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Appui aux politiques et gouvernance
©FAO/Pakistan

Réduction des risques de catastrophe

Entre 2005 et 2015, les catastrophes ont coûté la vie à plus de 700 000 personnes et privé de domicile environ 23 millions d’individus. La perte économique totale s’est élevée à plus de 1,3 billion de dollars.

Réduire les risques et renforcer la résilience

Les communautés rurales pauvres sont particulièrement vulnérables aux risques et aux catastrophes, qu’ils soient d’origine naturelle (ouragans, tsunamis, sécheresses, inondations, séismes) ou imputables aux activités humaines (par exemple, troubles civils).

Le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015–2030, qui prône une approche intégrée axée sur les personnes, guide l’action de la FAO en ce domaine.

La FAO centre son action en matière de politiques sur les points suivants : amélioration de la gouvernance du risque dans tous les secteurs (notamment l’agriculture), amélioration de l’information et des réseaux d’alerte, renforcement des institutions agricoles et de l’investissement dans l’agriculture, renforcement de la résilience des ménages et des communautés, promotion du développement de capacités en matière d’identification et de diffusion élargie de technologies et de bonnes pratiques adaptées à chaque contexte, renforcement de la capacité à préparer la réponse et la reconstruction, application du principe Reconstruire en mieux.

Messages clés

  • Le nombre des catastrophes, notamment liées au climat, est en nette progression et leur impact augmente de manière significative. L’application systématique de politiques et de pratiques de réduction des risques de catastrophe, notamment au niveau local, permettrait d’éviter les catastrophes à petite et grande échelle et d’en atténuer les conséquences.
  • Des études ont montré que les mesures de réduction des risques de catastrophe qui permettent d’éviter dommages, pertes et dépenses rapportent quatre fois plus qu’elles ne coûtent. Il est crucial que tous les pays renoncent aux réponses réactives héritées du passé au profit d’actions et d’investissements préventifs plus proactifs, comme convenu dans le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe.
  • Entre 2003 et 2013, le secteur agricole des pays en développement a encaissé 22 % du total des dommages et des pertes imputables aux risques naturels. Il est indispensable d’intégrer la réduction des risques de catastrophe dans les plans de développement agricole sectoriels (et l’agriculture dans les plans de réduction des risques de catastrophe) ainsi que dans les stratégies de développement socioéconomique. Cette intégration est essentielle pour réduire la vulnérabilité et renforcer la résilience des moyens d’existence, des systèmes agricoles, des écosystèmes et des infrastructures dans le but d’atténuer les risques et de limiter les dommages et les coûts entraînés par de futures catastrophes.
  • Les politiques doivent tenir compte du rôle de « tampon » joué par l’agriculture en périodes de crise. Celle-ci absorbe en effet les chocs aux niveaux macro ou micro économiques et environnementaux. Le maintien de l’accès à la nourriture et aux moyens d’existence pendant et après les catastrophes et le renforcement progressif de la résilience des populations touchées dépendent de façon cruciale de l’agriculture. L’affectation des ressources budgétaires doit elle aussi tenir impérativement compte de ces fonctions.
  • La réduction des risques de catastrophe et l’adaptation au changement climatique sont étroitement liées. Dans l’agriculture, il convient de les traiter de manière intégrée. Les catastrophes ralentissent la marche vers le développement durable. La réalisation des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 dépend de leur prévention ou de leur atténuation.

Ressources mises en avant

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