Secteur privé

Principes de mobilisation: adhérer aux valeurs des Nations Unies

Tous les liens de mobilisation avec le secteur privé et le monde des affaires doivent véritablement contribuer aux objectifs de développement durable et respecter les valeurs de la FAO et des Nations Unies, ce qui permet au secteur privé de promouvoir et d’améliorer la mise en œuvre de solutions efficaces à long terme  sans pour autant aller à l’encontre de l’approche scientifique et fondée sur des données probantes sur laquelle reposent les travaux de la FAO.

 

La mobilisation du secteur privé peut se présenter sous diverses formes, à savoir:

 
Innovation ‒ Le secteur privé peut aider la FAO à faire en sorte que des approches innovantes soient mises en œuvre et transposées à grande échelle, l’objectif étant de parvenir à un monde libéré de la faim, de la pauvreté et de la malnutrition. ​
 
Partage et diffusion de données ‒ Les données et les informations du secteur privé peuvent être partagées comme étant des biens publics mondiaux au moyen de réseaux mondiaux, ce qui contribue à compléter et à renforcer les divers flux de données agricoles que la FAO surveille et collecte régulièrement. ​
 
Aide au financement et à l’investissement – De nouveaux mécanismes peuvent accroître les investissements liés aux ODD dans les systèmes alimentaires et agricoles: il s’agit notamment de collaborer avec les institutions financières, tant publiques que privées, nationales qu’internationales, pour soutenir les mécanismes financiers qui favorisent des investissements responsables tout au long des chaînes d’approvisionnement agricoles. ​
 
Alignement sur les objectifs de développement durable ‒ La FAO encourage le secteur privé à recourir à une série d’instruments approuvés au niveau international et alignés sur les ODD. Il s’agit notamment des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers, des Principes du CSA pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires et d’autres codes de conduite, ainsi que des outils de mesure de la durabilité, de suivi et d’établissement de rapports liés à des domaines relevant de l’expertise et du mandat de la FAO.  
 
Promotion des objectifs de développement durable ‒ La FAO entend élargir les partenariats multipartites et multidimensionnels établis avec des entités du secteur privé, afin de promouvoir la réalisation des objectifs de développement durable et de sensibiliser aux défis et aux questions de durabilité y afférentes. Il peut notamment s’agir de rapprochements stratégiques avec des coalitions et consortiums existants dirigés par le secteur privé tels que le Forum économique mondial, le Pacte mondial des Nations Unies ou le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable.
 
Dialogue sur les politiques – La FAO appuie la participation des acteurs du secteur privé aux dialogues multipartites sur les politiques qui portent sur des questions relevant de son mandat. La participation du secteur privé permet non seulement d’apporter un point de vue différent sur les défis complexes liés au développement qui ont trait à l’agriculture, à l’environnement et aux ressources naturelles, ainsi qu’à l’agriculture et à la nutrition, mais elle permet aussi d’améliorer les pratiques du secteur privé et de mettre les normes du secteur en conformité avec les politiques publiques et les normes internationales.
 
Renforcement des capacités – Le savoir et l’expertise du secteur privé peuvent permettre de renforcer les capacités nationales et d’améliorer l’exécution des tâches dans les systèmes agroalimentaires.  

Mobilisation des ressources ‒ L’appui financier, les investissements et les contributions en nature provenant du secteur privé permettent de contribuer aux programmes et projets de la FAO dans des domaines d’intérêt qu’ils ont en commun.  
 
Coopération technique ‒ L’expertise du secteur privé peut permettre de répondre à des besoins et de relever des défis concernant les programmes grâce à des caractéristiques techniques relevant des domaines d’activité de la FAO. Cela passe notamment par le partage de données d’expériences ou par une aide à la conception et à la mise en place de nouvelles solutions aux problèmes.
 
Connaissances et recherche ‒ Le secteur privé peut renforcer les connaissances et les capacités de recherche de la FAO en complétant le travail technique de l’Organisation par ses propres connaissances et recherches scientifiques, notamment au moyen d’informations sur des domaines liés aux tendances du marché ou aux technologies émergentes, par exemple.
 
Sensibilisation et communication ‒ La FAO collabore avec le secteur privé afin de sensibiliser le public aux grandes priorités de l’Organisation, ainsi que de partager et diffuser les données et les meilleures pratiques liées aux domaines relevant de son mandat. Le secteur privé est un partenaire de longue date de la FAO pour ce qui est d’accroître la visibilité de ses activités auprès de nouveaux publics, les médias aidant notamment la FAO à promouvoir l’objectif Faim zéro.  
 
Initiative Main dans la main ‒ Fondée sur des éléments factuels, pilotée par les pays et prise en main par ceux-ci, l’Initiative Main dans la main, qui a été établie par la FAO, adopte l’approche de l’appariement, lequel permet d’accélérer la transformation de l’agriculture et le développement rural durable pour éliminer la pauvreté (ODD 1) ainsi que la faim et la malnutrition sous toutes ses formes (ODD 2). L’appariement peut consister à attirer de nouveaux donateurs ou des investissements du secteur privé et à déceler les lacunes qui nécessiteraient, pour obtenir les résultats souhaités, une coopération étroite entre les entités du secteur privé, les gouvernements nationaux et les partenaires du développement. L’Initiative Main dans la main cible les plus démunis des pays les plus vulnérables dont les revenus et les capacités sont les plus faibles, de manière à exploiter pleinement le potentiel de développement de l’agriculture, l’accent étant mis sur les zones dont le potentiel agricole est le plus élevé au niveau infranational.