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Cours: La Formulation Participative des Projets
 

 

Contenu

Concepts clé

Définition

Historique

Degré

Niveaux

Cycle de projet

Méthodes

Méthode Accélérée de
Recherche Rurale

Méthode Accélérée
de Recherche
Participative

Développement
Participatif de
Technologie

Recherche Action
Participative

Principes, facilitation des
méthodes participatifs

Gestion participative
du cycle de projet

Application des outils
participatifs

Liste des Documents

Exercices

Étapes de
l’apprentissage
et action participatifs

Forte ou faible
participation

Parties Prenantes

 

 

 

Exercice 3: Analyse des parties prenantes

 

Phase 1. Travail en plénière (20 minutes)

Lire l’Etude de cas Hopeland  (Document 4). (5 minutes)

Le facilitateur anime une session de réflexion et le groupe établit une liste d’acteurs potentiels à partir de l’étude cas. 

Le facilitateur invite un voluntaire à enregister les idées du groupe sur un tableau papier.  (10 minutes)

Le facilitateur consolide et produit la liste des acteurs avec l’assistance du voluntaire. (5 minutes)

Phase 2. Travail en groupe (40 minutes)  

Les participants sont répartis en groupes (4-6 personnes); chaque groupe désigne un rapporteur et un contrôleur du temps.    

1) Les membres de chaque groupes décident s’ils préparent un projet sur deux ans (100.000 US$) ou un programme plus large de 5 ans (2.000.000 US$); ceci est important pour se fixer une logique d’analyse. 

2) Chaque groupe décide en UNE PHRASE quelle sera la FOCALISATION de ce programme ou projet. Il ne faut pas passer plus de 10 minutes pour décider sur l’ÉBAUCHE DE LA FOCALISATION DU PROJET. Ceci est juste pour conduire l’exercice, dans la réalité cela prend plus de temps!!

3) Le groupe discute alors  les questions ci-dessous, qui sont liées à la liste des acteurs potentiels dans l’Etude de cas Hopeland; le rapporteur du groupe enregistre les idées dans le Tableau A:

Identifier les parties prenantes

Décrire les acteurs: quels sont les acteurs directs, les acteurs secondaires et les acteurs-clés?

Apprécier leurs influence/importance: comment se manifeste l’influence et l’importance des acteurs directs?  Des acteurs-clés?  Quel acteur est important mais sans influence?

 

Phase 3. Définir une stratégie de participation des parties prenantes (20 minutes).

Les mêmes groupes déterminent une stratégie de participation des parties prenantes.  Chaque groupe va indiquer à quel stade du cycle de projet (identification, planification, mise en œuvre et suivi, évaluation) les différentes parties prenantes doivent être impliquées et selon quelle intensité. Pour que les diverses parties prenantes puissent prendre une part de contrôle sur le processus de décision, il convient de déterminer si l’on utilise la fourniture d’information,  la concertation ou la prise conjointe de décision et enfin le transfert d pouvoir? Le groupe utilisera le  Tableau B pour enregistrer le résumé des discussions et décisions du groupe. (20 minutes). 

Phase 4.  Restitution et discussion (50 minutes)

Les rapporteurs présentent les résultats à l’ensemble des participants.  Environ 10 minutes sont disponibles pour chaque présentation suivie d’une brève discussion.  (40 minutes)

Après toutes les présentations, le facilitateur invite les participants a un bref débat, synthétise et suscite des réactions avant de clôturer la session. (10 minutes)

Feuille d'exercices A
Type de Partie Prenante

Importance en ce qui concerne le succès du projet &

influence/pouvoir (haut, moyen, minime)

Directement affectée

 

 

 

 

Indirectement affectée

 

 

 

 

Activement impliquée*

 

 

 

* dans certains cas, des parties prenantes activement impliquées peuvent également être directement affectées

 

Feuille d'exercice B
Etapes du cycle du projet Type de participation de la partie prenante
 

Fournisseur d'information (flux unidirectionnel)

