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Cours: La Formulation Participative des Projets
 

 

Contenu

Concepts clé

Définition

Historique

Degré

Niveaux

Cycle de projet

Méthodes

Méthode Accélérée de
Recherche Rurale

Méthode Accélérée
de Recherche
Participative

Développement
Participatif de
Technologie

Recherche Action
Participative

Principes, facilitation des
méthodes participatives

Gestion participative
du cycle de projet

Application des outils
participatifs

Liste des Documents

Exercices

Etapes de
l’apprentissage
et action participatifs

Forte ou faible
participation

Parties Prenantes

 

 

 

 

Exercice 1:

Description des étapes de l’ l’apprentissage et de l’action participatifs
On trouvera ci-dessous une description détaillée des différentes étapes:

1. Visites préliminaires de la part de la structure d’appui
L’idéal serait que la communauté elle-même demande à la structure d’appui (SA) d’organiser l’atelier apprentissage et action participatifs (AAP). Il arrive cependant qu’il soit imposé au SA de concevoir des projets dans des zones, régions ou villages spécifiques.
Par conséquent, le responsable des projets au sein de la SA (qui pourrait aussi jouer le rôle de chef d’équipe AAP) peut choisir d’entrer en contact avec une communauté particulière pour s’assurer de son intérêt à prendre part à un atelier AAP.
Quel type de communauté serait mieux placé pour tirer avantage d’un atelier AAP ? Les communautés où les chances de succès de l’AAP existent devraient avoir certaines caractéristiques, à savoir:

  • avoir un sens profond de l’appartenance à une « communauté » (qu’elle soit géographique ou basée sur des intérêts communs)
  • avoir participé antérieurement à des projets d’auto-promotion
  • avoir une claire conscience des questions de santé que votre organisation est prête à traiter
  • disposer d’un leadership poussé
  • disposer d’un pouvoir de prise de décisions quant aux ressources mises à leur disposition
  • disposer de temps à consacrer à l’AA aussi bien pour l’atelier que pour la phase d’exécution des projets

(il faudra garder à l’esprit que l’AAP est un processus assez lent)
Une fois qu’une communauté potentielle a été identifiée, la première chose à faire est d’entrer en contact avec les dirigeants pour déterminer leur éventuel intérêt à participer au processus AAP. Différentes catégories de dirigeants, aussi bien formels qu’informels, existent dans les communautés. Il est fondamental de s’adresser aux dirigeants formels (ex: les autorités politiques ou religieuses locales) afin d’assurer un point d’entrée dans la communauté. Une fois qu’elle a obtenu l’assentiment et l’engagement des dirigeants formels, l’équipe AAP peut chercher des dirigeants informels qui joueraient aussi un rôle essentiel dans le processus AAP (ex: la présidente du groupement féminin ou le responsable de la section locale du syndicat des travailleurs). Ce processus peut nécessiter plusieurs visites.
Le chef d’équipe doit rencontrer ces différents dirigeants aussitôt que possible afin d’arrêter les dates les plus appropriées auxquelles la communauté pourrait participer à l’atelier AAP. Il doit clairement expliquer l’objet de l’atelier, ainsi que les différentes étapes du processus, en insistant sur le fait qu’il s’agit d’aider la communauté à s’aider elle-même.

2. Composition de l’équipe AAP
Une fois qu’un village ou une communauté a été identifié, une équipe AAP pluridisciplinaire d’environ six à dix personnes est montée. L’équipe comprend aussi bien des hommes que des femmes. Elle compte en son sein au moins une personne parlant la langue locale. Les membres de l’équipe devraient avoir des compétences et profiles différents. Tous les membres de l’équipe doivent avoir une expérience AAP et/ou être formés en la matière.

REMARQUE: Il faut que le chef d’équipe ou la personne chargée de l’organisation de l’atelier AAP procède à une courte formation en faveur des membres de l’équipe, particulièrement des personnes relais. Cette formation doit couvrir les principes de base de l’AAP et la manière d’animer l’atelier avec les différentes méthodes. Elle peut se faire au sein de la communauté quelques jours avant la tenue de l’atelier, à moins que les personnes relais puissant se déplacer et recevoir la formation ailleurs.

