans la région littorale de Bizerte, au Cap-Bon, dans le Sahel Côtier et surtout dans les oasis (Hassainya, 1991). Jusqu'en 1976, lorsque les superficies atteignaient environ 143 000 ha (Laajimi, 2007), la capacité de mobilisation des eaux restait faible. Depuis, le projet hydro-agricole tunisien, favorisant notamment la mobilisation des eaux du pays, s'est mis en place avec quatre Plans directeurs des eaux (1962-71, 1973-76, 1977-81, 1982-86) accompagnés de financements publics plus importants (Hassainya, 1991). Ainsi, en 1991 les superficies équipées pour l'irrigation en Tunisie étaient de 385 000 ha dont 30 000 en maîtrise partielle.

L'étude sur l'irrigation en Tunisie de 2002 (IME, 2002) estime le potentiel d'irrigation à 560 000 ha compte tenu des ressources en eau affectées au secteur de l'agriculture.

De 2001 à 2011, la superficie équipée pour l'irrigation est passée de 394 000 ha à 459 570 ha (ONAGRI, 2011), soit une augmentation moyenne annuelle de 1.4 pour cent (tableau 4). Ces équipements sont constitués de:

  • 243 170 ha de périmètres publics (figure 3) dont (ONAGRI, 2011):
    • 140 000 ha sont alimentés à partir de d'eau prélevée dans les barrages (grands barrages et barrages collinaires)
    • 77 000 ha par des forages (FAO et BPEH, 2014)
    • 9 500 ha par des eaux usées traitées (GWP, 2009)
    • 16 670 ha non connu (figure 4).
  • 216 400 ha de périmètres privés réalisés par les exploitants eux-mêmes dont (ONAGRI, 2011):
    • 150 000 ha sont alimentés à partir d’eau souterraine peu profonde
    • 30 000 ha de forages profonds privés (FAO et BPEH, 2014)
    • 36 400 ha non connu mais incluant certainement du pompage dans les oueds entre autre.

Les superficies réellement irriguées durant la campagne agricole 2010-2011 s'élèvent à 379 990 ha, réparties pour 188 560 ha dans les zones irriguées publiques et 191 430 ha dans les zones irriguées privées.






Par ailleurs, il existe également 27 000 ha d'irrigation par épandage de crues en Tunisie centrale et d'irrigation de complément selon la disponibilité des ressources.

Grâce à des subventions accordées par l'État dès 1995 avec la Stratégie nationale d'économie de l'eau, mais de manière encore plus importante depuis 2006, les techniques d'irrigation par aspersion et localisée ont évolué significativement dans les différents périmètres irrigués. L'objectif, initialement prévu pour 2009, est d'atteindre 100 pour cent de la superficie irriguée des périmètres irrigués équipé en techniques d'irrigation plus efficientes. N'étant pas encore atteint, l'objectif a été reconduit pour 2016. En 2012, les superficies équipées pour une irrigation de surface étaient de 189 370 ha dont 90 000 ha en irrigation de surface améliorée et 99 370 ha en irrigation de surface de type traditionnel; les superficies équipées pour l'irrigation par aspersion s'élevaient à 115 200 ha, tandis que 155 000 ha avaient des systèmes d'irrigation localisée (MEATDD, 2013). Ces derniers n'occupaient que 6 000 ha en 1991 et 62 000 ha en 2001 (tableau 4 et figure 5).


Rôle de l'irrigation dans la production agricole, l'économie et la société

Bien que limité à 9 pour cent des superficies cultivées, le secteur irrigué participe à hauteur de 35 pour cent de la valeur totale de la production agricole. Il contribue à 25 pour cent de la valeur des exportations agricoles et à 20 pour cent des emplois agricoles (INAT, 2013). L'agriculture mixte, c'est-à-dire pluviale/irriguée, est pratiquée par 20 pour cent des exploitations agricoles du pays. Le secteur irrigué permet de diversifier les cultures et de stabiliser les productions agricoles d'une année sur l'autre en particulier pendant les périodes sèches (MEDD, 2011).

Les superficies en cultures irriguées en maîtrise totale sont dédiées pour moitié à l'arboriculture et les cultures maraîchères (tableau 4 et figure 6). L'arboriculture est représentée notamment par les espèces de type méditerranéen: oliviers à huile et de table, agrumes (oranges-maltaises, clémentines) et palmiers dattiers dans le sud. Les espèces à noyaux et à pépins se sont notablement étendues depuis les années 1980. Le maraîchage reste dominé par les tomates, les piments, les pommes de terre et les cucurbitacées. Ce type de culture s'étend sous irrigation dans la majorité des périmètres irrigués.


Les céréales (blé dur et tendre, orge) et les fourrages occupent 17.6 pour cent et 17.5 pour cent respectivement de l'ensemble des cultures irriguées récoltées. La faible superficie irriguée en céréales est remarquable. En effet ce type de culture, présent essentiellement au nord, n'est pas totalement irrigué et dépend beaucoup des pluies automnales. L’encouragement gouvernemental accordé à l'élevage laitier a entraîné une évolution de l'irrigation vers les cultures fourragères.

Femmes et irrigation

Une étude portant sur le rôle des femmes dans la gestion des ressources en eau et en particulier de l'eau agricole réalisée dans les périmètres de Diarr Hojjej et Nadhour, montre que le développement de l'irrigation résulte en une surcharge de travail pour les femmes. L'adoption de nouvelles techniques d'irrigation, telle que le système goutte à goutte, a néanmoins des effets positifs puisqu'elle permet d'éviter les travaux de confection des planches et des rigoles. Dans les sites concernés, les femmes enquêtées indiquent clairement (33/40 et 6/10 respectivement) que ce système d'irrigation réduit la pénibilité de leur travail. Les femmes font toutes les tâches liées à l'irrigation en partage avec leurs maris; elles sont particulièrement sensibles aux économies d’eau en évitant tout gaspillage. Contrairement aux autres sites d'enquêtes de cette étude située en Algérie et au Maroc, les femmes des périmètres de Diarr Hojjej et Nadhour, prennent toutes les décisions concernant l'exploitation lorsqu'elles en sont le chef, voire même si leur mari l'est. Par conséquent, elles sont également membres d’association d'irrigants (FAO, 2014b).

État et évolution des systèmes de drainage

Les superficies drainées occupaient 192 000 ha de périmètres irrigués en 2000, presque exclusivement des périmètres publics. Les périmètres du nord et les oasis sont à fort risque d'hydromorphie liée à l'irrigation. Par ailleurs, 5 000 ha non irrigués étaient également drainés.

     
   
   
             

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