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Renverser la tendance en investissant dans l’agriculture traditionnelle aux Îles Cook


Le Mécanisme de soutien au programme pluripartenaire de la FAO stimule les investissements dans le secteur agroalimentaire

28/06/2016 - 

28/06/2016 - Qu’est-ce qui a poussé Tini Jack et son conjoint Gelling, un couple des Îles Cook, à abandonner des postes confortables dans l’administration avec des salaires garantis pour planter des aliments de base ? Ils ont eu l’occasion de créer une entreprise florissante.

De nos jours, le secteur agroindustriel des Îles Cook présente un potentiel élevé de développement qui répond spécifiquement à une demande largement insatisfaite du marché.

Pendant des décennies, les agriculteurs ont quitté leurs terres pour le secteur tertiaire. À l’heure actuelle l’agriculture est encore en grande partie de petite échelle. Ces tendances ont conduit à une chute préoccupante de la production agricole, à l’incapacité d’approvisionner les marchés nationaux à des prix compétitifs et à une forte dépendance vis-à-vis des importations alimentaires.

Mais les choses sont en train de changer. Les conditions géoclimatiques des îles sont telles que la plupart des fruits et des légumes tropicaux qui sont actuellement importés à des prix élevés pourraient être produits par des petits exploitants agricoles locaux, insufflant ainsi un nouveau dynamisme à l’agriculture et créant des emplois. Il est cependant nécessaire d’effectuer des interventions ciblées pour permettre au secteur agroalimentaire de petite échelle d’accéder à des ressources financières et de fournir des produits de qualité supérieure.

La FAO met en œuvre un projet avec la Chambre de commerce dans le but de renforcer le secteur en proposant une assistance technique, un accompagnement professionnel et des subventions qui correspondent à la contribution financière des bénéficiaires. Le but est de transformer l’agriculture en un secteur favorable aux investisseurs locaux et étrangers.

Le projet est soutenu par le Mécanisme d’appui de la FAO aux programmes multidonateurs (FMM). Le FMM a été créé en 2010, en tant que nouveau mécanisme de financement pour les partenaires désireux de contribuer aux activités de la FAO par le biais de financements sans affectation ou légèrement réservés. Le FMM se distingue de l’approche courante basée sur un projet par son approche programmatique qui soutient directement le Cadre stratégique de la FAO (2010-2019). Au fil des ans, la Belgique, la Coopération néerlandaise, les Pays-Bas et la Suède ont apporté un soutien attentif au FMM et des contributions dont le montant dépasse 60 millions d’USD.

Le FMM permet à  la FAO d’augmenter la quantité d’investissements responsables dans des systèmes agroalimentaires efficaces et inclusifs qui renforcent les capacités des communautés locales à mobiliser des investissements alignés sur l’Objectif stratégique 4.

Aux Iles Cook, la FAO a posé les bases qui ont contribué à impulser de nouveaux investissements dans le secteur agroalimentaire. Onze entreprises agroalimentaires (vergers tropicaux, centres de transformation, fermes biologiques, serres) ont été créées à travers un mécanisme de petites subventions de contrepartie financées par le FMM et 24 entreprises agroalimentaires ont été renforcées grâce à des formations et un accompagnement professionnel.

Tini et Gelling ont bénéficié du soutien de la FAO. Ils plantent maintenant des papayes, du manioc, des ananas, de la colocase, des pommes cannelle, et des bananes. Ils possèdent une orangeraie de 200 arbres et ont planté 100 cocotiers qui devraient produire un revenu annuel de 15 à 20 000 USD. Ils ont également étendu leurs opérations au commerce en gros à travers lequel des produits tels que la papaye et les noix de coco sont vendus aux commerçants et aux détaillants.

Une partie du succès de Jack est attribuable aux connaissances techniques et aux compétences acquises durant le projet. Ils ont appris comment répondre à la demande du marché et peuvent maintenant déterminer quelles parcelles de terre sont les mieux adaptées à telle ou telle culture; ils ont également l’intention d’alterner les cultures. Pour contrôler les mauvaises herbes ou la végétation, ils ont acheté une tondeuse autotractée grâce au soutien de la FAO, et réussissent maintenant à désherber en une journée plutôt qu’en une semaine.

L’augmentation des volumes de production et de ventes leur permettra éventuellement d’attirer des investissements supplémentaires pour leur entreprise et de faire participer leurs filles à leurs activités, créant ainsi de nouveaux emplois pour d’autres jeunes dans l’île.