3. Préparatifs
La SA doit coordonner toute la logistique: formation de l’équipe, transport, repas, hébergement, matériels, etc.

4. Visite préliminaire au site de la part de l’équipe AAP
Une fois que l’équipe AAP a reçu sa formation, ses membres effectuent une visite initiale à la communauté afin de se présenter à la communauté avant le démarrage de l’atelier AAP. Ils rencontreront la communauté et se familiariseront avec le village ou le quartier. C’est au cours de cette visite que l’équipe rencontre les différents groupes de dirigeants de la communauté (anciens du village, administrateurs, groupements féminins, comité de santé, etc.).
Par cette visite, l’équipe se fait une première idée de la communauté et de ses priorités en matière de santé ou autres questions d’importance. L’équipe en profitera aussi pour recueillir des données secondaires qui seront examinées avant la tenue de l’atelier au village (il s’agit de rapports, statistiques, cartes, etc.)

5. Collecte des données pour identifier les besoins/problèmes
Au cours de la première partie de l’atelier, l’équipe passera environ quatre à six jours dans le village. Elle va recueillir des informations relatives aux problèmes de la communauté (santé et autres secteurs y ayant trait) par le biais d’une gamme de méthodes dont les cartes, diagrammes, transects, entretiens semi-structurés, listing, tri, classification et mise en séquence. Lorsque l’on identifiera des problèmes, on invitera la communauté à proposer des solutions éventuelles. Lors de cette phase de collecte de données, on peut inviter les membres de la communauté à se répartir en groupes afin de permettre à tous de participer (ex: les jeunes femmes, les femmes plus âgées, les jeunes gens, les autorités du village, etc.…) En général, l’équipe consacre la moitié de la journée à travailler avec la communauté et l’autre moitié à organiser l’ensemble des informations recueillies et à planifier les activités du lendemain.

6. Synthèse et analyse des données
Une fois les données recueillies, l’équipe prend une journée pour compiler et organiser toutes ces informations dans un format facilement compréhensible pour la communauté (ex: de grands graphiques et tableaux, des cartes, des repères temporels, etc.). Les informations sont organisées selon les problèmes identifiés et les solutions éventuelles proposées.

7. Consensus autour des problèmes et solutions
L’AAP rassemble les différents groupes de la communauté et leur présente un résumé des principaux problèmes et solutions qui ont été identifiés. L’équipe AAP animera les exercices de classification et de hiérarchisation avec la communauté, pour l’aider à énumerer les problèmes par ordre de priorité. Une fois les problèmes les plus importants identifiés, le processus de classification et de hiérarchisation est repris pour déterminer les solutions possibles. L’équipe aidera les membres à trouver un consensus autour des solutions à mettre en oeuvre et des indicateurs à utiliser pour juger du degré d’avancement de chaque solution.

8. Mise en place d’un comité de rédaction du plan d’action et élaboration du plan
Une fois le consensus réalisé autour des solutions à mettre en oeuvre, le chef d’équipe AAP invitera la communauté à désigner un comité chargé du plan d’action et dont la responsabilité sera de rédiger le plan d’action communautaire (PAC). Toutes les couches de la communauté devraient être représentées au sein du comité et une personne au moins devrait savoir lire et écrire. A la mise en place du comité, les membres de l’équipe AAP peuvent décider de quitter la communauté pendant plusieurs jours (de préférence pas plus d’une semaine), pour permettre au comité d’élaborer le PAC.
Tout en expliquant au comité le format que devrait prendre le PAC et en fournissant l’assistance nécessaire si elle est sollicitée, l’équipe AAP ne doit cependant pas prendre part directement à sa rédaction. Il appartient à la communauté d’élaborer elle-même ce plan afin qu’elle en soit le véritable propriétaire.
Une fois le PAC terminé, le comité le présente à l’équipe AAP et au reste de la communauté. Cette dernière offre une rétro information sur la faisabilité du PAC et identifie des activités qui vont nécessiter un appui de la SA.
Sur base de cette rétro information de la communauté et de l’équipe, le comité de développement procède à la révision du PAC, le cas échéant. L’équipe va ensuite travailler avec le comité pour discuter des prochaines étapes à suivre avec la SA. Un ou deux membres de l’équipe AAP devraient être désignés pour assurer le suivi de la mise en oeuvre du PAC.

