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de l'expérience |
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Dénomination du Projet:
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Les femmes autochtones et le système des Nations Unies. Bonnes pratiques et enseignements tirés.
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Auteurs: |
Harry A. Sackey, Vancouver Island University (formerly Malaspina), Nanaimo, British Columbia (Canada) |
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| Méthodes/ ApprochesParticipatives: |
La participation des femmes au marché du travail |
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Document de référence:
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Harry A. Sackey, Female labour force participation in Ghana: the effects of education, AERC Research Paper 150, African Economic Research Consortium, Nairobi, September 2005.
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Introduction
Cette étude analyse les tendances des taux de participation des femmes au marché du travail, de scolarisation et de fertilité au Ghana, dans le but d’élaborer un modèle de participation des femmes au marché du travail, en mettant en valeur les implications pour la conduite des politiques.
La main-d’œuvre féminine au Ghana
Le taux de participation des femmes au marché du travail, qui inclut tant les femmes employées que celles qui sont au chômage mais qui cherchent activement un travail, est assez haut au Ghana. Les "employées" sont définies largement, pour inclure les femmes qui travaillent contre salaire ou sans salaire (ou qui sont payées en nature.). Donc, les femmes employées incluent trois groupes: le secteur du salaire formel, le travail indépendant et le travail non rémunéré au sein du ménage. Cette définition estime le taux de participation des femmes au marché du travail à environ 86.9 % pour les femmes urbaines et 86,4% pour les femmes rurales.
La distribution de la main-d'oeuvre dans le secteur formel de l'économie ghanéenne montre que les femmes occupent généralement les étages inférieurs et moyens sur leurs lieux de travail: les femmes constituent plus de deux tiers des employés dans l’étage inférieur du secteur public et représentent moins qu'un dixième des employés dans l’étage supérieur.
La participation des femmes au marché du travail, bien qu'envahissante dans le secteur informel, a récemment montré une tendance générale á augmenter. Les taux de participation des femmes au marché du travail sont augmentés tant pour les femmes rurales que urbaines, avec une augmentation plus rapide parmi ces dernières.
L'emploi rémunéré représente une infime portion de l'emploi total des femmes. L'agriculture est de beaucoup l’industrie absorbant la plus grande partie de la main-d’œuvre féminine. Cela n'est pas surprenant parce que le Ghana est dans une large mesure une économie à dominante agricole et la plupart de la population habitent dans les zones rurales. Malgré cette tendance, on remarque que la portion des femmes qui participent au marché du travail dans le secteur agricole est en train de décliner, comme de plus en plus de femmes participent actuellement aux entreprises de l’industrie alimentaire et de fabrication. La participation accrue au commerce n'est pas inattendue, puisque potentiellement n'importe qui, avec un peu de capital initial, peut participer à différentes formes de vente au détail.
Leçons tirées et implications des politiques sur la participation des femmes au marché du travail
Cet article cherche à présenter la participation de la main-d’œuvre féminine au Ghana tout en se concentrant sur les rôles de la fertilité et de l’éducation, à l’aide d’enquêtes démographiques sur la qualité du ménage.
Participer ou ne pas participer paraît être une question de survie, un fait qui semble être poussé essentiellement par des facteurs tels que l'éducation et le coût de la vie. Parallèlement à cette tendance on a remarqué une tendance à une diminution de la fertilité. Ensemble, ces phénomènes paraissent fortifier la position jusqu'ici fragile et insuffisante de revenus des femmes ghanéennes.
Un facteur qui explique le phénomène des taux croissants de participation des femmes est l'instruction: les niveaux d'éducation des femmes semblent augmenter, permettant ainsi aux femmes de participer plus activement que précédemment (par exemple, le coût d'opportunité du temps semble être augmenté). Du point de vue de la tendance, le statut pédagogique de ghanéen semble être amélioré. Le « gender gap » dans les taux de scolarisation à l’école primaire et secondaire s’est généralement réduit au fil des ans.
Parmi les multiples raisons de la réduction dans le « gender gap », il y a eu les politiques du gouvernement pour une un système d’éducation de base gratuit, l’influence positive que l’éducation des mères a sur les filles, et les campagnes de sensibilisation à l'éducation des femmes.
