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Précipitation et ressources en eau renouvelables Prélèvement d'eau et pression sur les ressources en eau Irrigation, cultures irriguées, environnement

Pour une aperçu rapide, cliquez sur les infographies "Superficie équipée pour l'irrigation" et "Cultures irriguées" ci-dessous.

  

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Irrigation, cultures irriguées, environnement

L'irrigation peut se définir comme un apport artificiel d'eau destiné à faciliter la croissance de cultures, d’arbres et des pâturages. Les méthodes diffèrent selon que l’eau s’écoule sur la terre (irrigation de surface), y est pulvérisée sous pression (irrigation par aspersion) ou est amenée directement à la plante (irrigation localisée).

Superficie équipée pour l'irrigation
  • Plus de 324 millions d'hectares sont équipés pour l'irrigation dans le monde (2012), dont environ 85 pour cent, soit 275 millions d’hectares, sont réellement irrigués.

  • L'agriculture irriguée représente 20 pour cent de l'ensemble des terres cultivées au niveau mondial mais 40 pour cent de l'alimentation produite.

  • L'Afrique subsaharienne est la région qui enregistre le plus faible pourcentage de terres cultivées irriguées: un peu plus de 3 pour cent contre près de 21 pour cent à l'échelle mondiale. En même temps, elle présente la plus forte prévalence de malnutrition: 25 pour cent en 2011-2013 contre 12 pour cent au niveau mondial.

  • L'irrigation – associée à l'emploi de variétés à haut rendement, d'intrants tels que des engrais et pesticides et de machines agricoles – a joué un rôle important dans la révolution verte en Asie. À l'heure actuelle, 41 pour cent des terres cultivées sont irriguées contre 25 pour cent en 1970, contribuant ainsi à réduire la malnutrition de 24 pour cent en 1990-92 à 14 pour cent en 2010-12.

  • L'agriculture irriguée offre le plus grand potentiel d’expansion en Afrique subsaharienne, tant sur le plan des ressources en terres que des ressources en eau, avec un cinquième seulement des terres irrigables équipées, soit 7.7 millions d'hectares sur 38 millions d'hectares potentiels, et en Amérique du Sud, où seulement un quart du potentiel est équipé, soit 16 millions d’hectares sur 60 millions d'hectares potentiels.

  • Plus de 88 pour cent des terres irrigables de l'Asie centrale et de l'Afrique du Nord sont déjà équipées, 69 pour cent au Moyen Orient et 65 pour cent en Asie du Sud et de l'Est.

  • Le continent asiatique, avec près de 230 millions d'hectares équipés pour l'irrigation, renferme plus de 70 pour cent de la superficie mondiale d’irrigation. Près de 60 pour cent de ces 220 millions d'hectares – soit 42 pour cent du total mondial – se situent dans 2 pays seulement: la Chine et l'Inde, où vit également à peu près 40 pour cent de la population mondiale.

  • L'Asie est également le continent qui exploite le plus son infrastructure d'irrigation, la plus majeure partie de la superficie équipée pour l'irrigation étant réellement irriguée (89 pour cent).

  • En Europe, la partie de la superficie équipée pour l'irrigation qui est réellement irriguée est faible (65 pour cent) par rapport au reste du monde. Cela est dû en grande partie à son climat modéré, qui permet à l'agriculture de bénéficier des précipitations disponibles et évite une irrigation constante.

  • L'irrigation localisée et par aspersion représente environ 14 pour cent de la superficie totale équipée pour l'irrigation à l'échelle mondiale.

  • L'irrigation localisée a connu une croissance rapide depuis l'invention des tuyaux en plastique bon marché dans les années 1970: de près de 0.5 millions d’hectares en 1981 à près de 9 millions d’hectares en 2010.

  • Plus de 35 millions d'hectares étaient équipés pour l'irrigation par aspersion en 2010. Bien que cette méthode soit considérée comme moins efficace que l'irrigation localisée, son faible coût et sa mobilité potentielle expliquent sa large expansion.

  • En Amérique du Nord, la principale source d'eau d'irrigation est l'eau souterraine (59 pour cent de la superficie irriguée). Alors qu'elle est la seule source fiable dans les pays arides, dans les pays caractérisés par des conditions climatiques modérées elle se combine souvent avec un équipement d'irrigation sous pression ou est utilisée lorsque l'électricité est subventionnée (ce qui réduit les frais de pompage).

  • La Chine possède la plus vaste superficie équipée pour l'irrigation (69.4 millions d'hectares), suivie immédiatement par l'Inde (66.7 millions d'hectares). En dehors du continent asiatique, les pays disposant des superficies les plus vastes sont: les États-Unis (Amériques) avec 26.4 millions d'hectares, l'Italie (Europe) avec 3.95 millions d'hectares, l'Égypte (Afrique) avec 3.65 millions d'hectares et l'Australie (Océanie) avec 2.55 millions d'hectares.

