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Partenaires de ressources

Exemples de partenariats pour la mobilisation de ressources

Compte tenu de l'avantage relatif qu'elle présente, la FAO a l'intention d’obtenir le concours de nouveaux partenaires pourvoyeurs de ressources, qui profitent à l'ensemble des parties concernées et répondent aux priorités de ses Membres. La présente section décrit un ensemble de meilleures pratiques concernant ce type de partenariat et présente un certain nombre d’études de cas qui illustrent la manière dont la responsabilité des partenaires fournisseurs de ressources est aussi engagée dans l’alignement des contributions volontaires sur les objectifs stratégiques de la FAO. Cette responsabilité est conforme aux principes de l’efficacité de l’aide énoncés dans les Déclarations de Paris et d’Accra.

 

Des ressources groupées pour des objectifs communs: projets de coopération avec les gouvernements, programmes des Nations Unies mis en oeuvre conjointement et fonds fiduciaires multidonateurs

Des ressources groupées pour des objectifs communs: projets de coopération avec les gouvernements, programmes des Nations Unies mis en oeuvre conjointement et fonds fiduciaires multidonateurs

Une grande partie des fonds fiduciaires de la FAO entrent dans la catégorie des projets de coopération avec les gouvernements, axés sur le développement ou sur l'aide d'urgence. Ces projets sont le fruit d'un accord conclu entre plusieurs parties: la FAO; un ou plusieurs partenaires pourvoyeurs de ressources; un ou plusieurs pays bénéficiaires.

Les modalités de financement de ces projets sont les suivantes: un partenaire pourvoyeur de ressources confie des fonds à la FAO afin qu'elle assure la prestation de services d'assistance technique (définition de grandes orientations, activités normatives, formation) à un pays ou à un groupe de pays en développement.

De plus en plus, ces projets sont financés par de multiples donateurs. Cette évolution – de projets individuels financés par un partenaire unique vers de vastes programmes financés par plusieurs partenaires – constitue un fait nouveau majeur qui a des répercussions sur le mode de collaboration de la FAO avec la communauté des donateurs au niveau international et avec les pays bénéficiaires. Cette tendance qui se développe est le reflet de l'accent mis sur la nécessité de planifier sur le long terme la prestation de l'assistance au développement afin qu'elle donne des résultats positifs et qu’elle ait une incidence durable. La mise en commun de ressources qui proviennent souvent de fonds fiduciaires multidonateurs permet des économies d'échelle, qui entraîne une diminution des coûts de transaction par dollar investi. Lorsque des ressources se sont destinées à des opérations exécutées par plusieurs entités, elles sont allouées dans le cadre de programmes mis en oeuvre conjointement.

Exemple

Les programmes conjoints des Nations Unies reposent sur des mécanismes de financement multidonateurs, mis sur pied lorsque des entités du système des Nations Unies, ainsi que des partenaires nationaux et des donateurs, considèrent qu’il est plus efficace et efficient de regrouper leurs efforts et leurs ressources autour d’un plan de travail et d’un budget communs. La plupart des programmes des Nations Unies mis en oeuvre conjointement et des fonds fiduciaires multidonateurs sont administrés par le Bureau du PNUD chargé des fonds fiduciaires multidonateurs, notamment ceux du Fonds pour la réalisation des objectifs du Millénaire et du « Guichet de financement élargi » pour l'Initiative « Unis dans l'action ». Ce dernier, en particulier, fournit des ressources pour appuyer les processus de programmation conduits par les pays afin d’aider les équipes de pays des Nations Unies à agir de manière collective. En 2010, la part de la FAO dans le fonds « Unis dans l’action » représentait 12 pour cent du total (1,2 million d’USD). Les organisations de l’ONU ainsi que les gouvernements, la société civile et d’autres partenaires définissent des priorités conformes aux besoins des pays afin de mieux coordonner la réponse de l’ONU et la mobilisation des ressources correspondantes. Le Mécanisme pour les programmes forestiers nationaux, qui fournit des dons aux parties prenantes des programmes forestiers nationaux dans les pays en développement (l’accent étant mis sur le renforcement des capacités et le partage des informations), est financé par un fonds fiduciaire multidonateurs appuyé par trois partenaires de financement. Le programme FishCode, qui est un programme général dont le principal objectif est d’augmenter les avantages nutritionnels, sociaux et économiques procurés par les pêches et l’aquaculture, procède d’un fonds fiduciaire actuellement financé par plus de 20 partenaires donateurs – pays, Communauté européenne, Banque mondiale et autres organisations internationales.