9. Suivi de l’atelier et mise en oeuvre du PAC
A la fin de l’atelier, l’équipe AAP rédige un rapport qui sera traduit en langue locale et présenté à la communauté. Une fois que la communauté a finalisé le PAC, la SA va travailler étroitement avec le Comité et les autres groupes
de la communauté pour mettre en oeuvre le projet. La SA va continuer de laisser l’initiative à la communauté et se charger de mener à leur terme les différentes activités. Cependant, la SA peut aider si besoin est.

10. Suivi et évaluation participatifs
Le Comité et la SA se mettront d’accord sur la fréquence à laquelle ils souhaitent mener les activités de suivi, ainsi que la période la mieux indiquée pour procéder à l’évaluation à mi-parcours et à l’évaluation finale. Le suiviévaluation participatifs est un processus permanent qui s’inscrit dans la durée, sous la supervision du Comité. Les indicateurs à mesurer sont déterminés au cours de la conception du PAC. Outre les indicateurs programmatiques à mesurer, d’autres questions pourraient être traitées, parmi lesquelles les suivantes:

  • Qui a pris part aux nouvelles activités ?
  • Quels sont les avantages que ces participants ont trouvés à ces activités?
  • Dans quelle mesure peut-on dire que ces activités ont été efficaces et appropriées dans la réalisation des buts poursuivis ?
  • Pourquoi certaines activités se sont-elles avérées plus réussies que d’autres ?

Exercice:

Lisez l'etude de cas et identifiez toute étape de l’apprentissage et de l’action participatifs n’ayant pas été mentionnée dans l’étude de cas.
1. Quelles sont les étapes du processus EPP que cette étude de cas a mises en évidence?
2. Quelles sont les étapes qui ont été omises?

Etude de cas: Gestion des ressources naturelles au Kenya

Cette étude de cas illustre parfaitement les différentes étapes de l’EPP. Demandez à chaque groupe d’identifier et de noter les différentes activités qui ont été menées au cours de chaque étape de l’EPP. Toutefois, certaines étapes comme la composition de l’équipe AAP et l’évaluation n’ont pas été traitées dans l’étude de cas. Dites donc aux participants qu’il pourrait y avoir des omissions.

Description de la communauté
Vers la fin des années 80, une équipe composée d’autorités du Secrétariat d’Etat à l’Environnement du Kenya (NES) et de Clark University (Massachusetts, USA), assistée de techniciens du département de Kangundo, région de Machakos, a tenu un atelier MARP dans la localité de Mbusyani. La communauté de Mbusyani avait invité le NES et Clark University à organiser un atelier MARP chez eux suite à la très forte impression que leur avait laissé un projet communautaire de ressources naturelles qui avait été mis en oeuvre dans un arrondissement voisin. Le NES s’est donc rendu à Mbusyani à la demande des dirigeants de cette communauté.
Mbusyani, le site où devait se tenir la MARP, était une communauté rurale de huit villages, situé dans les régions semiarides du Kenya, à quelque quatre vingt dix kilomètres à l’Est de Nairobi. En raison des fortes pressions exercées sur la terre dans les régions avoisinantes, beaucoup de personnes se sont déplacées vers Mbusyani au cours des années qui ont précédé la tenue de l’atelier, et se sont installées sur des terres qui étaient antérieurement utilisées pour les pâturages de rotation. La plupart de la communauté tirait son moyen de survie de l’agriculture de subsistance et des remises d’argent liquide ; toutefois, un petit groupe de paysans vendait du café, leur principale source de revenus.
Le développement de l’agriculture et la réduction des zones de pâturage qui s’ensuivait sont les deux éléments qui ont contribué à la rapide dégradation des ressources. Ces éléments, ajoutés à la nature érosive des sols, au caractère abrupt des pentes vallonnées et à une pluviométrie saisonnière torrentielle ont créé une situation qui a rendu très vulnérables les ressources naturelles de la communauté. Cette situation très difficile était en fait multidimensionnelle: problèmes de santé comme la bilharziose; besoins en stockage des aliments; accès à des sources d’eau sûres; taux élevés d’erosion de la terre ainsi qu’un approvisionnement en eau en constante diminution.