  • En 2010, la Chine est devenue le pays avec la plus grande superficie sous irrigation, dépassant l'Inde qui avait la premier rang depuis plus de 50 ans.

  • L'irrigation ne se limite pas uniquement aux périodes sèches de l'année. Dans bon nombre de pays, des arrosages supplémentaires sont pratiqués pendant la saison des pluies – par exemple au Myanmar pour la culture du riz – afin de compenser des déficits pluviométriques durant les stades critiques de croissance des cultures et de stabiliser ainsi ou d'accroître les rendements critiques de croissance des cultures et de stabiliser ainsi ou d'accroître les rendements.

  • On sait que l'irrigation se pratique depuis plus de 4 siècles. L'Euphrate et le Tigre furent le berceau des premières civilisations mésopotamiennes et rendirent possible, grâce à l'irrigation, le développement de l'agriculture. En Égypte, les eaux de crue du Nil étaient déjà utilisées pour les cultures pendant la période des pharaons. En Mongolie, l'irrigation se développa probablement sous les Huns au cours du premier siècle de notre ère.

  • Au moins 111 millions d’hectares équipés pour l'irrigation sont approvisionnés en eau par pompage.

  • Un seul périmètre d'irrigation peut couvrir plus de 10 000 hectares dans certains pays, notamment en Inde, au Mexique, au Pakistan et au Soudan.

  • Dans 33 pays au moins, la gestion des périmètres d'irrigation, auparavant assurée par des autorités publiques, a été transférée aux irrigants ou aux utilisateurs d'eau.

Cultures irriguées
  • En 2011, plus 346 millions d'hectares de cultures irriguées ont été récoltées sur les 261 millions d'hectares réellement irrigués. En effet, grâce à l'irrigation et si le climat est favorable, on peut avoir plus d'un cycle cultural par an sur la même superficie et obtenir ainsi un taux global d'exploitation des cultures irriguées supérieur à 130 pour cent.

  • L'irrigation assure 40 pour cent de la production végétale mondiale sur 20 pour cent de la superficie mondiale cultivée équipée pour l'irrigation.

  • Dans de vastes parties de l'Asie, de l'Afrique et des Amériques, les conditions climatiques permettant divers cycles culturaux au cours d’une année rendent possible un taux d'exploitation bien plus important que dans certaines régions d’Europe et d'Océanie, où la croissance des cultures irriguées pendant l'hiver est faible ou nulle.

  • L'Asie enregistre le taux d'exploitation des cultures le plus élevé: 141 pour cent, allant d'un peu plus de 100 pour cent en Asie centrale, où la production végétale est limitée en hiver, à plus de 170 pour cent dans de vastes parties de l'Asie du Sud et de l'Est.

  • La combinaison d'un taux élevé d'exploitation et de taux élevés de superficies équipées pour l'irrigation réellement irriguées fait que l'Asie et l'Afrique tirent le meilleur avantage de l'irrigation. Au Burkina Faso, l'agriculture irriguée contribue dans une large mesure à la sécurité alimentaire, assurant en 2010 environ 10 pour cent de la production agricole totale pour 1 pour cent seulement des terres cultivées.

  • 78 pour cent de la superficie mondiale des cultures irriguées récoltées se trouvent sur le continent asiatique.

  • Plus de 60 pour cent de la superficie irriguée mondiale sont réservés aux céréales. 87 pour cent des superficies de céréales irriguées se trouvent en Asie.

  • Le riz est la principale céréale irriguée dans le monde, couvrant 47 pour cent de la superficie des céréales irriguées, ainsi que la principale culture irriguée, occupant 29 pour cent de la superficie totale des cultures irriguées.

  • L'Océanie est le seul continent qui ne soit pas dominé par les céréales irriguées, lesquelles ne représentent que 13 pour cent de la superficie des cultures irriguées. Les cultures fourragères et les pâturages irrigués représentent presque la moitié de la superficie des cultures irriguées (48 pour cent). À une échelle plus réduite, ces cultures dominent également (51 pour cent) par rapport aux céréales irriguées (17 pour cent) en Europe de l'Est et dans la Fédération de Russie.

  • Les cultures irriguées sont plus diversifiées dans les pays à revenu élevé, où l'importance relative des céréales irriguées tend à se réduire. La part des céréales au niveau de la superficie des cultures irriguées équivaut respectivement à 75 pour cent, 64 pour cent et 38 pour cent dans les pays à revenu faible, moyen et élevé.

  • Dans les pays les moins développés, où 76 pour cent des superficies irriguées sont consacrées aux céréales, l'irrigation concerne essentiellement la production de denrées de base. Dans les pays à revenu élevé, les légumes, fruits, oléagineux, fourrages et pâturages diversifient la production végétale irriguée, représentant globalement plus de la moitié de la superficie irriguée, contre un peu plus de 10 pour cent dans les pays les moins développés.

