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Passerelle sur l’aviculture et les produits avicoles

Marchés et commerce

La production avicole va des petits systèmes familiaux, qui soutiennent les moyens de subsistances et approvisionnent les marchés locaux ou de niche, aux entreprises industrielles de grande taille. Ces dernières alimentent habituellement les chaînes de valeur intégrées, tandis que les petits systèmes familiaux, souvent caractérisés par une faible production, vendent leurs produits par l’intermédiaire de réseaux commerciaux informels.

Les prix des produits avicoles peuvent varier sensiblement, influencés par les caractéristiques saisonnières (par exemple des prix plus élevés pendant les périodes de fêtes), les coûts de production et la concurrence d’autres produits. Les coûts de production sont très volatils et peuvent varier considérablement d'une région à l'autre. Ils sont basés en grande partie sur les caractéristiques du produit final (par exemple la viande de haute qualité demande plus de temps pour être produite, ce qui signifie des coûts plus élevés) ainsi que sur les prix des aliments pour volailles (principalement des céréales), sur les conditions climatiques et les lignées génétiques utilisées. Les volailles coûtent généralement moins cher que les autres viandes car elles sont plus efficaces en matière de conversion alimentaire.

Dans la plupart des pays, la production avicole est principalement destinée à la consommation intérieure, toutefois le commerce international augmente. La plupart de la viande de volaille disponible sur le marché mondial provient des grands producteurs commerciaux spécialisés. Les principaux importateurs de viande de volaille sont les pays en développement, où les découpes de qualité inférieure bon marché, telles que les ailes, les parties inférieures des pattes, les cous et les abats sont vendus à la pièce rendant ainsi la viande de poulet plus accessible pour le consommateur moyen. En revanche, les consommateurs dans les pays développés ont tendance à acheter des poitrines et des hauts de cuisse de poulet, et dans une moindre mesure des pilons. 

Les produits à base de viande de volaille sont habituellement exportés surgelés. Le commerce international des œufs est relativement faible par rapport à celui de la viande de volaille, principalement parce qu'il est impossible de congeler les œufs pour les transporter sur de longues distances. Les trois catégories d'exportations d'œufs sont: (i) les œufs de table en coquille; (ii) des œufs fécondés; et (iii) les produits à base d'œuf (sous forme liquide, congelée ou séchée)

L'évolution et les dynamiques des marchés mondiaux de volaille sont souvent conditionnées par les épidémies de maladies animales et les politiques commerciales. Au cours des dernières décennies, la grippe aviaire et la maladie de Newcastle ont profondément affecté le commerce de la viande de volaille, ainsi que la mise en œuvre d'accords commerciaux. Les exigences sanitaires déterminent en fin de compte le commerce international des volailles.

Le saviez-vous?

  • Entre 1980 et 2013, le volume total des exportations de viande de volaille a été multiplié par plus de 11. Les exportations d'œufs ont presque triplé.
  • La proportion du total de la production de viande de volaille échangée sur le marché international a doublé entre 1993 et 2013.
  • La viande issue des poules indigènes se vend à un prix plus élevé, souvent 50-100 pour cent plus cher que les poulets de chair pour la volaille entière.
  • En Afrique, le principal produit issu des poules indigènes vendu sur les marchés est souvent la viande de poulet. Mais en Asie et en Amérique du Sud, les œufs sont généralement les produits les plus vendus.
  • Les États-Unis sont le principal exportateur de viande de volaille, suivis par le Brésil et les Pays-Bas. Les principaux pays importateurs sont la Chine, le Japon, l'Arabie saoudite et le Mexique.
  •  Seulement 3 pour cent de la production mondiale d'œufs sont exportés et importés.
  • Les pays les moins avancés sont de plus en plus dépendants des importations de viande de volaille. Le niveau de leurs importations est passé de 3 pour cent en 1961 à environ 30 pour cent en 2013.