La demande pour un atelier MARP
Le NES a effectué une première visite à la fin du mois de mai et a passé une demi-journée à rencontrer les dirigeants.
Suite à de nombreuses discussions entre le NES et les dirigeants de Mbusyani, tout le monde s’est mis d’accord pour la tenue d’un atelier MARP. Les membres influents du village comprennaient ce qu’on attendait d’eux, surtout en matière d’organisation des groupes de dirigeants et d’habitants pour les discussions avec l’équipe. Le NES s’est engagé à apporter son soutien dans la collecte des données ainsi que leur organisation dans un format qui permettrait aux groupes du village de hiérarchiser leurs priorités, mais aussi dans la préparation d’un plan de gestion des ressources du village.
Les dirigeants de la communauté seraient responsables au premier chef de la mise en oeuvre du plan. Ils bénéficieraient cependant de l’assistance des agents de vulgarisation, du NES, et des groupes de bailleurs ou d’ONG susceptibles d’être identifiés.

Composition de l’équipe
L’équipe du NES qui a réalisé l’atelier MARP pilote était composée d’un chercheur en sciences sociales jouissant d’une vaste expérience dans le domaine de l’agriculture (chef d’équipe), d’un biologiste, d’un autre sociologue, d’un spécialiste en système d’information sur l’environnement, ainsi que d’un travailleur social nutritionniste du village. L’équipe a travaillé en étroite collaboration avec les agents de vulgarisation servant d’assistants techniques, particulièrement en matière de conservation et de ressources hydriques. L’équipe a aussi bénéficié de manière considérable de l’énergie et de l’appui des dirigeants locaux de Mbusyani, y compris des dirigeants formels tels que l’assistant en chef, et les dirigeants informels comme les responsables de groupements féminins.

Déroulement de l’atelier
Outre la collecte de données secondaires de routine, l’équipe a recueilli quatre types de données principales: des données relatives à l’espace, des informations relatives au temps, des données sur les institutions et structures socials et des informations techniques. Toutes ces informations se sont avérées cruciales dans la tenue de l’atelier et, plus tard, dans l’élaboration du plan de gestion des ressources. Parmi les activités menées pour recueillir ces informations on peut citer les suivantes:

  • Carte du village
  • Transect
  • Esquisse de champ (un croquis de la disposition du champ et de son utilisation)
  • Repères temporels de 1836 à nos jours
  • Profils historiques relatifs à la productivité et à la pluviométrie
  • Calendrier saisonnier
  • Diagrammes de Venn des institutions villageoises.
  • Entretiens semi-structurés

Au total, il a fallu six jours à l’équipe et à la communauté pour terminer cet exercice de collecte de données.
Une fois les informations recueillies, l’équipe MARP a pris une journée pour discuter de l’organisation de ces informations. Ils ont confectionné de grands graphiques et tableaux des tendances, cadres institutionnels, transect, etc.… Ensuite, ils ont procédé à la compilation de l’ensemble des problèmes mentionnés dans tous les exercices de collecte de données.
Le lendemain, les villageois se sont rencontrés pour classifier leurs problèmes au vote. Bien qu’il y avait plusieurs problèmes hautement prioritaires et qui revenaient quelquefois, celui qui a été le plus récurrent et le plus écrasant était le problème de l’eau.
Dans l’après-midi, le même groupe s’est retrouvé pour discuter des solutions éventuelles, dans ce cas-ci, les solutions au problème de l’eau. L’équipe MARP avait auparavant dressé une liste des solutions préconisées, allant des forages à la réhabilitation des sources rocheuses. La réunion était présidée par le chef d’équipe de la MARP/NES.
On a utilisé un diagramme d’évaluation des options pour ordonner la classification et la systématiser. Le chef d’équipe a utilisé les critères de stabilité, équité, productivité, durabilité et faisabilité pour aider le groupe à donner des valeurs moyennes à chaque solution potentielle et pour arriver à dégager une unanimité autour des actions à entreprendre, lesquelles comprenaient la création d’un nouveau puits, la réhabilitation de deux petits réservoirs et des basins versants, la confection de terrasses anti-érosives sur les flancs d’une pente accidentée sérieusement érodée et la poursuite des efforts de reboisement. Les techniciens ont joué un rôle important dans ces débats pour permettre de dégager des solutions qui seraient utilisables à tout point de vue: technique, économique, écologique et social. Au début, il y avait quelques difficultés à utiliser le diagramme d’évaluation des options en raison principalement de l’impossibilité de traduire certains mots, comme la durabilité, en Kibambe, la langue locale. Mais l’équipe a réussi à travailler en étroite collaboration avec les dirigeants du village. En fin de compte, on a fini par dégager une hiérarchisation.
Suivant le programme initialement arrêté, le groupe devait se retrouver le lendemain matin pour concevoir un plan de gestion des ressources du village. Cependant, d’après plusieurs dirigeants et, surtout de l’avis de l’ingénieur hydraulique, on ne disposait pas d’assez d’informations techniques pour élaborer un plan exhaustif. L’ingénieur hydraulique est revenue la semaine suivante et, en compagnie de l’ensemble de l’équipe et des membres du comité de gestion des ressources de Mbusyani, il a visité les points d’eau potentiels de la communauté afin de recueillir davantage de données sur la faisabilité technique des solutions préconisées.