Financements affectés de manière non contraignante pour accroître la flexibilité

Financements affectés de manière non contraignante pour accroître la flexibilité

Le Mécanisme d’appui aux programmes multidonateurs de la FAO (FMM) est un nouveau mécanisme de financement dans lequel les contributions volontaires ne sont plus liées à un programme ou à un projet spécifique mais contribuent au budget intégré de la FAO et correspondent aux quotes-parts des États Membres. Selon le partenaire pourvoyeur de ressources concerné, celles-ci sont non affectées ou associées de manière indirecte aux objectifs fonctionnels ou stratégiques. La Suède et les Pays-Bas sont les premiers partenaires pourvoyeurs de ressources à financer le FMM, leurs contributions s’élevant à 26 millions d’USD à utiliser jusqu’en 2013. Le FMM découle directement du programme pour le renouveau de la FAO, et la volonté de la Suède et des Pays-Bas de verser des montants aussi importants à ce mécanisme est le signe concret d’un regain de confiance envers l’Organisation et le processus de réforme en cours.

Des ressources en amont pour une réponse rapide

Des ressources en amont pour une réponse rapide

Le Fonds spécial pour les activités d'urgence et de réhabilitation (SFERA) est un mécanisme de financement multidonateurs non affecté. Il fournit à la FAO une certaine souplesse et des moyens financiers pour réagir rapidement aux crises humanitaires avant que les fonds des donateurs aient été levés. Il permet une participation précoce aux évaluations interinstitutions, le lancement d’activités de coordination à l’appui de tous les acteurs engagés dans le secours de l’agriculture, et la préparation en temps utile de programmes d’urgence spécifiques. Il permet aussi à l’Organisation d’acquérir des équipements de logistique et des intrants pour le lancement rapide d’activités de terrain.

Un financement local pour des priorités nationales

Un financement local pour des priorités nationales

Les gouvernements peuvent payer directement les services de la FAO lorsque les priorités sont alignées. Les accords qui entrent dans le cadre du Fonds fiduciaire unilatéral sont conclus entre la FAO et un pays bénéficiaire. Les modalités de ce financement permettent aux pays en développement de bénéficier des compétences techniques de l’Organisation par le biais de fonds qui sont alimentés entièrement par les pays bénéficiaires eux-mêmes, soit par des ressources nationales, soit par des prêts, des crédits ou des dons accordés par des institutions financières internationales, ou encore au moyen de contributions de donateurs bilatéraux négociées à l’appui des activités de la FAO.

Exemple

À la demande du Gouvernement du Népal, la FAO a commencé le processus d’élaboration du Cadre de programmation par pays qui, dans une phase initiale, prévoyait d’aider le gouvernement à définir ses priorités nationales en matière de développement du secteur agricole à moyen terme. Les processus et les documents relatifs au cadre de programmation et aux priorités nationales ont joué un rôle central dans l’élaboration des diverses propositions soumises par les partenaires pourvoyeurs de ressources. Une proposition de financement a été soumise au Fonds fiduciaire du Programme mondial pour la sécurité alimentaire et l’agriculture. Elle a été préparée en partenariat avec le Gouvernement du Népal et ses partenaires de développement (dont la FAO), sur la base des priorités nationales. Le Gouvernement du Népal compte sur les millions de dollars que pourrait apporter ce financement pour améliorer la sécurité alimentaire des ménages dans certaines régions grâce à un accroissement de la productivité de l’agriculture et des capacités d’utilisation des denrées alimentaires. En outre, la FAO, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et le Programme alimentaire mondial, a également préparé et soumis une proposition de projet à Agence des États-Unis pour le développement international afin d’obtenir des fonds pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les revenus des ménages ruraux pauvres.

De nouveaux partenariats pour la FAO

De nouveaux partenariats pour la FAO

La base des ressources et des financements de la FAO s’élargit et se diversifie, par le biais notamment de partenariats avec le secteur privé et des fondations, et au moyen, par exemple, du Programme de coopération décentralisé avec les autorités locales.