Consultation (flux à double sens) Collaboration (contrôle conjoint en ce qui concerne les décisions) Maîtrise (contrôle de première main sur les décisions)
Identification du projet        
Planification détaillée du projet        
Mise en œuvre et suivi        
Evaluation        

 

L’étude de cas du Hopeland pour l’analyse des parties prenantes et des problèmes qui les concernent

 Hopeland est un pays à revenu modeste et dont la production vivrière   est déficitaire. Le secteur agricole contribue pour plus de 50% au produit national brut (PIB). La plupart des agriculteurs sont des petits producteurs cultivant sur 1 à 3 hectares. L’agriculture est inégalement  distribuée à Hopeland, car son potentiel  est meilleur au  sud du pays, vu la pluviométrie plus abondante. Il y a quelques grandes fermes installées dans les zones les plus favorables et quelques cultures augmentent les revenus tirés de l’agriculture et améliorent  ainsi la balance commerciale. Une classe moyenne se dégage dans le sud du pays, où le potentiel de profits majeurs sur les investissements  se manifeste dans le secteur agricole, plus qu’ailleurs dans le pays.

Hopeland est préoccupé de la pauvreté dans les zones rurales du pays, car elle s’est aggravée ces dernières années. Les programmes d’ajustement structurel ont provoqué la diminution des services ruraux – avant tout  dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures.  L’émigration vers les villes s’est accentuée, ce qui a pesé sur l’infrastructure urbaine. Les inactifs sont nombreux et la criminalité, à la hausse.

Le Gouvernement hopelandais a récemment mis au point un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté, qui a indiqué les zones du pays les plus touchées, pour les faire bénéficier d’activités prioritaires. Les agences des Nations Unis, elles aussi, ont finalisé le « Cadre d’assistance au développement des Nations Unies »qui tend à promouvoir la concentration d’investissements dans ces mêmes zones. La FAO a participé à la mise au point de ces deux    processus de planification et se dit persuadée que les priorités du pays sont bien celles indiquées.

Les zones rurales les plus défavorisées sont éloignées, dans la partie nord du pays, où l’accroissement démographique exerce une pression considérable sur les ressources foncières. Le maïs et le sorgho sont les cultures céréalières principales de la région, de même  qu’y existe l’élevage. Les activités agricoles correspondantes ont traditionnellement été considérées comme celles des hommes, de même  que le défrichement. Les femmes ont la charge de faire pousser les légumes  et les condiments, d’élever les petits animaux, comme les poulets. Elles doivent aussi s’occuper de la plupart des tâches de récolte, de préparation et de commercialisation de la quasi totalités des récoltes. Les productions agricoles de cette région, de temps immémoriaux, pâtit d’une diminution de la production une année sur cinq, en moyenne, à cause de la sécheresse et de la diminution fertilités des sols ; il est à noter cependant que, ces dernières années, les mécanismes traditionnels de survie eux-mêmes ne parviennent plus à faire face aux situations. Les sols se sont grandement appauvris, ces dernières années, en partie à cause  de la déforestation. Bien que certains paysans aient utilisé des fertilisants sur leurs champs, dans le passé, depuis que le Gouvernement hopelandais a réduit les subsides sur les fertilisants, on ne peut plus les acheter.

Ces dernières années, un autre problème est apparu. A cause de la détérioration des sols et de  son usage intensif, Striga, une mauvaise herbe, s’est propagée. Elle envahit rapidement les terres et étouffe les céréales qui poussent là où elle se trouve, ce qui occasionne l’abandon des terres cultivables.

Dans cette région du nord du pays, les familles subissent une « période de famine » chaque année, durant le laps de temps où les réserves de nourriture ne permettent pas la préparation de trois repas par jour. Ce phénomène a été tellement grave dans les dernières décennies, que les jeunes hommes ont quitté la région, à la recherche de travail rémunéré. Des emplois sont impossibles à trouver au cours de la plupart des mois de l’année et les envois d’argent venus d’ailleurs, minimes. Dans de nombreux ménages, ce sont les femmes qui cultivent et sont les responsables de la production de céréales. Elles ont des difficultés à obtenir des  prêts  agricoles, du fait qu’elles ne sont pas propriétaires des champs qu’elles cultivent et n’ont pas  d’autres garanties à offrir ; dans le nord du pays, de fait, la terre est traditionnellement attribuée  à l’homme. La plupart des femmes sont illettrées et peu d’entre elles  sont en mesure d’investir dans leur ferme.