Suivi de l’atelier
Deux semaines après, tout le comité s’est retrouvé à nouveau et, à l’aide des nouvelles données, un plan exhaustif de gestion des ressources naturelles et hydriques de Mbusyani a été mis sur pied. Le plan indiquait les tâches à accomplir, les matériaux nécessaires à leur exécution, les personnes requises et, au besoin, l’assistance extérieure. Un engagement considérable a été noté de la part de tous les acteurs impliqués dans l’élaboration du plan d’action, et les activités ont été mises en oeuvre, bien qu’avec quelque décalage par rapport au calendrier. L’assistant en chef s’est avéré être l’élément moteur avec, il est vrai, la coopération majeure et l’assistance de plusieurs autres autorités de la localité.
La première tâche fut réalisée très vite: il s’agissait de creuser un puits à Kithini Springs. La communauté a fourni la main d’oeuvre et les matériaux locaux; le Ministère chargé de l’Hydraulique a fourni du ciment et de la main d’oeuvre qualifiée. Aucun fonds extérieur n’a été nécessaire.
La deuxième tâche, la réhabilitation d’un réservoir à Mbusyani Dam, était plus ambitieuse. Les groupements de femmes ont fourni la main d’oeuvre; ils ont creusé des douzaines de trous pour les poteaux, permettant d’ériger une clôture solide pour protéger la zone du bassin versant. Les groupements ont creusé aussi plusieurs mètres de gradins terrassés et ont planté beaucoup d’arbres pour atténuer l’érosion et la sédimentation dans le réservoir. Une ONG locale s’est proposée de fournir les poteaux, du grillage métallique pour la clôture, et de jeunes plants d’arbres pour Mbusyani Dam. L’ONG a rédigé ensuite une requête à l’intention d’une agence de l’ONU, qui l’a acceptée. Pour ce faire, l’ONG avait utilisé les informations résultant de l’exercice MARP et avait souligné que ce travail sur le barrage représentait en partie seulement un plan villageois plus important qui permettrait d’assurer une production durable à ses ressources naturelles.
Après quelques années de dur labeur, le barrage a été enfin restauré avec succès.
Le troisième élément de l’exécution concernait la conservation des sols sur une pente sérieusement érodée de la colline.
Le Ministère de l’Agriculture a offert du petit équipement pour réaliser ce travail. Un bienfaiteur privé a ajouté un lot supplémentaire d’outils. Les groupements féminins se sont investisvolontairement et pendant longtemps. Ils ont planté des centaines d’arbres le long des nouvelles terrasses.
La communauté a mis en oeuvre d’autres projets supplémentaires suite à l’atelier: mise en place d’une pépinière forestière, confection de terrasses sur plusieurs pentes par les groupements féminins et achat d’un moulin à maïs par
plusieurs groupements féminins.


Source: L ’élaboration participative d’un programme.

 


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