Á la condition qu'elle soit soutenue au cours du temps, cette tendance signifie que plus de femmes connaîtront une amélioration de leur statut pédagogique. En outre, comme de plus en plus d'entre elles sont instruites et acquièrent plus de compétences, on s’attend qu’elles augmentent leur employabilité dans le marché du travail formel, avec un impact positif sur le bien-être des femmes et de leurs familles, toutes choses égales par ailleurs.
Il est possible que la préférence de fécondité en soit aussi influencée, avec une tendance à espacer les naissances, à familles de relativement plus petite taille et avec un effet sur la « qualité de l'enfant».
D’autres facteurs qui expliquent la participation augmentée incluent la prédominance d'un modèle de fertilité déclinant, qui probablement libère les femmes du phénomène «rester à la maison pour s’occuper de l’enfant». Il faut observer que les améliorations dans le statut pédagogique des femmes (sur le plan de l’enrôlement ainsi que des années de scolarité) aussi bien que la tendance à un mariage plus tardif, ont été cruciaux dans la réduction de la fertilité. Un age plus élevé au mariage est souvent associé à l’envie d’avoir une famille plus petite, puisque le nombre possible d'enfants auxquels une femme pourrait donner naissance est réduit, en raison de l’« horizon limité » de sa fertilité.
Les améliorations des taux de survie des enfants impliquent une réduction dans leurs taux de mortalité. Par conséquent, l'effet contraceptif de l'allaitement au sein peut être maintenu, en moyenne, pendant des périodes plus longues. Cela a pour résultat une réduction de la fertilité et c’est encore plus renforcé par « l’effet d'assurance », par lequel en présence d'un taux bas de survie infantile, les parents pourraient avoir plus d’enfants qu'ils en auraient pu avoir autrement (Montgomery et al 1995). D’autre part, une amélioration de la survie des enfants pourrait avoir un effet positif sur la participation féminine, puisque, avec moins d'enfants, les femmes seront en meilleure mesure de travailler à l'extérieur de la maison. On s’attend que la présence d'enfants plus âgés encourage la participation féminine, car il est possible que les femmes soient aidées dans les activités de production du ménage. De même façon, on prévoit que moins d'enfants encouragent la participation féminine.
Le coût de la vie , qui dans les centres urbains a eu tendance à être relativement élevé récemment, peut aussi inciter les femmes (et les hommes également) à participer aux activités du marché du travail. La série de campagnes de sensibilisation sur les capacités des femmes par rapport à celles des hommes (soutenue par quelques organisations non gouvernementales) pourrait être un autre facteur plausible pour le modèle de participation observé.
Pour conclure, l'étude montre que l'éducation des femmes exerce un impact positif sur leur participation au marché du travail. La situation opposée se produit dans les modèles de fécondité, où l'éducation a pour résultat une réduction du nombre d'enfants mis au monde par une femme. Ces résultats ont deux implications importantes pour les politiques.
Étant données les inquiétudes actuelles sur la situation critique des femmes dans le pays, on pourra dire que leur fournir l'éducation serait un investissement utile et un bon mécanisme pour réaliser leur « empowerment». Avec une amélioration dans le capital humain, elles seront mieux équipées pour participer de façon plus productive au marché du travail. Ce processus semble être en mouvement, et les disparités de genre dans l’éducation en train de diminuer. L'implication de ceci est que, à mesure que les femmes deviennent plus instruites et acquièrent plus de compétences, elles augmenteront leur employabilité dans le marché du travail formel, avec des impacts positifs sur leurs perceptions de la taille idéale de la famille et leurs préférences de fécondité. Cependant, c'est important d'assurer que les gains pédagogiques soient soutenus.
Le contexte de la santé des enfants est aussi considéré comme très important dans la réduction de la fertilité. L'amélioration du taux de survie des enfants réduit les niveaux de fécondité d'une façon remarquable, tant dans les zones urbaines que rurales. Les implications pour les politiques sont considérables.
Afin d’assurer une réduction de la fécondité et une amélioration du bien-être des femmes en particulier et de leurs familles en général, il faut supporter et intensifier, parmi les autres, les efforts des politiques du gouvernement pour l'immunisation des enfants, les programmes d’alimentation communautaire, les campagnes de sensibilisation sur le paludisme. Il faut faire plus d’effort pour la réduction des disparités entre zones urbaines et rurales en matière d’accès aux services médicaux.