Exemples

Appui du secteur privé: Un cas intéressant de partenariat avec une société privée est celui conclu avec Accor Services, qui est une société de premier plan spécialisée dans les produits et services prépayés comme les titres restaurants et les chèques emploi-service pouvant servir, par exemple, à la garde des enfants. Cette société a établi un partenariat avec la FAO pour évaluer la faisabilité d’un programme de tickets assurant la traçabilité des subventions pour les engrais. Au Mali, ce programme est appelé « Ticket Agri ». En l’espèce, c’est Accor qui a pris l’initiative de contacter la FAO. La contribution apportée par le parrainage était modeste, de l’ordre de 50 000 EUR, mais les deux parties ont tiré des avantages mutuels de ce partenariat.

Coopération décentralisée: Grâce au partenariat entre les villes de Milan et de Dakar, la FAO a fourni une assistance à 4 000 résidents urbains, la plupart des femmes, au titre de l’aménagement de micro-jardins dans les zones à faible revenu proches de Dakar (Sénégal). Le projet, financé conjointement par le Ministère italien des affaires étrangères et la ville de Milan, a remporté en 2008 le Prix de Doubaï des meilleures réalisations pour l'amélioration du cadre de vie, décerné par ONU-Habitat.

Contributions en nature

Contributions en nature

L’exécution du programme ou du projet peut être aidée de contributions en nature (ressources humaines, biens ou services) qui viennent s’ajouter aux ressources financières.

Exemples

Le Programme des cadres associés (APO): Le Programme APO (aussi appelé Programme des jeunes cadres) attire des jeunes du monde entier qui ont fait la preuve de leur attachement au développement et ont obtenu d'excellents résultats universitaires et professionnels. Les cadres associés ont la possibilité de se familiariser avec le développement international et d'acquérir de l’expérience en la matière sur le terrain. En outre, ils contribuent à l'accomplissement de la mission de la FAO, à savoir bâtir un monde débarrassé de la faim. À l'heure actuelle, des cadres associés et des jeunes cadres de plus de 30 pays participent à l'exécution de divers projets de développement sous l'égide de la FAO.

Coopération Sud-Sud: La FAO établit des accords de coopération spéciaux Sud-Sud afin que des techniciens et des experts des pays en développement émergents puissent travailler directement avec des agriculteurs dans des pays hôtes, et partager leurs connaissances et leurs compétences. Plus de 1 400 experts et techniciens ont travaillé sur le terrain en cette qualité et la FAO s’est engagée à ce que ce type de coopération soit un élément essentiel des activités qu’elle mène au titre des Programmes nationaux pour la sécurité alimentaire (NPFS). L’impact de l’appui technique fourni aux NPFS et aux programmes régionaux pour la sécurité alimentaire (RPFS) est démultiplié lorsque l’on fait un usage plus stratégique des possibilités de la coopération Sud-Sud, qui permet notamment de servir un grand nombre de personnes pour un coût relativement modeste et avec la technologie appropriée. La FAO s’oriente actuellement vers des alliances stratégiques avec certains pays en matière de coopération Sud-Sud afin d’appuyer les NPFS et les RPFS. L’accord conclu en mars 2010 avec la Chine en est un exemple récent. Cet accord porte sur l’établissement d’un fonds fiduciaire de 30 millions d’USD visant à appuyer la coopération Sud-Sud dans certains pays. D’autres accords conclus dans le cadre d’alliances stratégiques ont été signés avec l’Indonésie et l’Argentine et sont en discussion avec l’Inde et le Maroc.

Biens et ressources: En réponse à l’appel éclair de l’ONU en faveur des victimes du tsunami et du tremblement de terre qui s’est produit dans l’océan Indien, le Gouvernement de la République populaire de Chine a fait un don de 2 millions d’USD (1,6 million d’USD en nature et 400 000 USD en espèces) à la composante FAO de l’appel, sa première contribution à un programme d’urgence de l’Organisation. La FAO a donc fourni divers équipements de pêche – des moteurs et du matériel pour reconstruire les bateaux endommagés, des filets et des conteneurs réfrigérants – afin d’aider les pêcheurs et les communautés qui bénéficient de son aide à reprendre leurs activités et à assurer la sécurité alimentaire des populations. Dans de nombreux cas, les contributions en nature ont réalisé l’objectif consistant à « Reconstruire en mieux » car elles ont fourni aux pêcheurs de nouveaux équipements qui leur ont permis de dépasser les niveaux de productivité qu’ils atteignaient avant le tsunami.