  • Le taux des besoins en eau, appelé parfois « efficience de l'irrigation » et défini comme la quantité d'eau nécessaire pour les cultures irriguées par rapport au volume prélevé, se situe aux alentours de 56 pour cent au niveau mondial, variant de 23 pour cent dans les régions bénéficiant de ressources abondantes (Amérique centrale) à 72 pour cent en Afrique du Nord, où la rareté de l'eau impose une efficience accrue. Outre la disparité géographique, ce taux dépend également des ressources financières disponibles. Il varie entre 48 pour cent dans les pays à bas revenu, 56 pour cent dans les pays à revenu moyen et 61 pour cent dans les pays à revenu élevé.

  • Dans certains pays arides - Djibouti, Égypte, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Tadjikistan, Turkménistan, Émirats arabes unis et Ouzbékistan - la quasi-totalité des cultures sont irriguées. L’agriculture pluviale n'y est pas fiable en raison des faibles précipitations.

  • À l'échelle mondiale, 7 700 m3 d'eau par hectare sont prélevés en moyenne chaque année pour l'irrigation.

  • En plus des besoins en eau réguliers, la culture du riz paddy inondé, principale culture irriguée au monde, nécessite une couche d'eau supplémentaire de 10-20 cm pour la préparation des terres et la protection des plantes.

Irrigation et environnement
  • Les installations de drainage, en particulier dans les deltas, sont considérées comme une forme de protection contre les inondations. Combinées à l'irrigation, elles empêchent également les engorgements et la salinisation.

  • La superficie salinisée par l'irrigation, estimée à plus de 37 millions d'hectares, réduit la productivité.

  • La surexploitation des eaux souterraines, lorsque le prélèvement d'eau excède la réalimentation des nappes et fait baisser leur niveau, constitue un problème récurrent dans la péninsule Arabique et au Proche Orient. En outre, elle provoque souvent l'intrusion d’eau de mer salée dans les zones côtières, ce qui détériore considérablement la qualité des eaux souterraines.

  • Dans l'État du Tamil Nadu (Inde), le pompage excessif – dû entre autres au subventionnement de l'électricité destiné à réduire le coût du pompage – a fait baisser, dans certaines régions, le niveau des puits de 25 à 30 mètres en une décennie.

  • Près de 155 millions d'hectares sont exploités en agriculture de conservation à travers le monde. Bien qu'il ne fasse pas appel à des techniques d'irrigation en tant que telles, ce mode d'exploitation accroît l'efficience d'utilisation de l'eau en culture pluviale car il perturbe moins les sols (pas de labour) et permet une association adéquate entre la couverture du sol et la culture.

  • Certaines zones humides et fonds de vallées intérieures sont cultivés en perturbant le moins possible l'environnement, car les équipements de régulation de l'eau et de contrôle du drainage, essentiellement traditionnels, sont limités voire inexistants. L'agriculture de décrue, une autre technique traditionnelle de gestion de l'eau à faible impact environnemental, se pratique le long des cours d’eau sur les terres exposées après le retrait des eaux de décrue, en l'absence de dispositifs de maintien de ces eaux. Plus de 8.6 millions d’hectares sont cultivés dans le monde avec ces formes traditionnelles de gestion de l'eau.

  • L'assèchement de la mer d’Aral en Asie centrale est l'un des exemples les plus spectaculaires d'une tragédie environnementale causée par une mauvaise gestion de l'irrigation: le niveau de l'eau a chuté de 17 mètres et la ligne de côte s'est déplacée de 70 km depuis les années 1960. Ceci est dû aux importantes dérivations d'eau destinées à l'irrigation du coton et à la production d'électricité, qui ont fortement restreint l'alimentation en eau de la mer d'Aral.

  • Sur un plan positif, sans les gains de productivité que permet l'irrigation il faudrait au moins 500 millions d'hectares supplémentaires pour atteindre le niveau actuel de la production agricole. Les zones tempérées ou humides permettant une exploitation pluviale sont souvent déjà densément peuplées ou écologiquement perturbées et n'offrent donc pas de terres agricoles supplémentaires. À l'heure actuelle, les pays atteignant les limites de leurs superficies cultivables achètent déjà ou louent de vastes zones dans d'autres pays moins intensément exploités, un phénomène souvent appelé « accaparement des terres ».

  • Au niveau mondial, plus d'un tiers des denrées alimentaires produites se perd entre le champ et l'assiette du consommateur, entraînant la perte d'une grande quantité d'eau utilisée pour cette production. Dans les pays pauvres, il s'agit principalement de pertes après récoltes tandis que les pays riches se trouvent surtout confrontés à un gaspillage d'aliments non consommés.

[Préparé en décembre 2014]

Dans les images, voir:
arrow Superficie équipée pour l’irrigation en maîtrise totale
arrow Partie de la superficie cultivée sous irrigation

Pour les données régionales, voir:
arrow Superficie équipée pour l’irrigation

Pour les données nationales, voir:
arrow Principale base de données AQUASTAT par pays

Note:
1 m3 = 1 000 litres = 35.3 pieds cubes = 264.17 US gallons
     
   
   
       
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