Comme les services gouvernementaux se sont déforcés, les ONG internationales et nationales se sont efforcées de combler le vide, en fait de services, bien que leurs ressources ne soient pas suffisantes. De plus en plus, les services gouvernementaux  sont supposés être assurés par les bureaux gouvernementaux  des districts, dans le cadre des mesures de décentralisation ; ces bureaux cependant, ne sont pas en mesure, pour l’instant, de faire face à leurs nouvelles tâches.  Dans ce contexte de transition institutionnelle, certains vides ne sont toujours pas comblés.

La recherche agricole est l’un de ces vides. Elle est toujours gérée par un ministère central, qui a le mandat technique pour l’ensemble  du pays. Le soutien des donateurs  pour la recherche a faibli au cours de la dernière décennie et celui  du pays n’a pas suffi pour maintenir les organismes de recherche en pleine activité. C’est pourquoi  le gros de la recherche s’est accompli dans les stations, ces dernières années et s’est concentrée sur les questions liées aux zones à potentiel agricole élevé ainsi  qu’aux cultures du sud de pays.

Les services de vulgarisation eux aussi sont déficients.  Les agents d’encadrement  n’ont pas la formation qui leurs permettrait de couvrir  tous les aspects techniques de leur spécialité. La plupart d’entre eux n’ont pas la mobilité qui serait nécessaire pour rendre visite aux paysans, dans leur zone de travail et la proportion de cultivateurs par rapport aux agents de vulgarisation, est élevée. A peu près tous les vulgarisateurs sont des hommes et les cultivatrices n’ont guère l’occasion d’entrer en contact avec eux.

Pour atteindre les familles vulnérables des cultivateurs du nord, le système national de la recherche agricole a suggéré de travailler – avec le soutien des donateurs – de façon  plus intensive, sur la question de Striga. Ils ont déjà  des variétés de maïs à haut rendement, qui semblent prometteuses, avec une gestion améliorée ; certaines de ces variétés manifestent une résistance appréciable au Striga. Il pensent que le soutien leurs programmes d’hybridation améliorera  notablement la sécurité alimentaire ainsi que le revenu des familles paysannes du nord. Ils ont demandé que la FAO mène un projet avec eux, qui couvrirait les coûts de la recherche, la formation de quelques vulgarisateurs, des publications, etc. Tout en manifestant votre intérêt à résoudre ce problème technique – peut-être en promouvant cette  requête de financement – vous avez peut-être  aussi eu l’occasion de travailler avec d’autres partenaires sur des questions plus stratégiques, ce qui vous permettrait d’individuer les questions qui méritent la priorité ainsi que les réponses adéquates.

Vous êtes membre d’une équipe de la FAO qui est responsable pour l’identification d’idées de projet intéressantes qui répondraient  aux préoccupations principales des autorités du Hopeland.  Vous pourriez  envisager la formulation  d’un projet de Cooperation Technique bien centré ou, après avoir trouvé des donateurs intéressés à résoudre des questions de pauvreté  et de sécurité alimentaire dans le nord du pays, vous pourriez également suggérer une approche  plus intégrée par le truchement d’un fonds fiduciaire. Voyez un peu vous-même, à ce propos.

Selon ce que vous déciderez de faire – que ce soit un PCT  ou un fonds fiduciaire – vos parties prenantes ainsi que les objectifs de votre projet varieront. Vous serez impliqué tant dans l’analyse des parties prenantes que dans celle de la problématique du projet, de même que dans la définition du rôle que devra jouer la FAO.

 

 

 


  Groupe de travail informel
  sur les approches et méthodes participatives
... pour assurer des moyens d'existence durables  
et la sécurité alimentaire